REVUE BRYOLOGIQUE :

| PARAISSANT | Tous Les Deux Mois

de

Les Manuscrits doivent être écrits @: français, en latin ou en anglais.

Sind : in Euro Sr D F4 Gyroweisià Pariseer. La F + e de la PE su- Vér érience. MURS dr Ille-et-Vilaine. DE ILIBERT,—Biblio- Bibliographie.

en, nu ns de. St-Rivoal, |

the rig e rea most interesting additic Er

cause it forms a proper peculiar subgen F HD I per in BraITHwaITE , the Sphagnacea or Peal-Mosses of Europe nd North-America (1880), pp. 30 and 85, called Hemitheca, ery distinct from all other Sphagna by : plants of peculiar habit, somewhat resembling thai of Æypnum sormentosum or amineum , firm, slender and elongated ; branches lateral, itary or sometimes in pairs, ghort , distent, slender, bclavate, obtuse, arcuato-decurved ; leaves and perichætial ovate-oblong, obiuse, all with very large and in- ed chforophyllose cells, and densely and very broadly hyaline cells, porose only at the top of the the leaves ; theca very small, after the fall of hemispherical , videmouthed , resem-

À REVUE BRYOLOGTQUE,

type of the species once in New Jersey by the deplored Co F. AUSTIN. ; Perhaps it will be allowed lo me to give the history of :

SPHAGNUM PYLAIEI.

Sph. Pylaiei Brin. Bryol. univ., 1, Sappl., p. 749, n. 19. (1827). Suzz. le. musc., pp. 12 et 13, n. 16 (1864), et Suppl, p. 15 (1874). S. L. Musc. bor.-am., 2 ed., p. 4,

nn. 6 et 7 (1865). Aust. Musc. bor. appal., p. 7, n. 23 (1870). BraïTx. Sphag., pp. 30 et 85, 19 (1880).

Sph. cymbifolium forma juvenilis C. Muzz. Synops. , 1,

p. 92 (1848). Sph. sedoides var. ? Suzz. in A.-GRay. Man. Bot. U. S., ed., p. 612 (1856) |

5: Delln.

BRaiTaw, Sphagn,, tab, 28. Suzc. Ic. musc., tab. 6, et Suppl., tab. 6.

Exsicc,

AusT. Musc. appal., 23. S. L. Muse. bor.-am. , ed. ,

nn, 6 et 7.

Var. f. SEDOIDES ( Brid. ) Aust. Sph. sedoides Brin. Bryol. univ., 4, Suppl., p. 750, 21

(4827). Suuz. Muse. allegh., p. 50, n. 208 (1846); in A.-GRay. Man. Bot. U. S.,2 ed., p. 612, 8 (1856); Ic. . musce., pp. 11 et 15, n. 15 (1864). S. L. Musc. bor.-am.,

2 ed., p. 4, n. 5 (1865). Ling. in Act. soc. scient. fenn,, 10, p: 96 (1871). |

ie | forma juvenilis C. Muzc. Synops., 1, p. 92 (1848).

Sph. subsecundum J. Lance in F1. dan. , 16, fase. 46, p. 17, p. p. (1867). |

Sph. Pylaiei var. sedoides Aust. Musc. appal. , p. 7, n. 24 (1870). PLEEE Sphagn. , p. 86 (1880).

D,

Brarruw. Sphag , tab. 98, fig. 6. FL. DAN. , 16, fasc. 46, tab. 2754, figg. 6 et v. Suzz. Ic. musc,, tab. 6. cc,

Aus. Musc. appal., n. 94. S. L. Musc. bor.-am., 2 ed. , n. à. SuLL. Muse. allegh., 208, . Bripez has also 1. c. p. 751 given a variety of his Sp4.

sedoides , namely var. $ prostratum (Sph. prostratum La Pys

Mss.) : « caulibus prostratis divisis superne rarmulosis » with the habitat : in Armoricæ occidentalis mmterioris turfosis palu- dosisque depressis inter montes Arrées ad pedem montis St- Michel prope Châteaulin , rarissime. » |

May this form perhaps be the same as the plant collected

REVUE BRYOLOGIQUE. 3

d by M: Camus ? Or is it the type of the species? A question * which can be setiled only by the inspection of an authentié specimen (1). Continued, p. 14. Helsingfors, 1881, nov. 96. S. O. LiNDBERG.

Gyroweisia acutifolia {species nova ).

Le genre Gyroweisia, tel qu’il a été établi par Schimper, se distingue des genres voisins par le développement consi- dérable de son anneau, et aussi par la différence sensible des feuilles caulinaires et des feuilles périchétiales; ces deux caractères le rapprochent du genre Leptobarbula, dont il est

d’ailleurs séparé par la structure du péristome. Un troisième caractère, indiqué par Schimper, résulterait de la forme obtuse des feuilles, et ce caractère est, en effet, bien marqué

dans les deux espèces signalées jusqu'ici, le Gyroweisia tenuis et le Gyroweisia reflexa. J'ai récolté le Gyroweisia tenuis, il y a déjà quelques années, dans une vallée du Luberon, près d’Apt. Dans cette espèce, les feuilles des tiges stériles, de même que les feuilles inférieures et moyennes des tiges fertiles, sont

toujours linéaires, nullement rélrécies dans leur partie supé- rieure, très-obtuses, le contour terminal formant exactement un demi-cercle, Les feuilles périchétiales, ovales et dilatées à la base, se rétrécissent dans leur moitié supérieure, de telle sorte, cependant, que le sommet demeure souvent obtus, et même, quand il est un peu acuminé, ne présente jamais de pointe aiguë. Dans le Gyroweisia reflexa, que j'ai observé à Alger, les feuilles caulinaires sont aussi obtuses et arrondies au sommet, et les feuilles périchétiales plus obtuses que dans le Gyroweisia tenuis, ;

Mais j'ai trouvé récemment en Suisse, près de Bex, une espèce qui, tout en se rattachant évidemment aux deux pré- cédentes, s’en distingue au premier abord par la forme de ses

feuilles. Dans les tiges stériles elles sont très-petites, comme dans la partie inférieure des tiges fertiles elles _ deviennent plus grandes, ces feuilles sont toujours étroite-

ment et régulièrement acuminées, et elles se terminent par

une pointe aiguë, finement dentée. Les feuilles périchétiales sont encore plus fortement dilatées que dans les espèces voisines ; leur moitié inférieure est très-large, formée d’an tissu plus lâche, avec une nervure moins distincte ; dan partie supérieure, elles se rétrécissent graduellement ju

es ne

4 REVUE BRYOLOGIQUE. sommet, qui est aussi aigu el denticalé. Ouire ce caractère, qui est le plus saillant, celte espèce se distingue encore du Gyroweisia tenuis par la forme de sa capsule, qui est avale, épaisse et courte, parfaitement dressée et symétrique ; l’oper- cule forme un cône acuminé, très-régulier, unicolore et ter- miné en une pointe fine. Dans le Gyroweisia tenuis, la capsule est plus allongée et plus étroite, moins régulière ; l’opercule est surmonté d’un bec court, mais bien dislinct par sa direc- tion oblique et sa couleur plus pâle. Ces deux espèces sont, d’ailleurs, également dépourvues de péristome, et elles ont un anneau semblable, très-élevé, formé d’un grand nombre de cellules de grandeur médiocre disposées sur plusieurs rangs. Le Gyroweisia reflexa, an contraire, présente toujours des dents très-visibles, et son anneau se compose de cellules plus grandes. Enfin, dans le Gyroweisia acutifolia, les spores sont plus petites et moins papilleuses que dans le Gyroweisia tenuis.

Notre plante est dioïque comme ses deux congénères; les fleurs mâles terminent de petiles tiges qui constituent des groupes séparés des tiges femelles. La forme de la coiffe m'a paru remarquable : elle se compose, dans la plus grande partie de sa longueur, d’un tube entier et cylindrique, et c’est seulement à sa base qu’elle présente une fente courte, de telle sorte qu’elle couvre à peine l’opercule et tombe très- facilement.

J'ai trouvé cette espèce nouvelle dans la vallée de l'Avançon, au-dessus de Bex, au fond de la gorge de Sublin ; elle croil par petites louffes ou même en tiges isolées sur les rochers calcaires, avec le Gymnostomum calcareum et une variélé du Seligeria pusilla. Les fructifications étaient mûres et en bon état vers le milieu du mois d’août,

PHILIBERT.

| La Flore Bryologique de la Toscane supérieure.

M. le marquis Bottini et M. Fitz Gerald ont publié, dans le Nuovo Giornale Botanico Italiano, vol. XIil, un très- intéressant mémoire concernant la flore bryologique du bassin des fleuves Serchio et Magra en Toscane.

_ On y trouve l’énumération de 369 espèces dont les plusé rares ont été cilées dans la ÆRevue (1884, p. 51) et la des-

_ cription d’une espèce nouvelle déterminée par M. Breïdler. Sa description, rectifiée en quelques points, suivant mes observations, est à peu près comme suit : D.

_ Æypnum Bottinii. Cæspites laxe i lutescenti-virides, subnitidi. Caulis tenuis repens, irregu

ntricati, pallide et.

REVUE BRYOLOGIQUE. ù

lariter ramosus et subpinnatim ramulosus, ramuli pro more decumbentes. Folia mollia subdistiche complanato-patentia, rarius arcuato-secunda , siccitate flexuosa, passim longitu- dinaliter plicatula, ex insertione angustata haud decurrente ovato et oblongo-lanceolata, sensim tenui-acuminata, margine binc atque illinc recurva, integerrima vel apice serrulata, costa gemella brevis tenuis; retis areolæ anguste rhom- boides-lineares , subflexuosæ , basilares latiores et breviores. Paraphyllia pauca, brevia , filiformia. Flores monoici, gem- mulæ masculæ minutæ, plerumque adgregaiæ in proximitate - gemmulæ femineæ, antheridia paraphysata. Perichætium in ramulo brevi radicante polyphyllum ; folia interiora pallida, tenuia, laxe erecto-patenba, elongato-lanceolata , sensim longe et tenuiter acuminata , exsulcata et fere ecostata. Capsuia in pedicello tenui, siccitate dextrorsum torto-cernua, collo tumido suffulta , parvula, ovato-cylindrica, leniter in- curva , sicca sub ore coarctata , cellulæ epicarpicæ rotundatæ parvæ, anulus indistinctus ; operculum convexo-conicum. Peristomii dentes lutescentes, processus in carina anguste rimosi, pallide lutei, cilia non appendiculata. Sporæ 0,012- 0,016 mm. +

Hab, In paludibus turfaceis Piagetta di Massaciuccoli prope Viareggio, Etruria, alt. 10", fructificat vere.

M. le marquis Bottini a eu l’obligeance de me commu- _niquer de nombreux échantillons de son Hypnum, qni est vraiment frappant, À la première vue j'aurais cru avoir devant moi une forme plus robuste du Plagiotheeium tur- fosum (Lindberg) Schp. Syn. ed. IL, mais la ressemblance avec celte espèce n’est que superficielle. En réalité, avec un examen plus détaillé, on y trouve des différences essen- tielles. en ee or

M. Breidler range l'espèce en question dans le genre Hypnum, mais on peut douter de l'exactitude de cette

classification, Je veux bien admettre que les limites du genre

Plagiotheciom , ainsi que l’a conçu M. Schimper, ne sont pas toujours bien prononcées ( car les espèces de ce genre que M. Lindbcrg a désignées sous la dénomination Isopte- rygium peuvent aisément comprendre aussi l'Hypnam pra- _ tense, que les autres auteurs ont laissé incontestablement dans le genre Hypnum); mais l’espèce découverte par - M. Bottini est, à mon avis, bien loin de donner lieu aux doutes qui concernent l'Hypnum pratense.

» Sur

arrive

6 REVUE BRYOLOGIQUE.

La courbure dans un sens des feuilles, qu’on voit quel- quefois dans l’une ‘ou l’autre branche, ne me semble pas décisive , car on voit des Plagiothecium incontestés qui ont les feuilles courbées ; leur consistance lâche » qui fait pa- raître dans les feuilles desséchées des plis longitudinaux, comme on voit généralement dans plusieurs Plagiothecium , sert à mieux déterminer le caractère générique de la plante. Les fleurs mâles enfin, disposées comme on les trouve dans les espèces monoïques du genre Plagiothecium , c’est-à-dire petites et nombreuses à proximité de la fleur femelle , con- firmen! encore plus clairement que l'espèce en question n'est pas un Hypnum,

La capsule, courbée en are et d’une couleur foncée, a bien en cela quelque chose d’étrange pour un Plagiothecium, mais la même chose se voit dans la capsule des Plagio- thecium silesiacam et Mühlenbeckii.

Toutes ces considérations concourent à me confirmer dans l’opinion que la mousse de M. Bottini est beaucoup mieux placée dans le genre Plagiothecium, dont elle a tous les caractères attribués par M. Schimper, que dans le genre Hypnum.

Dans la description de son Hypnum, M. Breidler fait mention de la disposition des cellules de la coiffe en disant : Calyptræ cellulæ spiraliter dispositæ, Cette indication, à vrai dire, m'a frappé : car les Hypnacées de l’Europe n’ont jamais dans la disposition des cellules de la coiffe quelque chose de semblable à l’opercule d’une Barbula, et en effet je croyais trouver une telle disposition lorsque je lisais la phrase ci-dessus; mais en réalité, après avoir vu deux coiffes, jai reconnu qu’il ne s’agit que d’une inclinaison

Presque insensible des cellules dans le tiers supérieur , chose que j'ai déjà observée avec le même degré dans la coiffe d’autres espèces de la même section des Hypnacées, et c'est pour cela que j'ai cru devoir omettre dans la description l'indication de M. Breidler concernant la coitre,

VENTURI.

Mousses et Hépatiques d’Ille-et-Vilaine. Par l’abbé DE LA GODELINAIS (Suite).

MADOTHECA,

1. M. lævigata Dum, Sur les pierres et les rochers : Beau- fort-en-Plerguer, entre Rochebonne et St-Ideuc près St- Malo.— A, R. et St. a

2 M. platyphylla Dum. C, C. et St. |

REVUE BRYOLOGIQUE, 7

3. M. platyphylloidea Dum. Sur les troncs d'arbres : forêt de Villecartié (G.).—R. R. et St. : 4. M. porella Nees. Sur les pierres et les rochers, dans les rivières ou sur leurs bords. A, C., St,

LEJEUNIA,.

4. L. serpillifolia Libert. Sur les pierres, les rochers non loin des cours d’eau.—Fougères, le long du Nançon, Bourg- des-Comptes, les Nétumières près Vitré, etc. P. C. et St.

2. L. inconspicua de Not. —Sur les troncs de différents arbres. La Quémerais en Pont-Réan (G.). La retraite à Redon. R.

FRULLANIA.

4. F. dilatata Nees.—C. C. et fert. 2. F, tamarisei Nees. C. C.— On le trouve dans la forêt de

Fougères, avec des périanthes stériles.

FOSSOMBRONIA.

1. F. pusilla Nees. Sur la terre argileuse des haies et des champs en friche.— C, |

PELLIA, EE cpiphyt Nees. C, C. 2. P, calycina Nees.— Champs tourbeux dits : les Bolteriaux, près St-Jacques, fertile (G.).—R. R, Avril,

BLASIA,.

4. 2: pusilla Nees. Sentiers sablonneux et humides de la forêt de Fougères ; forêt de Villecartié (G.).—R. etSt.

ë ANEURA.

1. À. pinguis Dum. Sur la terre humide et graveleuse, au * bord des rigoles et des ruisseaux.— A. C. avec la var. den- ticulata Nees.—Var. angustior Hook.— Forêt de Fougères.

2. À. multifida Dum.— Bords des ruisseaux, des sources, des rigoles, ete. A. C. mais souv. St.

_3. À. pinnatifida Nees. Sur les pierres et les bois, dans les *. _ ruisseaux : forêt de Fougères, non loin du Pont-aux-Anes. * R ot St | | nn METZGERIA. : ie 1. M. furcata Nees.—C. sur les troncs d'arbres. —St

Ne REVUE BRYOLOGIQUE.

. ete., dans les serres. St. mais constamment avec des cupules semilunaires, quelques capsules sur les talus du ruisseau, à Sl-Jacques (G.).

MARCHANTIA,

4. M. polymorpha L. Prairies marécageuses, rochers hu- . mides, sur le pavé des cours peu aérées, etc.—P, C.— Pas _loujours fertile.

FEGATELLA,

1. F, conica Corda. Bords des rivières, sur les murs des moulins, etc. —P. C. et St,

REBOULIA.

4, R. hemisphærica Raddi. Sur la terre des haïes et es M _ rochers. —A, Q ct fert. : ;

TARGIONIA.

1. T: michelit Corda. Sur la terre des haies et des murs, C.

ANTHOCEROS.

4. A. punctatus L. Sur la terre argileuse des champs. si Fougères. —R. or

2 A. lœvis L. Sur la terre humide des rigoles, ete, C. SPHÆROCARPUS, :

4 S. terrestris Sm.— Sur la terre fraîche.— Le Grand-Breil, près Rennes (G.); Redon, bords dun canal de Brest, —RR,

RICCIA.

4. À. glauca L, C. sur la terre argileuse des champs. J'ai reaconiré les var. major Lindenb. et minima Lind. - . Obs. J'ai reçu de M. Gallée, sons le nom de R. minima, ét sans - indication d'auteur, une plante stérile récoltée au Mont-Dol. Je ne peux y voir que le R, glauca avec les bords des frondes

Hs ds relevés dans la partie supérieure. Wa 7 2. R. ciliata Hoffm, Indiqué dans l’Ie-et- Vilaine par

ee M. Gallée, m'est inconnu, ; un

3. R. Bischoffii Huebn. Lande de Taylé, au côté sud , à la limite du bois de Laillé et du Boyle à la route de Laillé,

. sur une étendue de plus de 4,500" (G.), —RR. . à 4. À. nigrella De C. Lande de Laillé (GRR Se 0

5. À. crystallina L. Sur la vasé, au bord de l'étang de Vial, 4." prés Redon, na :

GR naamsL, Châteauneuf (G. ) ; DR

REVUE BRYOLOGIQUE. 9-

7. R. Huebeneriana Lind, Grand étang de Fayelle, près Châteaubourg (G.). AS

8. R. fluitans L. A.C. dans les eaux stagnantes. Var. canaliculata, sur la vase abandonnée par l’eau.

DE La GODELINAIS.

Sur lOrthotrichum Shawii.

L'Orthotrichum Shawii Wilson et Schimper est anne espèce rare , qui, à ce qu’il semble, n'avait été observée jusqu'ici qu’en Ecosse : les indications de M. de Notaris, dans son Epilogo, se rapportent à une autre forme, l'Orthotrichum Franzonianam, que M. Venturi considère comme une simple variété de l’Orthotrichum Sturmii. ; - J'ai récolté d’assez nombreux exemplaires du véritable Orthotrichum Shawii, au mois de juillet deruier , dans les montagnes de Corse, près de la Foce de Vizzavona. Il existe là, à une altitude de 42 à 4,500 mètres, de grandes forêts de hêtres, dont les troncs sont couverts d'une muitis . tude d’orthotrichs. On y reconnaît quatre espèces diffé- rentes : l’Orth. stramineum , qui est très-abondant ; l'Orth. Jeiocarpum, en plus petite quantité; de nombreuses variétés des Orth. rupestre et Sturmi, croissant indifféremment sur les rochers et sur les arbres ; et enfin on rencontre de temps en temps l’Orth. Shawiü. Lorsque la capsule est en- core munie de son opercule, il n’est pas très-facile de Re _ distinguer des Orth. rupestre et Sturmi, auxquels il est _ mêlé ; mais, après la chute de l’opercule et la dispersion des spores , il se reconnait aisément à sa capsule lisse et large- ment ouverte, de couleur pâle, nullement plissée ni con- tractée par la sécheresse, mais, au contraire, légèrement dilatée vers son milieu ,. en forme de petit tonneau, el Surtout aux dents du péristome , qui se recourbent progres- sivement en dehors, de manière à venir toucher à la fin le bord extérieur de la thèque. Par ce caractère, comme l'a très-bien remarqué M. Venturi, cette espèce s'éloigne à la fois des Orth. rupestria, les dents demeurent dressées _étalées à l'élat sec, et des Orth. affinia, dans lesquels les

arpum et

40 REVUE BRYOLOGIQUE.

rupestre et Sturmii ; les feuilles sont plus fortement révo- lutées sur les bords, moins papilleuses. Les fleurs mâles forment de petits bourgeons axillaires dans le voisinage des fleurs femelles ; elles contiennent une douzaine d’anthéridies sans paraphyses ou quelquefois avec une ou deux para- physes. La capsule, toujours immergée dans les feuilles périchétiales, est obovée, régulièrement atténaée à la base en un col court, sans pédicelle bien distinct, et s’arrondis- sant graduellement au sommet jusqu’à l'ouverture, dont le diamètre est ainsi plus petit que celui de la partie voisine. Il y a toujours au péristome 16 dents bien distinctes, laissant même entre elles, sauf à la base, des intervalles marqués ; ces dents sont blanchâtres, acuminées, très-opaques, cou- vertes de grosses papilles ; le péristome interne est presque toujours nul ; à peine peut-on distinguer dans quelques capsules deux ou trois cils rudimentaires, qui n’alteignent pas le quart de la longueur des dents.

Dans les exemplaires d’Ecosse , que M. Venturi a observés, la capsule était absolument dépourvue de stries ; et, en effet, c'est aussi ce que j'ai constaté dans la plupart des exemplaires de Corse : la membrane capsulaire est alors parfaitement lisse, d’une seule couleur pâle, moins épaisse et moins raide que dans l’Orth. rupestre, et elle se compose au microscope d’un tissu partout uniforme, excepté au bord de l’ouverture, les cellules deviennent plus petites. Ce caractère, cepen- dant, n’est pas absolument constant : j'ai observé quelques exemplaires dans lesquels la capsule, sans être plissée, présentait des siries assez visibles, surtout par leur colora- tion ; ces stries étaient courtes et inégales; au microscope , elles montraient un tissu semblable à celui du reste de la capsule, mais seulement d’une couleur plus foncée. Schimper, dans la description succincte du Synopsis, dit simplement que les stries sont peu distinctes (striis vix distinctis) : l’ex- pression est très-juste, si on l’entend en ce sens que les stries sont souvent à peu près nulles el quelquefois légère- ment marquées.

Il ne serait donc pas exact de dire qu’il n’y a point de tran- sition entre cette espèce et l'Orth. Sturmii : la transition existe du côté de l'Orth. Shawiüi par ces individus à capsule légère- ment striée, et elle doit exister aussi du côté de l'Orth. Sturmii; la forme que de Notaris avait appelée Orth. Franzo- nianum, et qu’il a rapportée ensuite à notre espèce , devait évidemment s’en rapprocher dans une certaine mesure.

Ce n’est pas à dire pour cela que l’Orth. Shawi ne doive pas être maintenu” comme espèce distincte. Si la théorie transformistie est vraie, on doit souveni pouvoir trouver des intermédiaires, même entre les meilleures espèces ; et, d'un autre côté, l'influence que l’hybridation a pu avoir sur la

REVUE BRYOLOGIQUE. 41

formation des espèces nouvelles n’a pas encore été assez étudiée. On pourrait soupçonner ici une hybridation entre l'Orth. Sturmii et l’Orth. leiocarpum. Mais, indépendamment de toute conjecture, l’Orth. Shawii demeure toujours nelte- ment caractérisé par les 16 dents de son péristome très- distinctes, blanches , papilleuses et réfléchies, tandis que les nombreuses formes des Orth. rupestre et Sturmii, quoique offrant souvent entre elles des différences très-notables , présentent un tel mélange et des combinaisons si diverses de caractères, qu’il paraît impossible d'établir entre elles des coupes tranchées, \

ORTHOTRICHUM ACUMINATUM. Cette espèce, toujours très- nettement caractérisée et facile à distinguer, existe en grande quantité dans l'Ardèche ; je l'ai retrouvée, mais beaucoup moins abondante, près d'Aix, à St-Antonin, au pied de la montagne de Ste-Vicioire, sur des troncs de chêne, et aussi en Corse, à Bocognano, dans la région des châtaigniers ; elle ne paraît pas s'élever dans les parlies plus hautes des montagnes de la Corse, PHILIBERT.

Bibliographie exotique.

ADDIMENTA AD ENUMERATIONEM MUSCORUM HACTENUS IN PROVINCIIS BRASILIENSIBUS RIO DE JANEIRO ET SAO PAULO DETECTORUM.

_ 42

: REVUE BRYOLOGIQUE. . __ Geh. et Hpe. Aolomitrium Glaziovii Hpe. Dicranum _ (Campylopus) detonsum Hpe., D. calymperidictyon Geb. et Hpe., D. subreconditum Geh. et Hpe., D. brachymitrium Geh. et Hpe., D. divisum Geb. et Hpe., D. Mülleri Lor, Thysono- _ Mülrium Puiggarü G. et H. Bartramia ( Breutelia) grandis ( Prionodon robustus H. ). Schlotheïmia Puiggarii G. et H., S. uncialis G. et H., S. juliformis G. et H., $S. subsinuata G. et H. Orthodontium denticulatum G. et H. Webera Puig- garii G. et H. Bryum pseudo-marginatum G. et H., 2. Puiggarit G. etH. Polytrichum Paulense G. et H., P, sub- remotifolium G. et H., P. assimile H. Hydropogon brevinerve H. Neckera subacutifolia G. et H. Orthostichella aureo- pallens G..et H., O. subpendula G. et H. Meteorium subhete- rophyllum G. et H. M. disciflorum G. et H., M. Puiggarii G. et H. Daltonia androgyna G. et H. Lepidopilum subaurifolium H. —— Distichophyllum ? monofarium G. et H. Porotrichum patulum G. et H., P. linearifolium G. et H. Hockeria Iporangana &. et H., H. subnitens G. et H., H. aureo- Purpurea G. et H., H. subaurescens G. et H., A. fluminensis

: Mpe. subicrocarpa G. et H. Hypnum (Vesicularia )

Puaulense G. et H., H. ( Taxicaulia } cAlorosum Hpe., A.

( Brachythecium ) sulphureum G. et H., A. (Bhynchostegium)

_ Sparsirameum G. et H., H. (Thuidium ) pseudo-recognitum Hpe., H. subpinnatum Hpe., H. purpureum G. et H. M. Geheeb a laissé ide côté, dans le travail que nous _ venons d'analyser très-sommairement, les espèces apparte- hant aux genres Æissidens, Conomitrium , Rhaphydostegium , Isopterygium, Ectropothecium, Microthamnium , que le D _ Hampe n'avait pu étudier, Nous savons qu'elles sont, de Ja part du savant bryologue de Geisa, l'objet d’une étude toute particulière, et nous avons tout lieu de croire que ce com- _ piément de la bryologie brésilienne sera à la hauteur des . à ro notices qu’il a publiées en collaboration avec feu Hampe, Re na À | For E. BESCHERELLE.

. GENERA MUSCORUM QUATUOR NOVA MEMORAMILIA, tel est le litre d'une notice de 4 pages que M. le D'.Charles Müeller vient de faire paraître dans le 37 des Botanischen Cen- tralblattes (1881). ., : Se _ Ces quatre nouveaux genres que propose M. C. Müller sont les suivants: ER SN Pi Wäülsoniella ; 2 AROMOS : Rehmaniella ; | Fo. Hampeelle. tn CT RE Le genre WiLsoNIELLA est fondé sur le Trematodon decipiens .

© Mit (Musci Ind. Or., 1859, p. 13), que Wilson avait aj

REVUE BRYOLOGIQUE. 13

Trichostomum ? pellucidum (in Kew. Journ. Bot., IX, p. 321); il est caractérisé ainsi :

Tribus Bryacearum , habitus Orthodontü ; peristomium 7ri- chostomi, dentibus usque ad basim fissis strictis, calyptra di- midiata basi fissa.

Les seules espèces connues sont le W. pellucida , qui habite la zone indienne australe, elle a été trouvée à Ceylan par Gardner, et à Java, d’après M. Mitten ; la deuxième espèce, le W. Æarsteniana, a été récoltée par M. Karsten à Trinity-

Bay, dans l’Australie. _

Le genre THiEmME4A, dédié à M. le D' Auguste Thieme, d’Allstedt, a pour type le 7. Hampeana (Sp. nov. ), trouvé par S. Kurz, en 1871, au pied du mont Kambila (Inde Orientale). Sa diagnose est la suivante :

Tribus Funariacearum, habitus Funariæ minutæ, peristo- mium Zrichostomi, dentibus usque ad membranam brevis- simam fissis apice hamate aduncis longe inflexis. A à

Le genre REHMANIELLA est dédié à l’habile explorateur de l'Afrique australe, qui a rapporté de ses deux voyages de très-belles collections de mousses. Il est fondé sur une espèce qui a été distribuée par M. le D' Rehmann, sous le 471, comme apparlenant au genre Sphærangium. M. Ch. Müeller lui donne la diagnose ci-après : PR

Tribus Puottiacearum ; habitus Sphærangi cleistocarpici; theca subsessilis gymnostoma exannulata truncata cyatheacea, calÿptra magna campanulata multisülcata plicata basi laci- niata. Le Æ. africana habite l'Afrique australe, près de Bloemfontein (Orange ). a ns

Le genre HAMP£EELLA, consacré à la mémoire du savant _ auteur des /cones Muscorum, est caractérisé ainsi qu'il suit:

Tribus Æookeriacearum ; habitus Lepidopili; peristomiam duplex more Rhegmatodontis vel Lepidopih radiato-strictum; dentes externi robusti longiusculi lanceolato-subulati, linea longitudinali media parum secedente exarali sulcato-carinati, ad subulam brevem serrali dense tenuiter trabeculati ad trabes parum cristati, pallide lutei, interni hyalini breviores tenues lanceolato-subulati sulcato-carinati, ciliis nullis; ca- lyptra cucullata subulata ; theca pedunculata eylindrica erecta

‘quadrialata, operculo prominente conico-subulate.

La seule espèce qui constitue ce genre est le 4 Æ

_ (Nov. sp.) de Java, et qui avait été nommée Angulo Javensis par Hampe.

E, Besgurieite,

14 REVUE BRYOLOGIQUE.

Addition to my paper on the European Sphagnum sedoides.

In answer to the said paper the editor of this Journal kindly sent me a letter, in which he had put a Sphagnum, the label of which bearing the inscription : « Sph. sedoides var. prostratum Brin. Marais de St-Michel (Finistère) leg. Camus 1878. C'est la localité citée par Bridel. » The first glance on the enclosed plant was quite enough to show that it is the real type of the species, Sph. Pylaiei, and agree the four received sterile stems in all particulars with North American ones, collected near Closter in New Jersey by the late M. C. F. Ausrix. Probably it is the same as var. prostratum of BRIDEL, but, not yet having seen his authentic plant, I dare not yet Call them both being in fact identical, althongh the descrip- tion, given in Bryol. univ., very much speeks forit.

My friend Husxor asks also in his letter if not Sp. sedoides may bear the same relation to Sph. contortum, as the forma subsimplez of Sph. laricinum has to its type, but, that it is indeed exceedingly well distinguished from Sph. subsecundum (contortum), is already before sufficiently demonstrated by SULLIVANT, AUSTIN, BRAITHWAITE and myself, as it will be found in the work, cited in my former paper on this subject.

Helsingfors, déc. 45, 1881, S, O. LINDBERG.

Je ne partage pas l'opinion du savant professeur d’Hel- singfors et de M. Braithwaite; je crois que le Sphagnum sedoides doit être placé auprès du S. subsecundum. Si, comme Je font remarquer ces auteurs, le S. sedoides type a le port de l'Hypnum stramineum , M. Camus a récollé des exemplaires ramuifiés de diverses manières qui ont un aspect bien différent, et le Sphagnum contortum a été tronvé aussi avec une tige simple ou ne portant que quelques courts rameaux ( De Bré- bisson, Camus, Gravet). x

La figure du Sphagnum Pylaiei, des Sphagnaceæ de M. Brai- thwaite représente le 6 de Sullivant et Lesquereux ; mon exemplaire de De La Pylaie en diffère par des dimen- sions beaucoup plus grêles et des feuilles plus étroites. Le n°7 de Sullivant et Lesquereux est une variété plus grande,

à rameaux plus longs, courbés en dessous, géminés, rappro- _ chés en fascicules au sommet de la tige de manière à donner

à la plante le port des autres Sphagna ; cette variété estau

REVUE BRYOLOGIQUE. 45

S. subserundum ce que le S. hypnoides Braun est au S. cus- pidatum.

Quant aux feuilles, on trouve souvent, dans les S. subse- cundum et contortum, d’assez grandes différences par rapport à leur grandeur et à la présence et au nombre des fibres et des pores,

Dans les Sphaignes à tige simple, cette tige a ordinairement la structure d’un rameau , et les feuilles caulinaires sont imbri- quées comme les feuilles raméales, dont elles ne diffèrent guère que par la grandeur. Ce fait est très-facile à constater sur le Sphagnum molluscum simpleæ, à cause des grandes cel- lules lagéniformes de la zône corticale qui permettent de dis- tinguer très-facilement les rameaux des tiges.

Je considère le Sphagnuim cyclophyllum Sull. et Lesq. comme une variété du S. rigidum; un exemplaire de cette dernière espèce, récolté au Groenland par Beaudoin, contient des tiges simples de S. cyclophyllum et d’autres portant de courts ra- meaux dont les feuilles ne diffèrent pas de celles du type.

Quelle que soit la place que le Sphagnum sedoides doive occuper dans la classification du genre Sphagnum ; je trouve qu'il est assez distinct pour être maintenu comme espèce. Les Sphaignes présentent un grand nombre de variations servant de transition d’une espèce à l’autre ; on peut trouver dans ce genre beaucoup de faits à l'appui de la théorie transfor- miste,

T. Husor.

EnnaTA in Æev. Bryol., 6, a. 1881.

Pag, 93, lin. 5 abinf.: pro eu » lege « upper. » 94, lin, 13 a sup... A « A so » g

» 96, lin, 4: dele « Narota. »

» », lin, 18 : pro « pene » lege « ægre, n » _», lin, 25: post « majores » inseras « 3-4-Jugæ, » » «

+

97, lin. 19 ; pro « aphylla » lege « aphylli. » :

», lin, 15: ab inf. : post « radicelloso » inseras « ortl. » nd n ce n. », lin. Set 4 ab inf. : pro « brevissimo (ad Roue » lege a brevis-.

sime (ad + à! bilobæ. » » 100, lin, 12 ab inf. : pro « 15 » lege « . 15. » » »,lin, 3 abinf.: post « cellulæ » inseras « parvæ. » » 101, lin, 17 : pro « impleta » lege « impleti. » » 103, lin, 10 : pro « reiformi » lege « reniformi, »

Bib i pl ie. Fur

# REVUE BRYOLOGIQUE. complanata Dum., R. Carringtoni J.n.sp., R. aquilegia Taylor,

R. commuiata Gotische n. sp., R. germana J. n. sp., R. Lind- _bergiana G. Voici les diagnoses des trois espèces nouvelles : + RADuLaA CaeinGTont, nov. sp. Dioica. Caule cæspitoso _ prostrato, subpinnatim ramoso : foliis imbricalis patentibus _ integerrimis, lobo saperiori rotundato subreniforme, inferiori _ quadruplo minori, quadrato, adpresso. Perianthium..…..

= Fusco-olivacea. vo KR. comwurarTa Gottsche, n. sp.— Caule dense implexo pros- _ trato, furcato-ramoso; filiis imbricatis adscendentibas, lobo = dorsali obovato-rotundato convexiusculo, integro, ventrali _ quadruplo minori, quadrato, angulo acuto ; perianthio elon-

/ è 4 © “4 [er] © ee a] S el S 5 © [eje) rs >

| plo minori adpresso, _ Quadrato, angulo acuto, involucralibus obovatis ; periantbiis

Nouvelles.

La Société Cryptogamique de Manchester à tenu dernière- _ Ment sa séance annuelle, Depuis sa dernière réunion, trois hépatiques nouvelles pour la Flore britanique ont été décou-

vertes par ses membres, ce sont : Radula Carringtoni (Jack),

Lepidozia Pearsoni (Sprace), Gymnomitrium adusfum {verum). _ Cette dernière est présentée par M. Pearson et récoltée par

Jui, au mois d'août dernier, au North-Wales. nan

de viens d'apprendre la mort du professèur LORENTz, décédé, le octobre dernier, à la Conception (République Argentine) , qu’il habitait depuis 40 ou 1492 ans, Je n'oublierai jamais avec quelle bienveillance il dirigea, en 1865, mes premières excur- sions dans les mon lagnes pendant les six semaines que nous rcourûmes ensemble les Alpes ‘du Tyrol et de Ja Lom- >ardie, —- Une notice biographique sera le pro- Chain-naméfo, #5 LES

ubliée dans

-

2 ANNÉE 1882

REVUE BRYOLOGIQUE

PARAISSANT TOUS LES Deux Mois

Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.

Sommaire du 2.

Sur le Leptobarbula berica. Pairi8err.—Notice sur quelques mousses des Pyrénées, RenauLn. Novæ de speciebus Timmiæ observa- tiones. LINDBERG. Une nouvelle espèce de Grimmia. PRILIBERT.— Bibliographie. Nouvelles. che

Sur le Leptobarbula berica.

L'illustre et regretté Schimper a créé, en 1875, le genre Leptobarbula (Æevue bryologique, 1875, 2) pour deux petites mousses, dont l’une, Froivaile Winteri, avait été découverte, en 1863, par M. Winter, à Mondorf, dans la vallée de la Sarre ; la seconde, Leptob. meridionalis, avait été observée en Provence, en 1873, par Schimper lui-même, sur les murs de la petite chapelle de St-Cassien, près de Cannes. Dans le Synopsis (édit. 2°, p. 183), il ajoute à ces deux espèces, sous le nom de Leptob. berica, une mousse trouvée, en i834, par de Notaris, près de Vicence , et qui à été ob-. servée depuis en plusieurs autres endroits de l'Italie ; cette mousse , rapportée d’abord par erreur au Didymodon tenuis de Hedwig, a été appelée successivement Trichostomum tenue, Leptotrichum tenue, Leptotrichum bericum et enfin Tri chostomum bericum ; c’est sous ce dernier nom que de Notaris l’a décrite dans son Epilogo (p. 509). 2

J'ai trouvé, près d’Aix, au printemps dernier, une mousse qui se rapportait évidemment à ce genre, mais les descrip- tions du Synopsis me laissaient très-incertain sur la déte mination de l’espèce ; enfin, ayant pu comparer des écha tillons du Leptob. berica , récoltés par M. Venturi, à Rome sur les ruines du Colysée , des échantillons du Leptob. m ridionalis, récoltés à Naples par M. Kiær, et, en der lieu, un exemplaire authentique du Trichost. bericam, éliq: par de Notaris lui-même, qu'a bien voulu me communiqu M. Husnot, je suis arrivé à cette conclusion que

t

nn REVUE BRYOLOGIQUE. _ plantes, ainsi que celle d'Aix, appartiennent à une seule et _ même espèce ; les figures détaillées que mon ami, M. Taxis, _a dessinées sous le microscope de ces divers échantillons ne _ peuvent laisser aucun doute sur ce point, __ Le genre Leptobarbula se reconnaît, comme le dit très-bien Schimper, à un aspect spécial, analogue à celui des Seli- _gériacées ; il faut ajouter que, comme dans beaucoup de _ Seligeria, les tiges stériles sont entièrement différentes des _ liges fertiles, et il est indispensable de les décrire séparé- ment ; sans cela, les descriptions manquent de clarté, comme il arrive pour celles du Synopsis. __ Dans cette espèce, que j'appelle Lept. berica , toutes les _ tiges sont simples, dressées, émettant des radicelles unique- ment à leur extrémité inférieure ; elles ne forment pas de vérilables tonffes, mais elles naissent isolées ou par petits groupes, adhérant à peine entre elles par les radicules de la base, les plantes fructifères ordinairement accolées à quelques tiges stériles, les plantes mâles dans des groupes séparés. _ Les tiges stériles, de longueur variable, mais ne dépassant _ Suère 2 millimètres, ne portent dans leur partie inférieure que de petites feuilles squamiformes très-espacées ; dans la _partie supérieure , les feuilles grandissent et se rapprochent de manière à former une touffe terminale assez serrée, Les _ petites feuilles du bas sont inégales, ovales, lancéolées et _ aiguës ; celles de la moitié supérieure sont linéaires , de lar- &eur à peu près uniforme dans toute leur étendue, longues environ de 0 mill. 6 à 0 mill. 1; légèrement coneaves, mais

un aspect très-différent ; elles portent des feuilles beaucoup plus grandes et d’une autre forme, Dans la première moitié de la tige, après deux on trois petites écailles, on trouve des feuilles lancéolées, régulièrement atténuées de la base au Sommet, qui est aigu; mesurant environ 0 mill. 7 dans le

49: très-allongées à parois épaisses ; elles se terminent ensuite plus ou moins brusquement par un limbe linéaire, acuminé, étalé et même recourbé en dehors ; ce limbe, comme celui des autres feuilles, est composé de petites cellules opaques et carrées. La longueur proportionnelle de l’acumen, par rapport à la partie engainante, diminue graduellement jus= qu'aux feuilles intimes du périchèze ; on trouve même quel- quefois une dernière feuille dépourvue d’acumen et réduite à la partie vaginale ; mais, du reste, toutes ces proportions varient singulièrement, même en prenant des individus récoltés dans le même lieu ; de telle sorte que les caractères indiqués par Schimper comme distinguant le Leptobarbula meridionalis n’ont absolument rien de constant ; ils varient de la même manière dans les exemplaires de Rome, dans ceux de Naples et dans ceux d’Aix. DE

Il en est de même des caractères tirés de la fructificatio Le pédicelle est toujours rougeâtre dans le bas, d’un jau pâle dans le haut ; il mesure de 7 à 41 mill, un peu plu: long généralement dans les exemplaires de Naples que dan: les autres. La capsule oblongue est surmontée d’un opercule qui égale à peine la moitié de sa hauteur. Le péristome pré- sente 32 dents égales entre elles, filiformes, papilleuses, d’un rouge orangé ; libres dans presque toute leur longueur, elles s'unissent à la base pour former une membrane très-. courle ; elles se contournent légèrement, de manière à décrire à peine un demi-tour de spire ; la longueur entière du péristome est à peu près de 0,33 mill., la hauteur de la

membrane de O mill. 05 à 0 mill. 07. Les spores ont de 6 à 7 millièmes de millimètre en diamètre. L'anneau est tou jours large, composé de grandes cellules byalines qui parten d’une mince couche de cellules extérieures colorées et qui forment deux rangées horizontales ; il n’existe sur ce poin aucune différence entre les échantillons de Naples, rapportés par M. Kiær au Leptob. meridionalis, et les échantillons di Rome, rapportés par M. Venturi au Leptob. berica. Le

exemplaires que j'ai recueillis à Aix présentent, au contraire. ici une différence assez notable ; dans ces exemplaires, Par neau esl presque deux fois plus large ; il mesure de 6 à ° centièmes de millimètre dans le sens horizontal , tandis n'en mesure que 4 dans les exemplaires de Rome et Naples ; en outre, dans les plantes italiennes, il se déta:

brusquement et tout d’une pièce au moment de la déhiscen

REVUE BRYOLOGIQUE.

d'Aix des deux formes Il tendrait, au c

une espèce, d'autant plus

90 | _ REVUE BRYOLOGIQUE. _Je n’ai pu malheureusement observer les fructifications de cette dernière espèce ; les échantillons que m’a communiqués

M. Husnot ne contenaient que des tiges stériles. Ces tiges _ sont notablement plus allongées que dans le Lept. berica ; elles portent des feuilles plus fortement et plus également _ espacées, beaucoup plus longues et de longueur égale sur toute l'étendue de la tige, plus étroitement linéaires et plus _ aiguës. Même en l'absence de plantes fertiles, ces caractères

semblent suffire pour annoncer une espèce distincte.

__ Je proposerais donc simplement de réunir le Leptob. me- ridionahs au Lept. berica. Je dois dire cependant que je n'ai vu aucun des échantillons récollés par Schimper à Cannes ; _ ils étaient en très-petit nombre ; quatre ans plus tard, au _ printemps de 1877, Schimper étant revenu en Provence, nous

allâmes ensemble à St-Cassien pour en chercher d’autres ; mais les murs de la petite chapelle avaient été badigeonnés _ dans l'intervalle, et toute trace de notre plante avait disparu. Cette espèce paraît, du reste, très-rare dans notre région : _ je ne lai trouvée qu’en un seul endroit ei sur un seul rocher _ Calcaire, dominé et ombragé par des rochers plus élevés, dans un hois de pins, Les capsules , formées vers la fin de _ mars 1881, étaient mûres au commencement de mai.

F Puitierr.

: È Notice sur quelques mousses des Pyrénées (Suite).

FissIDENS PUSILLUS Sch., Syn. ed., IL Je rapporte au- _ jourd’hui à cette espèce une 1rès-petite plante que j'ai _ trouvée en 1876, dans une des grottes de Lourdes et dont J'ai parlé dans la Revue Bryologique, en la subordonnant au Æ. incurvus. Elle est nouvelle pour les Pyrénées. Dans des échantillons du F. pusillus recueillis récemment par mon ami Flagey, à Montferrand (Doubs), j'ai constaté la méme _ position curieuse des plantules mâles indépendantes au pied _ de la plante, que j'avais déjà signalée sur la mousse de = Lourdes dans l’article précité. Bayun rPeNDuLux Hornsch, Sur un mur, à Tarbes. Cette _ mousse, signalée comme très-répandue dans presque tous les catalogues, me paraît infiniment moins commune qu’on ne _ l'indique généralement, Dans les échantillons de Tarbes je _n’ai trouvé que des fleurs monoïques. D'ailleurs, le mode de floraison de cette plante paraît fort variable. M. Philibert, à qui j'ai fait part de cette observation, m’a communiqué des formes identiques provenant de Provence et m'a écrit qu'il avait remarqué que le mode d’inflorescence lui avait paru

varier suivant les saisons, À certaines époques de l’année,

REVUE BRYOLOGIQUE. m7

on trouvait plus généralement des fleurs monoïques, à d’autres = époques des fleurs synoïques.

BRYUM PENDULUM var. ANGUSTATUM Renauld. Sur un mur ombragé, à Tarbes, avec le précédent. Cette variété remar- quable est caractérisée par la capsule étroite, à long col, insensiblement atténuée du milieu jusqu’à l’orifice qui est très-petit. Opercule petit, conique, souvent rostellé, Par suite de ces modifications, la capsule devient très-semblable, pour la forme extérieure, à celle du Pryum pallescens et la ressem- blance des deux plantes s’accentue encore lorsqu'on ne trouve que des fleurs monoïques dans la var. angustatum ; mais l’imperfection du péristome interne dans cette dernière variété empêche toute confusion. Le pédicelle offre quel- quefois un cas de tératologie curieux ; il est tortillé et muni sur la base d’un ou deux appendices latéraux insérés à angle droit et longs de 2 millimètres. ee

Mnium Lycoponioïnes Hook. Vallée de l’Essera, au Pla des-Etangs (D' Jeanbernat) (1,900").

MiuicamorentA niTivA Nees et H. Gorge de Luz (600"). Entre le pont de Malibierne et Venasque dans la vallée de l'Essera (1,400"), D' Jeanbernat.

TIMMIA NORVEGICA Zett. Aux localités du Pont-d'Espagne, du lac de Rabassolès, dans le Laurenti et de la vallée de Couplan, il faut ajouter celles du Goueil de Jouéou, dans le val d’Aran (1,400), et de la cascade du Rail de Culet, en montant au Port de Venasque (1,800"), D' Jeanbernat. Dans

les Pyrénées, cette espèce ne se rencontre guère que sur les rochers des cascades. 4

_ CONOSTOMUM BOREALE Sw. Rochers schisteux du revers méridionai du pic de Sauvegarde près Luchon (2,400"), Jeanbernat. C’est la deuxième localité Pyrénéenne connue.

Hyexux Hamurosum B. Eur.—Cette espèce, nouvelle pour les Pyrénées, est abondante aux environs de Luchon, elle croit sur les rochers calcaréo-siliceux, ombragés et frais de

ceux que j'ai reçus des Alpes de Styrie (Breidler), et Mont-Blanc (Payot). Dans ceux-ci les touffes sont plus den et les tiges peu rameuses, dressées-fastigiées. Mais ! = pricht a eu l’obligeance de me communiquer des spé

du Tyrol et d'Écosse, identiques aux miens, et |

_ REVUE BRYOLOGIQUE.

sa lettre : « j'ai déjà attiré l'attention dans mon Æryploga- men Flora von Schlesien sur la ramification régulièrement pennée et la denticulation de l’acumen que l’on remarque quelquefois dans cette espèce. » Dans la plante des Pyré- nées, les feuilles ne sont pas non plus toujours entières.

. Hypxum REPTILE Michx.— Je donne provisoirement ce nom à une mousse récoltée par mon ami Jeanbernat, sur les _ calcaires anciens du pic de Paderne (Monts-Maudits), vers _ 2,000" d'altitude ; elle répond bien à cette espèce par son _ système végétatif; les feuilles sont plus étroitement imbri- quées, plus brièvement acuminées et plus fortement denti- culées que celles du Æypnum fastigiatum, de sorte qu’elles arrivent à être identiques à celles du Z. reptile ; mais comme le H. fastigiatum présente quelques variations analogues, il audrait, pour arriver à une certitude absolue , examiner la fructification, et, malheureusement, la plante de Paderne est stérile. L'étude de l’opercule aurait suffi pour lever les doutes, car il est rostellé dans le H. reptile et mamillaire dans Je H. fastigiatum.

. HYPNuM FASTIGIATUM Brid. Aux localités du pic de Liar et du lac d’Orrédon déjà citées dans la Revue , il faut ajouter le Som de Bassia (1,900) (Renauld), le cirque de Gavarnie (1,600) et le val d’Arassas dans le massif du Mont-Perdu (4,700®) (D: Jeanbernat). Dans toutes ces localités, comme d’ailleurs dans le Jura et les Alpes françaises, le Hyprum f'astigiatum ne se montre qu’en petite quantité. Après avoir examiné un assez grand nombre d'échantillons _ du A, dolomiticum Milde, je reviens, avec M. Boulay, à ne voir dans cette plante qu’une simple forme du H. fastigiatum. _ Sa dioïcité apparente n’est due, probablement, qu’à un . Simple fait d’avortement, comme dans le 4. erannulatum.

Hyenux HEUFLERI Jur, Assez abondant au val du pic d’Albe, dans le massif des Monts-Maudits (2,000 ), Jean- bernat. Sur les revers nord du pic d’Arbizon, cette espèce s'élève très-haut, jusque vers 2,800",

Hypxum Vaucuert Lesquereux. Cette espèce que j'avais signalée d'abord à Ussat ( Ariége), à une faible altitude, a _été retrouvée par le D' Jeaubernat dans la région alpine, sa . Yéritable station, au port de Boucharo, près Gavarnie (2,000"), t au débouché du val de Malibierne, dans les Monts Maudits (1,500). D'après les nombreux échantillons de diverses pas que j'ai examinés, je crois toujours que cette espèce est réellement distincte du H. cupressiforme par e port, par les cellules médianes courtes su rectangulaires par la nervure plus longue et plus forte. Ces caractères la prochent bien davantage du Æ. Heufleri, dont elle reste,

REVUE BRYOLOGIQUE. 923

d’ailleurs, distincte par les feuilles non révolutées aux bords et par le tissu des angles basilaires.

Hvyenum suLcATUM Sch. Abondant sur le revers méridional du pic de Paderne et dans le val du pic d’Albe, massif des Monts-Maudits { 1,800-2,300"). Pied de la cascade du Rail de Culet au val de Venasque (1,800), Jeanbernat.

HypNuM PROCERRIMUM Sch. Mon ami Jeanbernat a réussi, enfin, dans son dernier voyage au Mont-Perdu, à rencontrer cette belle espèce que nous avions vainement cherchée pen- dant plusieurs années, Il l’a recueillie au val d’Arassas, à 1,400" d'altitude. ue

La plante des Pyrénées ne présente aucune particularité nolable et s'accorde parfaitement avec les échantillons que je possède du Jura et de diverses parties des Alpes. Elle com- plète heureusement la série des hypnacées de la région alpine calcaire ( Aypnum cirrosum , A, sulcatum, H. Heufler H, Vaucheri, H. fastigiatum , H. reptile, H. procerrimum ) qu avaient échappé aux recherches des explorateurs qui nous

ont précédés dans les Pyrénées. Re

Hyenux saRMENTOSUM Wahlb. M. Fitz Gerald, de Balti- more, à qui la science est redevable d'un très-intéressant mémoire sur la bryologie des Alpes apuanes et “le a exploré, avec beaucoup d’habileté et de succès, la Floride et la Caro- line, a recueilli, il y a déjà quelques années, cette espèce au lac d’Artouste, dans les Basses-Pyrénées, vers 2,000" d’alti- tude ; mais ce n’est que récemment que nous Pavons re- connue dans ses anciennes récoltes, elle s'était dissimulée,

_par son mélange, avec le Hypnum fluitans v. purpurascens. Cette mousse boréale est nouvelle pour les Pyrénées d’ailleurs, fort rare en France, elle n’a encore été signalée qu’au Mont-Blanc ( Payot) et au Col-de-Balme (Flagey ). La Jocalité du lac d’Artouste est une des plus méridionale l’on ait rencontré cette plante en Europe. e.

SourusyA ropnacEA R. Spruce, In annals and Mag. of nu hist., 4849, Cette hépatique voisine du Southbya hyalu

n’était connue qu'aux environs de la ville de Pau ( Basses- En 1876

L

à Mu, mp ehs _ Ouest de la France. Mes

? REVUE BRYOLOGIQUE. lui-même et ma détermination approuvée par l’illustre bryo- _ logue anglais. F. RENAULD.

Novæ de speciebus Timmiæ observationes.

1. TiMMIA AUSTRIACA Âedw. _ Cellulæ exothecii sat magnæ, inæquales ut irregulariter quadratæ , parietibus valde et dense serpentino-flexuosis , sat valde incrassatis. Stomata superficialia sat numerosa, parva, hyalina, solum in basi thecæ posita.

2. TIMMIA BAVARICA Âessl,

Cellulæ exothecii magnæ, inæquales ut irregulariter qua- drato-hexagonæ, parietibus perfecte strictis, sat valde incras- Satis, Stomata superficialia pauca, maxima, parum hyalina, in toto exothecio, fere ad marginem peristomialem ejus _ usque, dispersa, non a cellulis diversis cireumecincia. _ Antheridia infra pistillidia serius evoluta inveniuntur, qua _Causa ab ïis perichætium exinde sequens prægnatum fit, _ initio nuda postea a bracteis circumcingi videntur, Cilia _ endostomii circiter 64 (4. 46), ad quemque dentem quatuor _ posita et vulgo vel typice hæc quatuor inter se ad apices _ dichotome connata sunt, intermedia duo etenim breviora _ cum exterioribus duobus (non inter se) confluentia.

8. TIMMIA MEGAPOLITANA Hedw.

_ Cellalæ exothecii duplo-triplo minores quam in præce- _ dente, inæquales ut irregulariter quadralo-hexagonæ, parie- tibns perfecte strictis, parum incrassatis. Stomata superfi- Cialia numerosa, parva, hyalina, in toto exothecio, fere ad _ mMarginem peristomjialem ejus asque, dispersa, ab annulo simplici vel subduplici, a cellulis quam ceteris in exothecio minoribus constructo, circumcincta.—E specimine archetypo ipsius. = Loca. Germania septentrionalis : prope opp. Malchin prov. = Mecklenburg-Schwerin { J.-Cur. Tim. ), et ins. Rügen (F. Lauren). Rossia : ad opp. Dorpat Livlandiæ (G.-R. Gir- GENSOUN), et juxta urbem St.-Petersburg (J.-D, PRESCOTT). In _ America boreali nullo modo rara provenit.

Helsingfors, die 11 oct. 1880,

S -0, LINDBERG.

_ Une nouvelle espèce de Grimmia.

Mon ami, M. Taxis, ayant reçu de M. Gautier Lacroze, de Clermont, en Auvergne, un envoi de mousses non déter- minées, trouva parmi ces mousses une Grimmia remar-

REVUE BRYOLOGIQUE, 25

quable, que nous avons étudiée ensemble et qui nous paraît devoir constituer une espèce nouvelle. J'avais cru d’abord pouvoir la rapporter au Grimmia plagiopodia Hedwig, qui n’a pas encore été signalé en France; mais ayant reçu récemment de M. Geheeb un échantillon bien fructifié de l'espèce de Hedwig, récolté en Thuringe par M. Benecken, nous avons pu constater entre les deux plantes des diflérences importantes, qui permettent de considérer notre mousse d'Auvergne comme une espèce intermédiaire entre le Grimmia anodon et le véritable Grimmia plagiopodia. Les Grimmia de ce groupe se séparent de celles de la section Schistidium, dont elles ont le port, par leur pédicelle, qui, tout en demeurant très-court, s’insère sur l’un des côtés de la capsule à sa base, au lieu de partir du centre, et se replie ensuite obliquement, presque horizontalement, caché sous la thèque et enveloppé avec elle par les feuilles péri- chétiales. Sur ce point, notre espèce ressemble exactement aux Grimmia anodon et plagiopodia. Dans le Grimmia crinita ce caractère est déjà moins tranché : le pédicelle est obli- - quement dressé et non replié sous la capsule; la capsule elle-même, plus allongée, irrégulièrement oblongue, émerge en se penchant d’un côté et n’est pas cachée par les feuilles périchétiales. -En outre, dans le Grimmia crinita l’opercule est conique, assez aigu, et la coiffe, qui s’insère obliquement sur ce cône, se fend le plus souvent dans toute sa longueur et s’élale de manière à ne couvrir qu'une des faces de la thèque ; enfin l’anneau est large, séparable et composé de plusieurs rangées de cellules. Dans notre espèce, au con” traire, comme dans les Grimm. plagiopodia et anodon, la cupsule courte et ventrue, au moins aussi large que longue, est complétement immergée; l'anneau très-court, à peine visible , formé d’un seul rang de petites cellules, ne se sépare pas du bord de la thèque; la coiffe conique, mitri- forme, couvre régulièrement l’opereule, et se partage dans tout son pourtour en 6 ou 8 lobes. 5 p Le Grimmia anodon diffère d’ailleurs du Grimm. plagiopodia par l’absence complète du péristome, et aussi par les longs poils qui terminent ses feuilles et qui donnent à la plante une couleur mélée de noir et de blanc. Dans le Grimm. plagiopodia, les dents du péristome sont bien développées, et les feuilles sont en partie mutiques, en partie munies d'un. Poil court, de telle sorte que les coussinets paraissent d’un _ Bris jaunâtre, Rss = Notre espèce, que j'appellerai Grimmia arvernica, tient 1 Milieu sous tous ces rapports. Son aspect est d'un vert grt Sûtre mêlé de blanc. Ses feuilles, de forme généralemen ovale, légèrement atténuées dans leur partie inféri

_ présentent dans leur partie supérieure un contour

RE _ REVUE BRYOLOGIQUE.

nullement acuminé, et se terminent ainsi assez brusquement par un poil qui atteint au moins la moitié de la longueur du limbe. Ces feuilles, imbriquées et concaves, ont les bords parfaitement plans et nullement épaissis ; le tissu est formé de petites cellules à parois épaisses, presque ponctiformes ; vers la base de la feuille, les parois diminuent d'épaisseur et les cellules deviennent carrées, Les feuilles périchétiales , plus grandes et plus largement engainantes, présentent un tissu plus lâche, formé, surtout dans leur partie inférieure, de cellules allongées rectangulaires ; elles se terminent par . un poil plus long. A peine trouve-t-on vers la base des tiges principales quelques petites feuilles dépourvues de poil. Dans le Gr. plagiopodia, au contraire, les feuilles des deux tiers inférieurs des tiges et des rameaux sont absolument mutiques, ovales, obtuses, la nervure finissant un peu avant _ l'extrémité ; un peu plus haut, on trouve quelques feuilles _ avec une pelile pointe hyaline, puis avec un poil court, et _ enfin dans les feuilles périchétiales complétement dévelop- _pées, le poil atteint tout au plus le tiers de la longueur du _ limbe. En outre, dans le Grimmia arvernica, la portion du limbe qui est située au-dessous du poil est elle-même blanche _ dans toute sa largeur, et les bords de cette portion blanchie de la feuille sont fortement dentés : dans le Gr. plagiopodia, l'extrémité de la feuille demeure verte et entière, le poil seul esi garni de quelques dents. La capsule du Grimmia arvernica a la forme d’un petit Cylindre arrondi à la base, dont le diamètre égale à peu près la hauteur. Celle du Gr. plagiopodia est plus épaisse , plus dilatée à l'ouverture ; elle est fermée par un opercule à peu près plan à l’état sec, un peu plus convexe à l’état humide, qui présente simplement à son centre un léger renflement produit par l’épaississement de sa membrane. L'opercule du Gr. arvernica, d’un diamètre un peu plus petit, a à peu près Ja même forme, mais il est toujours surmonté à son centre d'une petite pointe cylindrique et étroite. Les spores ont uniformément dans les deux espèces un centième de milli- mètre en diamèlire. La différence la plus importante est celle du périslome.

- Dans le Gr. plagiopodia , on trouve 46 dents bien dévelop-

_pées, larges à la base d’environ 41 centièmes de millimètre _ et graduellement atténuées jusqu’au sommet. Dans leur partie _ inférieure, sur une longueur d'environ 42 centièmes de millimètre, ces dents sont entières, régulières, présentant _ seulement des articulations transversales larges el courtes ; dans la partie supérieure, longue d’environ 20 centièmes de _ millimètre, on trouve une sorte de treillis, percé de grandes _ lacunes longitudinales, inégales et irrégulières, dont les bords semblent formés par 3 ou 4 branches verticales de la

REVUE BRYOLOGIQUE.

dent. En examinant par transparence la partie inférieure, on aperçoit, à travers les articulations horizontales, des lignes de division verticales, situées sur un autre plan, qui semblent correspondre aux branches de la partie supé- rieure. On pourrait donc supposer que cette portion infé- rieure de la dent est formée d’une double membrane, dont l'une, l’extérieure, ne se continuerait pas au delà du tiers de la hauteur totale. Dans le Grimmia arvernica, le péristome est toujours très- incomplétement développé ; les dents sont couries et tron- quées ; elles se composent uniquement d’articulations transver- sales régulières, telles qu’on les observe dans la partie inférieure de celles de l’espèce précédente: la partie supé- rieure fendue et grillagée manque absolument. Elles sont d’ailleurs un peu plus étroites, mesurant seulement 0,10 à la base; en longueur elles varient entre 0"",10 et 0"®,15, landis que celles du Grimm. plagiopodia atteignent de 0"®,30 à 0"®,35 ; elles sont enfin souvent inégales dans le même péristome, et présentent quelquefois à leur extrémité des lambeaux des cellules hyalines dans lesquelles elles se sont formées. es Le Grimmia arvernica est monoïque comme les Grimm. anodon et plagiopodia ; les fleurs mâles constituent des bour- geons axillaires ou terminaux, composés de feuilles exacte- ment ovales, nervées et mutiques, qui enveloppent une quinzaine d’anthéridies. . Ceite espèce a été trouvée par #. Gautier Lacroze au Mont- Juzet, près de Clermont, à une altitude d'environ 430 mètres, sur un mur formé de blocs de lave et de mortier. Les fructi- fications paraissent être müres au mois d'avril PHILIBERT.

Bibliographie.

E. BESCHERELLE, Florule bryologique de la . Réunion, de Maurice et des iles austro-africaines de l'Océan indien. d Dans le 5 de 1881, nous avons donné les noms des

Mousses acrocarpes nouvelles décrites dans cette flore, voici la suite de cette énumération : Fe . Pterogoniella Schimperi, P. Sanctæ-Mariæ. Lepyrodon Mau- Fitianus, Prionodon ciliatus. Jægerina formosa.Hildebrandtiella Pachyclada. Papillaria Boiviniana, P. fulvastra, P. Robillardi. Pilotrichella Isleana. Ærobryum pseudo-capense. Meteorium _ Sublivens. Neckera Boiviniana, N. Madecassa, N. Pervilleana, _N. Valentiniana. Homalia Valentini. Porotrichum Robi : Distichopbyllum Mascarenicum. Daltonia minor, D + lalimarginata. Actinodontium hirsutum.

LA

-Amphoridium lapponicum, Schistostega osmundacea , Bar-

REVUE BRYOLOGIQUE.

_ 28

Isleanum, L. cæspitosum, L. flexuosum, L. Darntyi. Hookeria _ Borbonica, H. fissidentella, H. Salaziæ, H. Seycheilensis. Chætomitrium Borbonicum, C. cataractarum. Leskea Mauri- tiana. Pseudoleskea tenuissima, P. subfilamentosa. Thuidium Borbonicum, T. subscissum , T. matarumense. Leptohyme- nium fabronioides. Cylindrothecium geminidens. Homalo- thecium Boivinianum. Brachythecium Valentini, B.inconditum. Eurhynchium acicladum. Rhynchostegium distans, Rhaphi- dostegium rufo-viride, R. crispans, R. replicatum , R. ova- lifolium , R. sinuosulum, R. rubricaule, R. Debettei, R. strictum, R. microdontum, R. adhærens, R. decolor, R. Lou- coubense, R. Mahense. Taxithelium planulum, T. glauco- phyllum, T. Nossianum, T. scutellifolium. Microthamnium madagassum, M. aureum, M, limosum, Isopterygium Combæ, L chryseolum, I. argyroleucum, L. subleptoblasium, I. Boivini, Ectropothecium Valentini, E. Seychellarum, E. regulare , E. Boivini, E. Agresi, E. hygrobium , E. Lepervanchei. Rhacopilum prælongum, R. Mauritianum, Hypopterygium torulosum, H. Mauritianum. Andreæa Borbonica. Sphagnum Rata S. Bordasii. Rutenbergia Madagassa, R. Bor- nica.

J. Koztz. Prodrome de la Flore du Grand-Duché de Luxembourg, publié dans le recueil des Mémoires et des Travaux de la Société Botanique du Grand-Duché de Luxem-

bourg, 4-5, 1877-1878.—Muscinées, p. 213-426. Cette flore contient des tableaux analytiques et la descrip- tion des genres et des espèces trouvés jusqu’à ce jour dans le Grand-Duché de Luxembourg. Elle est précédée d'une histoire de l’étude de la cryptogamie dans le Grand-Duché et de l'indication des collections et des travaux consultés et cités par l'auteur.

Parmi les 350 espèces décrites, nous signalerons les suivantes :

Thuidium Blandowii, Neckera pennata, Leptodon Smithi, Anacamptodon splachnoïdes , Orthothecium intricatum : Rbynchostegium rotundifolium, R. demissum, Eurhynchium striatulum, E. Vaucheri, E. velutinoides, E. Schleicheri, Hyocomium flagellare, Brachytheciam Mildeanum, B, cam- pestre, B, Starkii, Plagiothecium latebricola , P. nitidulum,

-Amblystegium confervoides , A. Juratzkanum, A. radicale,

Hypnum incurvatum, H, reptile, H. Crista-castrensis, H. molle, _H. ochraceum, Hylocomium umbraltum, H. Oakesii, Bux- baumia aphylla, Bryum Funkii, B. Duvali, B. turbinatum, Lieria julacea, Mnium spinosum , M. cinclidioides , Meesia Jongiseta, Splachnum ampulaceum, S. sphæricum, Rhaco- mitrium microcarpum , Ulota Ludwigii, Zygodon conoideus,

REVUE BRYOLOGIQUE. 29

bula insidiosa, B. recurvifolia, B. mucronifolia, Pottia Heimii, Trematodon ambiguus. Trichodon cylindricus, Dicranum fulvum, D. viride, D. flagellare, D. fuscescens. Dicranella subulata, D. curvata. Discelium nudum.

R. BRAITRWAITE. The British Moos-Flora, part V, p. 85-114, t. XIII-XVI, price 4 s. (5 francs). Published by the Author, at 303, Clapham Road, London. Paris, F. Savy.

Dans cette nouvelle livraison, de même que dans les pré- cédentes, les descriptions sont faites avec beaucoup de soin, et les planches contiernent tous les détails nécessaires pour bien connaître chaque espèce.

M. Braithwaite décrit d’abord les Leucobryacées, dont une seule espèce, le Leucobryum glaucum, se trouve en Europe. La page 98 contient un tableau de la famille des Dicranacées composée des genres Archidium, Ditrichum, Swartzia, Dicra- nella, Anisothecium, Seligeria, Brachydontium, Blindia, Didymodon, Campylopus, Dicranoweisia, Dicranum , Dicho- dontium , Oncophorus, Ceratodon, Sælania,

Les espèces décrites sont : Archidium alternifolium. Pleu- ridium axillare, P. subulatum, P. alternifolium. Ditrichum tenuifolium, D. tortile, D. homomallum, D. subulatum, D. flexicaule, Swartzia montana, S. inclinata, Dicranella crispa, D. secunda, D. curvata, D. heteromalla, D. cervi- culata. Anisothecium rubrum, A. rufescens, A. Grevillei, À. crispum, À. squarrosum.

Les 4 planches contiennent toutes les espèces énumérées ci-dessus et les Seligeria Donii, pusilla , acutifolia et trifaria qui seront décrits dans la livraison suivante.

On remarquera que, dans cette classificalion, le genre Dicranella de Schimper est divisé en deux genres. M. Braith- Waite dit à ce sujet : « After some hesitation [I have adopted Mr. Mitten’s genus Anisothecium, usually combined with Dicranella, not so much from the convenience it atfords in dividing some 80 species, as from the belief that it is a

natural one, though difficult to define in words; in both -

genera, the absence of inflated cells at the basal angles of the leaf will at once separate the species from Dicranum, » Le genre Dicranum est séparé des genres Dicranella et Anisothecium par plusieurs autres genres. HAE M. Braithwaite adopte toujours les noms génériques et = spécifiques les plus anciens. Tous les botanistes auraient _ Certainement faire de même au lieu de créer des noms _ Nouveaux ; mais aujourd’hui on trouvera peut-être que c'e augmenter une synonymie déjà trop longue, et plus _bryologue ne reconnaitra pas d’abord, dans le Swartz

_30 REVUE BRYOLOGIQUÉ.

MancagstTer Cryprocamc Soctery (The Manchester city

News, Saturday, January 28, 1882).

A la séance de la Sociélé Cryptogamique de Manchester, du 23 janvier, M. Pearson a présenté des spécimens des espèces suivantes : une hépatique nouvelle pour la flore de

Manchester, le Diplophyllum minutum, récolté par M. G.-A.

Holt, au Kinder Scout ; le rare ZLiochlæna lanceolata et l'Har-

panthus scutatus, récoltés en Eskdale, par M. Slater; le

Sphærocarpus terrestris du Herefordshire, récolté par

M. Watkins.

Le capitaine Cunliffe, ayant fait récemment une excursion

_ aux environs de Barmouth, en a rapporté nn nombre considé-

_rable de mousses en fruit, parmi lesquelles le Campylostelium

saæicola, l'Hypnum Schreberi, l'Hylocomium brevirostrum ei le Didymodon cylindricus qui fructifie si rarement.

M. Cash fait une communication au sujet de cette dernière espèce. Il établit qu’elle fut décrite comme nouvelle, en 1827, par Hooker and Taylor, dans la édition du Muscologia Britannica, sous le nom Weisia tenuirostris. La figure (qui fut _ faite ainsi que la description par Taylor seul) est mauvaise,

et les bryologues contemporains doutèrent que ce fût une _ bonne espèce. Hooker lui-même ne le croyait pas. Il était d'avis que la figure de la capsule était celle du Weisia curvt- rostra ( Didymodon rubellus), tandis que Wilson supposait que Taylor avait figuré quelque forme du Barbula tortuosa. Taylor _ avait découverl cette mousse au pied du Campsie Hills, près _ de Glascow, pendant une excursion avec Hooker et Greville , _ vers l’année 1826. Quand ils examinèrent leurs récoltes, le D' Taylor y reconnut quelque chose de rare ; les autres pré- tendaient que cette plante ne pouvait pas être considérée comme espèce distincte; leur discussion fut longue et vive. Quatorze ans après la découverte de Campsie, cette mousse _ fut le sujet d’une longue correspondance entre Taylor et _ Wilson. Les échantillons trouvés par Wilson à Dolgelly et par Taylor près de Dunkerron, en Irlande, prouvaient que c'était une espèce distincte. Le D' Taylor, quoique reconnais- sant que sa figure du péristome était inexacte, continuait à en faire un Weisia; tandis qüe M. Wilson insistait pour la rap- porter au genre Didymodon, et, pour le prouver, il envoyait au Taylor des dissections de ses propres spécimens __ d'Irlande. Cetle mousse est aujourd’hui considérée par tous les bryologues comme une espèce de Didymodon, et généra- _ lement connue sous le nom de Didymodon cylindrieus.

en À WEST. À stroll near Baildon, in F nie Ce. = Naturalist, March, 1882. FES Re

Cette liste contient 65 mousses, 26 hépatiques, quelques

REVUE BRYOLOGIQUE. 31

lichens et quelques algues. Voici quelques-unes des espèces indiquées : Sphagnum plumosum, Webera-‘albicans, Mnium stellare, Fissidens exilis, Eurhynchium pumilum, Plagiothe- cium Borrerianum, Hypnum stramineum, Blepharozia ciliaris, Jungermannia lanceolata, J, sphærocarpa, Nardia geoscypha.

Bucanan Wuite. The Cryptogamic Flora of Mull. The Scottish Naturalist, October 1881, and January 1882.

La Société Cryptogamique d’Ecosse, ayant décidé que son excursion de 1881 aurait lieu à l’ile de Mull, la réunion eut lieu le 29 août, et les herborisations se continuèrent pendant plusieurs jours. Les bryologues purent récolter en abondance les rares Glyphomitrium Davieisii et Myurium hebridarum. Ce fut le 26 août 4851 que cette dernière espèce y fut découverte par C. Smith ; elle a été trouvée ensuite dans d’autres loca- lités, et plus récemment aux îles Canaries et aux Açores, pendant le voyage du Challenger, par M. Moseley. Elle est toujours stérile en Ecosse, mais elle a été trouvée en fruit dans des stations plus méridionales. A l’époque de sa décou- verte, elle fut considérée par Wilson, avec quelque doute, comme une forme du Leucodon lagurus, espèce du cap Horn, et décrite par lui sous le nom de var. borealis. Plus tard, M. Schimper créa pour elle le genre Myurium. ;

Le catalogue des mousses à été dressé par MM. George Ross et Thomas King. Citons les espèces suivantes : Rhabdo- weissia denticulata, Campylopus longipilus, Grimmia patens, Rhacomitrium ellipticum, Glyphomitrium Daviesi, Mnium subglobosum, Bartramia areuata, Fissidens osmundoides, Hypnum hamulosum. :

Epvanno Sequema. Nouvelles mousses. Revista da Sociedade de Instruccao do Porto, Dezembro 1881. pe Les mousses récoltées par l’auteur ont été déterminées par M. Venturi. Un Dicranodontium, en fruits trop avancés, est considéré comme une espèce nouvelle et décrit sous le nom de D. robustum. Une variété nouvelle de l'Orthotrichum afline _ désignée sous le nom de flavicans est décrite : « pulvilli flaves- centes, folia ex apice obtuso apiculata. » ann L'auteur signale encore le Fissidens serrulatus, le Fontinal = Duriæi et le Ahacoraitrium lanuginosum qui n’avait pas encore Été trouvé dans le midi de l'Europe. à ane

_ Hy. Deuxième note sur les herborisa!ions de la Faculté Sciences d'Angers, 1881, in-8° de 25 pages. _ Dans cette deuxième note, M. Hy ne signale «

.39 REVUE BRYOLOGIQUE.

Jungermannia Schraderi, J. nana, Hypnum arcuatum et une variété de Grimmia pulvinata,

S.-0. LiNpBERG. De Cryphæis europæis (Meddel. af Societas pro Fauna et Flora fennica , 6 : 1881) , in-8° de 5 p.

M. Lindberg décrit avec soin les Cryphæa arborea et Lamyi. Cette dernière plante, qui est pour la plupart des bryologues une variété de la précédente, est considérée par l’auteur comme une espèce distincte.

G. Limpricur. Zur Systematik Torfmoose, in-8° de 8 p. On trouve dans ceite brochure des observations critiques sur leur classification. L'auteur attribue une grande impor- _ tance à la forme des cellules sur une section transversale des feuilles raméales, et, considérant que les cellules chlorophyl- leuses de la variélé congestum Schp. du S. cymbifolium sont très-petites et complétement entourées par les cellules - hyalines, il l'élève au rang d’espèce sous le nom de S. medium. Quant aux S. glaucum et subbicolor, créés en 1880, par Klingraff et par Hampe, il les réunit au S. cymbifolium, leur distinction ne reposant sur aucun caractère anatomique. M. Limpricht considère, comme de jeunes états de diverses espèces, les formes que l’on rencontre quelquefois avec une tige simple (ou portant de courts rameaux), n’ayant qu’une seule couche de cellules corticales et garnie de feuilles raméales modifiées.

C. WaRnsrTORF. Potanische Wanderungen durch die Mark Brandenburg in Jahre 1881, in-8° de 24 pages.

On trouve dans ce travail un catalogue de phanérogames et de muscinées, parmi lesquelles nous citerons : Alicularia mi- nor, Jungermannia anomala, J. subapicalis, J. lanceolata, J. marchica, Geocalyx graveolens. Sphagnum cymbifolium, var. papillosum et Austini. Dicranum flagellare, Bryum Neoda- mense, Meesia tristicha, Eurhynchium abbreviatum.

Nouvelles.

Désirant publier une édition de la liste des bryologues de l’Europe et des Etats-Unis, je prie les lecteurs de la Revue de me donner les noms et les adresses de tous les botanistes qui s'occupent de bryologie. 2

M. Lindberg demande communication d’un exemplaire du Jungermannia orbicularis de Michaux. Cette espèce n'existe = pas dans l’herbier de Michaux, qui est au Jardin des Plantes

N°3 ANNÉE 1882

REVUE BRYOLOGIQUE

PARAISSANT TOUS LES DEUx Mois

Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.

Sommaire du No 3.

Note sur les Mousses et les Hépatiques de l'Ille-et-Vilaine. F. Cauus. PA mou sur le genre Philonotis, Venrur.—Bibliographie. Nouvelles. Pris ds

Note sur les Mousses et les Hépatiques de l’Ille-et-Vilaine.

M. de La Godelinais a publié, dans la Revue Bryolo- gique (1), un catalogue étendu des Mousses et Hépatiques d'Îlle-et-Vilaine. Il a tenu compte des découvertes, d’ailleurs peu nombreuses, des botanistes anciens, Lui-même a visité longuement et avec beaucoup de soin plusieurs localités de ce département qu’il habite. Enfin , il a cité les découvertes

de M. J. Galiée, de Rennes, botaniste qui, avec M. de La Godelinais, a le plus exploré le pays. M. Gallée a, en effet, beaucoup travaillé la Bryologie de l'Ille-et-Vilaine et décou- vert dans ce riche département, encore vierge dans bien des points, beaucoup de plantes intéressantes. Qu'il me suffise de citer : Gyroweisia reflexa, Barbula latifolia, Bryum cyclo- phyllum, Sphagnum recurvum , Riccia Hübeneriana ,dontila le premier constaté la présence dans l'Ouest. Depuis plusieurs années, M. Gallée préparait un catalogue bryologique de l'Ille-et-Vilaine. Sa mort subite, dans les premiers mois de 1879, a arrété l’œuvre, et son herbier, je puis l’affirmer, est loin de représenter tous les matériaux qu'il avait amassés. ._ d'ignore, du reste, ce que cet berbier est devenu depuis. M. de La Godelinais, en publiant son catalogue, a

_ vivement ressentir la perte d 'logue. Ayant hab

34. re REVUE BRYOLOGIQUE.

Rennes pendant l’année 1876, j'ai eu la bonne fortune d’être conduit par M. Gallée sur tous les points qu'il avait visités et _ de recueillir sous sa direction toutes les mousses intéressantes qu’il avait jusqu'alors découvertes. Nous fimes, pendant celte année même, avec notre ami commun, le docteur

Brin, de nouvelles trouvailles, entr’autres celle du Phrlonotula rigida. Depuis, j'étais resté en correspondance avec M. Gallée. Nous nous communiquions toutes nos récoltes, lui de l’Ille- et-Vilaine, moi de Maine-et-Loire et du Finistère. Il avait toujours la même ardeur pour la bryologie, ne ménageant ni son temps ni sa santé. Je lui paie ici un tribut de reconnais- sance pour ses conseils et d'amitié pour les bons rapports que nous avons eus ensemble. Si j'écris cette petite note, <’est surtout pour rappeler le souvenir d’un botaniste mo- _ deste, mort avant d’avoir pu achever son œuvre.

__ Vers la fin de 1878, c’est-à-dire quelques mois avant sa mort, j'ai eu l’occasion d’avoir pendant plusieurs jours entre les mains l’herbier de M. Gallée. J'ai pris note de toutes les espèces que cet herbier contenait alors, et j’eusse été heu- reux de mettre tous ces documents entre les mains de M. de La Godelinais, si j'avais su qu’il préparait un catalogue bryologique de l’Ille-et-Vilaine. M. de La Godelinais , à qui j'en ai depuis exprimé mes regrets, m'a engagé à compléter _ son travail. Je me bornerai à indiquer des localités nouvelles pour les plantes rares ou supposées telles et à faire quelques remarques sur les espèces intéressantes,

Ephemerum serratum Hpe. N'est indiqué qu’à Fougères,

d’après Sacher, Cette plante est commune à Rennes et aux

_ environs (St-jacques, St-Laurent, etc.). Elle existe proba- blement dans bien d’autres localités, on la néglige à cause

de sa pelitesse et aussi de l’époque tardive de son apparition. J'ai tout lieu de la croire répandue en Bretagne, lFayant

oujours vue dans les quelques localités que J'ai visitées à

l'arrière-saison, :

Phascum rectum Sm. Bien développé dans le bassin cal-

caire de St-Jacques, il présente quelquefois un pédicelle

courbé qui pourrait le faire confondre avec LA. curvicollum.

Celle plante est essentiellement calcicole. À en juger par

_ l'Ille-et-Vilaine et le Finistère, elle est probablement assez

_ répandue sur le littoral breton, elle trouve dans le sable

- marin un substratum suffisamment calcaire, par suite de la

_ proportion de débris de coquilles qu'il contient. ro

_ Gymnostomum calcareum N. et H. Ce que M. Gallée m'a fait récolter sous ce nom, à St-Jacques, n’est certainement

_ pas le G. calcareum ! Je rapporte avec doute la plante à

_ richostomum tophaceu. _ Rhabdoweisia fugaz B. E. Ajouter : St-Malo-de-Phily ,

REVUE BRYOLOGIQUE.

Pléchatel, il tapissait l’intérieur d’une grotte et atteignait une laille peu ordinaire pour cette espèce. ai Eucladium verticillatum B. E.—A Punique localité indiquée, ajouter : Matival près Rennes et Mielles près St-Briac. Stérile. Gyroweisia reflexa Sch. Cette rare espèce a été décou- verte, en 14874, par M. Gallée, sur le banc de Feins. Elle a été signalée dernièrement, aux environs de Brest, par M. Ledantec, dans son catalogue. A la localité de. Feins , elle

est très-localisée, Elle tapisse l’intérieur d’une ancienne car-

rière el est plus ou moins abondante suivant le niveau de l’eau qui en occupe le fond. Ce calcaire est très-friable et se délite facilement. Le Gyroweisia y constitue des tapis très-bas, mais fournis, d’une teinte vert sombre. Les cap- sules y sont relativement peu abondantes ; il m'a semblé que toutes n’arrivaient päs à malurité. ARE RS Dicranoweisia Bruntoni Sch. - Assez répandu sur les rochers siliceux ombragés. Aux localités citées, ajouter : St-Malo-de-Phily, Pléchatel, Corbinière, Le Boyle, Hédé, St-Symphorien , etc. , cranum montanum Hedw. Plante assez répandue en Ille-et-Vilaine (buttes de Coesmes, forêt de Rennes, Pontréan, St-Malo-de-Phily, Châteaubourg ), et d'ordinaire abondante dans ses localités. C'est toujours sur les souches de châtai- gnisrs coupés en laillis que j'ai rencontré cette espèce. Elle est probablement plus rare dans le reste de la Bretagne. Je

lai cherchée avec soin et en vain en Finistère. Dois-je attri-

buer le fait à la rareté relative des taillis de châtaigniers

dans ce département ?

D. een Hedw. Découverte par M. Husnot dans la Fe lande de Laillé, cette espèce a été retrouvée çà et dans

toute la vallée de la Vilaine (La Molière, St-Malo-de-Phily,

Corbinière, elc.), et au nord de Rennes , à St-Germain, à Ja

forêt de Bourgouet. C’est donc une plante assez répandue (LES Ille-et-Vilaine elle reste néanmoins stérile. Elle aime les endroits découverts et un peu humides et est facilement

est au contraire assez répandu sur la terre tourbeuse de _ Marais et des taillis (St-Malo-de-Phily, bois de Coulo Corbière, etc. }, mais il fructifie rements 7:

tiques que j'aie vas de cette plante provenaient du littoral.

fleurs da I est

étouffée par l'herbe, Malgré les recherches les plus patientes,

_ il m'a élé impossible de la trouver encore en Finistère,

ses Slations préférées ne sont que trop abondantes. . Campylopus fragilis B. E.— Les seuls échantillons authen-

La plante que M. Gallée m'a envoyée de la Croix-Jallu comme C. fragilis fr. n’est qu'une forme de C, torfaceus. Ce derni

nee lrireloides De Va. Ex répanda et souv

ans toute la vallée de la Vilaine, d

Se =. Trichostomun tophaceum Brid. M. de La Godelinais

= sous le nom de Barbula tortuosa. J'en ai reçu de lui un échan-

_ côte, entre l'embouchure de la Loire et Noirmoutier.

He trouvé cette plante sur de vieux murs, à Rennes. Je

_36 _ REVUE BRYOLOGIQUE.

Pottia Starkeana C. Müll. Assez répandu dans le bassin calcaire de St-Jacques près Rennes, associé à Phascum rectum, comme dans les localités citées par M. de La Godelinais et _ dans toutes celles que j'ai vues. M. Gallée m'a envoyé de Chartres près Rennes une variété curieuse dont la coitïe est hérissée dans sa moitié supérieure de papilles comme celle du P. Wilsoni, mais ici le péristome est remarquablement développé; il est même rare de le trouver aussi élevé sur P. Starkeana.

Didymodon cylindricus B. E. Rochers du château de Hédé (Gallée). Cette localité, unique d’ailleurs dans le dépar- tement, indiquée dans le catalogue de M. de La Godelinais, doit disparaitre. Nous avons en effet, MM. Gallée, Brin et moi récolté, le 30 mars 14876, non pas au château de Hédé,

mais près de là, dans des carrières entre Hédé et St-Sym- _ phorien, de petites quantités d’une plante que nous crûmes : pouvoir d’abord rapporter au D. cylindricus. Un examen plus attentif a montré depuis qu’il y avait erreur ! Le D. cylindricus _ à chance néanmoins de se rencontrer en Ille-et-Vilaine. Il _ existe en Finistère. M. Ledantec en a trouvé une touffe aux environs de Brest, Dans ce même département, je l'ai vu très-beau et abondant en 1878 et 1879 dans les vallons _ d’Huelgoat et du Relec. C'était la variété robustus qui, je crois, n’a encore élé signalée qu’en Angleterre.

ss 5 SE ce

_ indique Ja localité de La Chaussairie, d’après M. Gallée. Il

ajoute plus loin, et d’une façon générale : stérile. À la Chaus-

_ sairie, la plante est au contraire en bel état de fractification, elle couvre de grands espaces dans les carrières de calcaire. —M. Gallée m'a encore indiqué d’autres localités dont je n’ai

_pas souvenance.

T. mutabile Bruch.—Ajouter aux localités : La Molière ; St- Briac il fructifie. Cette plante paraît assez répandue dans l'Ouest, comme plusieurs autres Trichostomes. Malheureu- sement, ils sont presque toujours stériles et polymorphes ; aussi, leur distinction est-elle laborieuse. Dans un temps donné, cette espèce sera, je crois, considérée comme com- mune dans J’Ouest,

TT. flavo-virens Bruch.—Existait dans l’herbier de M. Gallée

tillon provenant du littoral, mais sans localité précise, Cette _ plante, négligée jusqu'ici par les botanistes de l'Ouest en _ raison de sa stérilité habituelle, doit être considérée comme _ répandue sur le littoral breton. Elle est très-commune sur la . Barbula vinealis Brid. Outre les localités citées, j'ai

. l suppose plus commune. On la trouve çà et dans

REVUE BRYOLOGIQUE. 37

toute la Bretagne (Nantes et environs, Pontivy, Vannes, Roscoff).

B. insulana De Not.—Plante négligée à cause de sa stérilité presque constante. Elle est commune autour de Rennes et dans la vallée de la Vilaine. Il en est de même dans tout l'Ouest. Je l’ai trouvée un peu partout en Finistère, à Pontivy, autour du golfe du Morbihan, aux environs de Nantes, etc. Elle fructifie probablement en Ille-et-Vilaine. J'en ai trouvé des capsules en Finistère et dans le sud-ouest de Maine-et- Loire. è

*B. gracilis Schw. « Le Mont-Dol près la Chapelle (Gallée). » Je n'ai pas l'échantillon sous les yeux. Je re- trouve dans mes notes : « Cette plante ne peut se rapporter à B. gracilis. La présence d’un anneau bien évident, les feuilles périchétiales non prolongées en pointe, etc., suflisent pour l'en distinguer. » C’est donc une espèce à rayer de la liste de l’Ille-et-Vilaine. LE

B. Hornschuchiana Schultz. N'est pas indiqué dansle catalogue de M. de La Godelinais. M. Gallée m'a fait re- cueillir, près de la gare de Bourg-des-Comptes, une plante stérile que je ne crois pouvoir rapporter qu’à cette espèce. Je lui rapporte également, avec M. Gallée, une plante qu'il m'a envoyée du fort de La Varde, près St-Malo. ae __ B. tortuosa W. et M.—Les exemplaires étiquetés de ce nom dans l’herbier de M. Gallée appartenaient à des Tri- chostomes, en particulier à T. flavo-virens. Lui-même, du reste, m'a confirmé plus tard le fait par écrit. Je n’entends point nier par la présence de 2. tortuosa en Ille-et-Vilaine. Il est fort rare ‘en Bretagne. Je ne l'ai vu qu’à Châteaulin, en

: Finistère. M. Ledantec ne l'indique point autour de Brest.

Brebissoni Brid. Cette plante existe à beaucoup _ d'écluses du cours de la Vilaine (Châteaubourg, Le Boyle, La Molière, etc. }, et elle fructifie parfois très-bien. On trouve, en outre, à St-Symphorien, près Hédé, la forme décrite sous le nom de 2. sazicola par M. Lamy, forme qui semble assez répandue dans l'Ouest. &

38. REVUE BRYOLOGIQUE. support sur les mousses, idée si bien défendue par l'abbé Boulay et dont, pour ma part, j'ai eu à chaque instant à vérifier l’exactitude. G. curvula Bruch. Est indiqué au château de Hédé d’après M. Gallée. J'ai souvenir que nous avions, M. Gallée et moi, à .un examen ullérieur, beaucoup douté de l’exacti- tude de cette détermination. N'ayant pas l’exemplaire , je ne Puis rien certifier. Ce serait done une localité à vérifier. G. montana B. E. Bourg-des-Compies et Pléchate!, dans la vallée de la Vilaine. Cette petite mousse doit proba- blement s’avancer plus à l’ouest dans les massifs schisteux de la Bretagne. Elle n’a pas encore été signalée hors de l’Ille-et- Vilaine. Rhacomitrium protensum Braun. M. Gallée a confondu _ cette plante avec RA4. aciculare. Nous l'avons trouvée ensemble Corbinière. Il me l’a envoyée également du Morbihan , AUX limites mêmes de l’Ille-et-Vilaine. Elle est constamment stérile. ; _ Zygodon conoïdeus H. ét T, Nous en avons rencontré _ Quelques pieds dans .Ja forêt de Rennes, en 1876, au lieu dit _ le Triage-de-Liffré. _ Ulota Ludwigii Brid. Est indiqué, d’après M. Gallée, à la forêt de Villecartier, Nous l'avons , en outre, trouvé en- semble dans la forêt de Rennes et à St-Malo-de-Phily. Cette plante vit toujours par pieds isolés. Elle paraît fort rare dans l'Ouest. Je ne l’ai pas encore rencontrée dans les forêts _ du Finistère, malgré des recherches attentives.

. ©. phyllantha Brid, Se trouve çà etlà, mais par pieds isolés, en Ille-et-Vilaine, Il faut aller jusqu’en Basse- Bretagne __ Pour la trouver commune ; mais elle abonde.

Les fleurs mâles de cette espèce ont été découvertes par

M: Gallée, à Yvignac { Côtes-du-Nord ), non loin de l'Ille-ei- Vilaine, en novembre 1818. D’après l’exemplaire qu’il m'a envoyé , et qui se compose d’une louffe à pieds grêles el lâchement unis (forme ordinaire des arbres , bien différente comme aspect de celle qui habite les rochers voisins de la

\

mer), les fleurs mâles sont terminales, Je n’ai pas plus réussi

que M. Gallée à trouver d’archégones. La plante est donc dioïque. Au milieu des feuilles plus grandes qui couronnent

LT lige et qui, sur ces pieds mâles, ne sont point modifiées

_ quant à l’épaississement terminal porteur des corpuscules bruns, se montre la fleur sous forme d’un petit bourgeon., On _ doit noter que la description est faite sur des fleurs encore

À _ jeunes. Je ne puis retrouver en ce moment de fleurs plus _ avancées ; mais je me rappelle parfaitement, dans un premier

| examen lors de la réception de cette plante, avoir vu des

nombreuses preuves à l’appui de l'influence chimique du

fleurs contenant des anthéridies vidées, ouvertes, avec la

PR PO TRE US nt en, Ada

REVUE BRYOLOGIQUE. M

teinte jaune caractéristique, qui, par conséquent, avaient müûri leurs anthérozoïdes. Huit ou neuf folioles constituent le périgone ; les deux ou trois premières sont oblongues, for- tement concaves et demi-engainantes à la base, puis brus- quement se contractent en une assez longue pointe. La nervure dépasse légèrement le limbe eu formant un mucron peu aigu. Les feuilles suivantes, très-dilatées à la base, se rétrécissent brusquement en une pointe peu aiguë qui, sur les plus intérieures, atteint à peine un cinquième de la lon- gueur totale de la feuille. Ces feuilles intimes sont plus larges que longues ; on y distingue encore une nervure, peu nette à la base, qui atteint à peu près le sommet. Les cellules de la base sont grandes, rectangulaires, allongées, passant in- sensiblement à la forme losangique , dépourvues de chloro- phylle, hyalines d’abord, puis colorées en roux. Brusquement elles changent de caractère et deviennent petites, arrondies, ovales ou carrées, opaques et papilleuses. Cette dernière sorte de tissu, qui occupe au moins les 2/3 supérieurs des feuilles périgoniales extérieures, se réduit de plus en plus et n’occupe plus que le petit acumen des folioles intimes. Archégones assez nombreux, 45 dans la fleur qui me sertà cette description, grands (l’un d’eux, non encore ouvert,mesure 0"/",55), pédicellés. Les paraphyses formées de 7-10 articles sont filiformes et ne dépassent que de peu les archégones. J'ai vainement recherché ces fleurs mâles en Finistère, la plante se rencontre à chaque pas. re Orthotrichum stramineum Hornsch. « M'a été indiqué par M. Gallée. Je ne me rappelle plus la localité. » Cette localité est la forêt de Villecartié. Le petit fragment que nous avons partagé est en si mauvais état que je n’ose certifier le diagnostic de cette plante, que je n'ai trouvée nulle part ailleurs dans l'Ouest. RE O0. rivulure Turn. Ajouter aux localités : Champcors près Rennes et bords du Canut, pe Tetraphis pellucida Hedw. Plante peu commune en Bretagne, cependant ses stations préférées se rencontrent fréquemment. Elle croit encore en Ille-et-Vilaine, à Bourg- des-Comptes ; au vallon de Corbière , elle fructifie. Bryum bimum Schreb. J'ai souvenir d’avoir vu celle _ espèce dans plusieurs localités de la vallée de la Vilaine, Je e rare un exemplaire avec jeunes capsules de Bourg-des- è ptes. pu | A a = Bryum erythrocarpum Schw. Dans le vallon de Corbière __ près Châteauboure. J'indique celte localité, celle citée pa = M. de La Godelinais étant détruite. Cette plante, contra _ ment à toute aitente, ne se rencontre que de loin en loin

40 REVUE BRYOLOGIQUE. espèce, MM. Gallée, Avice, Brin et moi, le 18 mars 1876, _ près de St-Malo-de-Phily. Elle croît en assez minime quan- _tité dans les fissures d’une tranchée de schiste, formant la = paroi du chemin de balage de la Vilaine, un peu avant d’ar- river à un vallon (très-riche en mousses), qui conduit à lhermitage de Montferrat (Monteras, sur la carte d'état- major). La plante est en bel état de fructification en avril- mai, au milieu d’une magnifique localité bryologique, Buxbaumia aphylla Haller.— M. Gallée a rencontré une seconde localité : lisière d’un taillis dans le vallon de Cor- _ bière près Châteaubourg,. Plerigynandrum filiforme Hedw. Indiqué à Corbinière-en-

Couvert d’eau, Cet exemplaire est fructifié. L'opercule lon- guement subulé, les feuilles fortement dentées, les feuilles _périchétiales énerves, l’inflorescence Synoïque ne peuvent laisser aucun doute sur la détermination de cette espèce , rare méconnue dans l'Ouest, Le même envoi contient, = du Mont-Dol, une mousse éliquetée £. strigosum. Elle ne me _ paraît pas suffisamment caractérisée pour que je l’ajoute à la _ liste des espèces d’Ille-et-Vilaine. ne: . Bypnum elodes R Spruce. —Sur des sonches dans la partie _inondée du petit bois de la Gautraie près Rennes. Stérile mais avec de belles flenrs. J'ai trouvé cette plante avec mon _ ami Brin, en juillet 4876. M Gallée ne ln connaissait pas à

la localité citée qui est souvent couverte d’eau. Elle ne _ figurait pas dans son herbier à Ja fin de 1878. M. de La _ Godelinais ne l'indique pas non plus dans son cataloyue.

Hypnum revolvens Sw. Ajouter à la localité : Etang de

associé à Camptothecium nitens.

_. H. scorpioides L.—Ajouter aux localités citées : Lande de

_ Sansec, étang de Boulay, lande de Landhuan, env. de Hédé.

_ Les fructifications sont très-rares, mais la plante atteint un

: beau développement végétatif. M. Gallée m'a aflirmé que ‘H. lycopodioides de l'herbier Sacher n’est qu’une forme du

_Scorpioides , qu'il avait constaté l'absence de nervure aux

feuilles, eÿç. Cette espèce devrait donc être rayée de la

diste des espèces de l’Ille-et-Vilaine et par suite de la Bretagne.

REVUE BRYOLOGIQUE. 41

Sphagnum acutifolium Ehrh.—Si j'ai bonne mémoire, cette plante est représentée par plusieurs formes en Ille-et-Vilaine. Je ne retrouve dans mon herbier que la variété luridum.

Sph. rigidum Sch. Ajouter : Etang de Bourgouet, forêt _de Paimpont. Tous les exemplaires que j'ai vus (et il en est de même dans le reste de la Bretagne), appartiennent à la variété compactum.

Sph. subsecundum N. et H. Espèce très-commune et pré- sentant de nombreuses formes. Outre la variété obesum que cite M. de La Godelinais et que j'ai récoltée à la lande d… Sansec et au bois de Coulon, je citerai dans ces deux mêmes localités la variété contortum qui y est bien caractérisée.

Jungermannia barbata Lind. Cette forme est à pen près

Seule à représenter J. barbata. Elle est répandue dans la vallée de la Vilaine, ainsi qu’à St-Symphorien,etc. AT

Sphagnæcetis communis Nées. Beaucoup de localités pour- raient être ajoutées à celles que cite M. de La Godelinais. M. Gallée m’a montré des échantillons parfaitement fructifiés, ce qui est bien rare dans l'Ouest. Je regrette de n'avoir pas retenu la localité exacte. “pb

Calypogeia trichomanis Corda. Cette plante, indiquée comme stérile par M. de La Godelinais, était en bel état de fructification au printemps de 1876, dans la forêt de Rennes, au triage de Liffré. Je cite le fait, d'abord parce que la fruc-

tification du C. trichomanis est rare et parce que j'ai pu remarquer que bon nombre d’hépatiques se présentent en Ille-et-Vilaine en état de fructification, La variété Sprengeliè se trouve parmi les Sphaignes, dans une prairie du vallon St-Lazare, près Montfort. Sos

Lejeunia minutissima , sens. lat. Ajouter : La Molière,

Langou, buttes de Coesmes , forêt de Rennes. Dans les deux

_ Premières localités, c’est le L. inconspicua dépourvu d'am- _phigastres ; à la dernière localité, le L. ulicina à amphi- 8astres bien marqués. Le L. uhcina sera donc à ajouter à la liste des Hépatiques d’Ille-et-Vilaine, si tant est qu’il soit spécifiquement distinct de L. inconspicua. | durs

Sphærocarpus terrestris Sm. Répandu autour de Rennes, St-Jacques , Pontréan. di Lors. . Riccia, M. Gallée a trouvé dans ce département plu- _ Sleurs belles espèces, À. crystallina, Bischofft, Huebeneriana. ma envoyé, quelque temps avant sa mort, sous le nom de 2. ciliata et R. nigrella, quelques exemplaires qui méri- teraient d’être revus. Je n’ose, sur un examen déjà ancien, _ Certifier ces diagnoses. Quant au Æiccia du Mont-Dol, je crois _ Parfaitement , avec M. de La Godelinais » Que ce n’est pas

Vrai À. minima L.

DUT l’époque j'habitais Rennes, j'ai fait peu de découvertes

_ REVUE BRYOLOGIQUE.

personnelles autour de cette ville, et c’est à M. Gallée que

e je dois ce que je connais de l’Ille-et-Vilaine. M. de La Gode-

linais était tout désigné pour publier un travail sur les mousses de ce département. Un grand nombre de bonnes espèces n’y ont été vues que par lui. Sans avoir jamais herborisé en- semble, lui et M. Gallée travaillaient à l’œuvre commune. Un seul a pu en publier le résultat. Comme je le disais au début , c’est pour rappeler la mémoire de celui qui travailla avec tant d'ardeur à la bryologie du département que j'écris ces quelques pages. M. Gallée n’a pas laissé de notes, son

= herbier est très-incomplet pour les localités ! et il eût été

HE

malheureux qu’il eût travaillé en pure perte. M. de La Go-

_ delinais a fait connaître celles de ses découvertes qui lui avaient été communiquées. Le présent mémoire servira à les

compléter, Constatons, en terminant, un fait qui se présente plus ou

_ moins marqué dans toute la Bretagne , et que M. Boulay a _ vivement fait ressortir, dans plusieurs de ses travaux, pour

la flore des environs de Brest, le mélange remarquable de plantes méridionales et de la région sylvatique. Ce n’est pas frappant comme autour de Brest même, mais le fait n’en

_ est pas moins certain. F. Camus.

Considérations sur le genre Philonotis.

On remarque une dissension considérable dans les auteurs,

= qni donnent la description de la Philonotis fontana Brid. et

des formes voisines, en ce qui concerne la valeur qu'on croit attribuer aux caractères distinctifs,

. M le professeur Schimper, dans la 2 éd. du Synopsis, ne

fail pas mention de la Ph, seriata Mutt., quoiqu'elle ait été

tronvée en Angleterre, en Suisse et en Scandinavie, et il con- sidère comme simple variété Ja Ph. cæspilosa de Wilson, Il voit dans la Ph, parvula de Lindberg une simple forme de la Ph. marchica, et enfiu il fonde trois variétés de la Ph, fon-

tana : l'a/pina, la compacta et la falcata.

M. le professeur Milde, dans sa Flora silesiaca, a la seule variété falcata ; il ne parle pas de la Pb, seriata, et il recon- nait comme espèces propres la Ph. cæspitosa de Wilson et la Pb. capillaris de Lindberg ; cette dernière non mentionnée

par Schimper.

M. le professeur Lindberg, dans son Catalogue des Mousses

| À _ de la Scandinavie, n’accepte pas l’espèce de Wilson, ni comme _ telle ni comme variété. Il ne reconnait pas les variétés de

__ Schimper et place, au contraire, comme simpl - Pb. fontana la Ph. parvula et la Ph. illar

es variétés de ris, qu’il avait

REVUE BRYOLOGIQUE. 43

autrefois considérées comme espèces; enfin il regarde comme une espèce distincte la Ph. seriata de Mitten.

Il est inutile de parler d’autres auteurs qui ont donné la description du genre Philonotis ; car je n’ai rien trouvé qui fût digne d'attention. Je n’aurai donc à m'occuper que des espèces et des variétés susdites. ne

Pour ce qui concerne les var, capillaris et parvula de Lindberg, je crois bon d'admettre l'opinion de l’illustre auteur qui les a considérées comme appartenant à la Ph. fontana ; car, quoique les feuilles soient beaucoup plus étroites que l'espèce principale, toutefois leur aréolation correspond à celle des feuilles de l’espèce susdite, et non pas à l’aréola- tion des feuilles de la Ph. marchica. >>

Une autre question serait de savoir si ces deux variétés sont assez différentes pour qu'on puisse les reconnaitre ; mais je ne le discaterai pas avant d’avoir eu l’occasion de les observer avec plus d'attention. Sa à

Pour ce qui regarde la Pb. cæspitosa de Wilson, il faut prendre note de ce que disent-de cette forme les auteurs qui en ont fait mention. Le professeur Milde nous dit que c’est une plante plus grêle que la Ph. fontana, avec les feuilles plus transparentes, d’une aréolation plus lâche et sans les plis, ou mieux les sillons à la base, qu’on donne comme caractères de l’espèce principale. a” |

M. Schimper ne parle pas de l’aréolation ni des sillons des feuilles ; mais il dit simplement qu’elle est plus grêle, avec les feuilles imbriquées et plus ou moins courbées. Ni l’un ni l’autre de ces auteurs ne dit quelque chose de la couleur générale des touffes.

Si je contemple un exemplaire authentique de M. Wilson

recueilli à Warrington, que je dois à l’obligeance de

M. Davies, je trouve vraiment que l'aspect extérieur de cette

forme est frappant ; car non-seulement les gazons sont plus

grêles que ceux de la Ph. fontana, mais ils sont aussi d'une couleur vert foncé ; les feuilles, plus larges à la base et plus Courtes , n’ont pas de trace de plis, et l’aréolation est seule-

ment un peu plus lâche à la partie inférieure. Les dimen- Sions des cellules arrivent quelquefois, en effet, au diamètre de O mill. 025, tandis que dans la Ph. fontana on les voit d’un diamètre tout au plus de 0 mill. 018à 20. ne din . Mais tout cela suffira-1-il pour constituer une espèce propre différente de la Ph, fontana ? On n’ignore pas la variabilité _ de cette espèce en ce qui concerne la forme des feuilles e _ leur direction, la grosseur des rameaux et la densité de _ Sazons, et après tout cela je ne crois pas que les différences _ de la forme nommée par Wilson soient suffisantes pou _ Les fleurs mâles et femelles n’ont rien qui

;

À REVUE BRYOLOGIQUE. commun aux formes usuelles de la Ph. fontana ; la rigidité particulière des touffes de cette dernière est propre aussi à la Ph. cæspitosa, et le manque de plis à la base ne me semble pas essentiel; car le cas n'est pas rare que des formes plus lâches de la Ph. fontana proprement dite ont _ les sillons presque imperceptibles. La densité de la texture de la base des feuilles enfin, dans les limites auxquelles arrive l'espèce de Wilson, est bien trop peu de chosé pour __ distinguer une espèce ; car les cellules constituant l’aréo- _ lation ne sont pas uniformes ou d’une grandeur égale, et _ l'aréolation de la texture dans la partie supérieure des feuilles ne présente rien de spécial, _ Un exemplaire récolté par Schimper en Angleterre est plus _ grêle encore que celui qu’a trouvé Wilson; mais les caractères _ anatomiques y correspondent parfaitement. ï _ À la même catégorie appartiendra certainement une forme que j'ai trouvée dans les montagnes de Rabbi et de Pejo, près des glaciers. Elle n’a ni fleurs ni fruits: les gazons grêles sont d’un vert foncé et la plupart des feuilles sont dépourvues _ de sillons à la base, toujours imbriquées, et moins pointues

_ que dans l'échantillon original.

- Un exemplaire de la Galicie, récolté par M. Schliephake, a bien la couleur des tiges vert foncé et les feuilles sans plis à _ la base; mais la grosseur des rameaux, la configuration et la direction des feuilles ne diffèrent ancunement des exem- _ plaires moins robustes de la vraie Ph. fontana. Un autre _ échantillon de la Galicie, récolté par Klinggraf et ayant des _ fleurs mâles et des fruits mûrs, a bien tous les caractères de __ Ja forme de M. Schliephake ; mais les rameaux ne sont pas _ plus grêles que la forme ordinaire de la Ph. fontana. Tout cela m'a convaincu que, si la forme vert foncé et grêle

_ de Wilson peut être distinguée de la Ph, fontana, on ne

pourra pas y reconnaitre plus qu’ane simple variété.

Plus remarquable et plus distincte que la Ph. cæspitosa est une autre forme, appartenant au groupe de la Ph. fontana, que j'ai trouvée dans les environs de Trente en état stérile.

_ Elleest, même à l'état sec, d’un beau vert émeraude , avec les gazons d’une mollesse qu’on ne trouve guère dans la _ forme ordinaire de la Ph. fontana, ni dans les variétés énu- __ mérées par Schimper.

Quvique je ne puisse pas attribuer une importance essen- _ tielle à la couleur et à la mollesse de la plante, car plus loin _ je parlerai d’une forme alpine qui d’ailleurs a tous les carac- __tères de la Ph. fontana, toutefois l’exemplaire de Trente a un autre caractère que je dois absolument considérer comme essentiel: c’est l'aréolation des feuilles. Elle n’est pas seule- ment un peu plus lâche à la base (comme on dit de la Ph. cæspitosa Wils.), mais dans toute son étendue les cellules

REVUE BRYOLOGIQUE. E :

sont au moins le double plus larges que les plus amples cellules de la Ph. fontana. Leur diamètre, près de l1 base, arrive jusqu’à 0 mill. 035, avec une longueur de 0 mill 06-7, et vers la pointe elles ont toujours un diamètre de O0 mill. 015 au moins, tandis que dans les formes de la Ph. fontana il ne dépasse pas 0 mill. 007-8. : Le La chlorophylle en granules est éparse dans la cavité des cellules, et à la base des feuilles il n’y a aucune trace de sillons, Si on ajoute la rareté des papilles, la laxeté de la disposition des feuilles, leur port un peu crépu à l’état sec, la ; rareté des racines qui couvrent ordinairement d’un tissu dense la partie inférieure de la Ph. funtana, on doit conelure que, guoiqu’on ne connaisse pas l’inflorescence de la plante et quoique la configuration des feuilles n’ait rien de ditiérent en grandeur, on a affaire à une forme bien plus distincte que celle de Wilson, Fe Presque conformes en tout à l’échantillon de Trente, sont, principalement pour la texture des feuilles, la mollesse et la configuration des tiges, les exemplaires trouvés, l’un par M. Newton à Oporto, et l’autre par M. Gravet dans les marais de Louette-St-Pierre. Ce dernier a été distribué sous la déno- mination de Ph. cæspitosa dans la collection des Musci Galliæ de M. Husnot. * 44 On est vraiment tenté de qualifier cette forme comme une espèce nouvelle en l'appelant Philonotis mollis, et elle aurait dans ce cas la description suivante : æ. Planta mollis, cæspitosa, viridis, inferne radiculosa sed non tomentosa. Caulis subsimplex vel dichotomus ; folia erecto- patentia, siccitate plerumque curvata, laxius disposita, ovato- lanceolata, plas minus acuta, margine deutata, parce papillosa vel fere lævia, basi non sulcata vel plicata ; areolatio e basi ad apicem duplo laxior quam in Ph. calcarea vel fontana, cellulis cum granulis chlorophyllicis dispersis vel in angulis Coagulatis, costa debilis, fl. et fr. ignot. a J'ai déjà fait mention ci-dessus d’une forme alpine ayant la mollesse de la Philonotis mollis ; mais l’aréolation des feuilles n'est pas différente de celle de la Ph. fontana. Il s’agit d’un échantillon que j'ai trouvé sur les rochers humides, dans les montagnes de Pejo, et d’un autre dans une localité semblable de la vallée de Rabbi. L’aréolation normale de cette forme et la configuration des feuilles bien papilleuses persuadent qu’il _ he s’agit ici que d'une variété de la Ph. fontana, bien dis tincte de l'espèce normale par la mollesse des touffes, disposition plus lâche des feuilles qui n’ont pas de plis à! base, mais bien distincte aussi de la Pb. mollis par la _de l’aréolation toute conforme à celle des feuilles de 1 normale. Cette variété, qui n’est pas crépue pourrail être appelée var. laza

46. REVUE BRYOLOGIQUE.

_ I reste à présent à parler de la Ph. seriata Mitten. Les _ échantillons que je possède m'ont été communiqués par M. Davies, provenant l’un du Grand-St-Bernard et les deux autres de l’Ecosse,

L’aspect extérieur de cette forme bien robuste n’a rien qui la puisse diversifier de la Ph. fontana; car les feuilles inté- rieures de la fleur mâle sont obtuses, avec la nervure s'éva- __ nouissant vers le sommet, le gazon a la rigidité ordinaire, la

_ couleur vert-jaune à l’état sec, et les racines tomenteuses de lespèce susdite. Les feuilles ont le sillon à la base et sont disposées très- densement, la capsule et le péristome n’ont rien de remar- _ quable, toute différence est circonscrite à la structure des _ feuilles, comme l’a bien noté M. Lindberg. La nervure, en effet, est ( particulièrement dans les feuilles _ adultes) rongeâtre et sensiblement plus robuste qne dans la Pb. fontana, avec des papilles très-proéminentes jusqu’à la base ; l’aréolation, fort papilleuse, est à la base plus étroite et plus courte. Au bord, dans partie inférieure recourbée , _ la présence des papilles fait voir comme une double on triple _ série de dents, - ï Cette forme a donc la nervure de la Ph. calcarea (moins _ la couleur), une aréolation plus dense que la Ph. fontana, et _ les tléurs mâles de cette dernière espèce; de plus, elle a les _ feuilles courbées dans un sens et vraiment fa/catæ. _ Avec tout cela, je ne pourrais jamais me convaincre qu'elle

puisse être plus qu’une simple variété de la Ph. fontana, _ espèce bien variable dans la configuration, la direction et la disposition des feuilles et dans la consistance des tiges. On trouve, en effet, beaucoup de cellules dans le tissu des = feuilles de la Ph. fontana, qui ont la grandeur de celles de la

= Ph. seriala, et les papilles sont un caractère bien fugace, car

_ leur fréquence n’a rien de constant. L'espèce nouvelle que j'ai proposée a au moins un tissu si _ large, que la plus ample des cellules de la base ou de la

rtie supérieure de la Ph. fontana n'arrive pas au diamètre

de la cellule la plus étroite, dans la même situation de la

_ feuille de mon espèce, et les papilles, rares ou nulles, sont _ bien autre chose qu’une fréquence plus ou moins grande, _ Un échantillon, nommé par Schimper et récolté dans la

_ région alpine de la vallée d’Aoste, a tous les caractères de la Ph. seriata communiquée par M. Davies ; seulement je trouve

_ la direction des feuilles plus fortement courbée, Je l'ai reçu sous la dénomination de Ph. fontana, var. falcata, et la description bien concise, qu’on lit de celte variété dans le Synopsis, fait croire à son identité avec la Ph. seriata. Je ne _ peux pas voir dans l’espèce de Mitten plus qu’une variété de

REVUE BRYOLOGIQUE. 47

Les deux variétés alpina et compacta, énumérées par Schimper, n’ont rien de particulier dans la structure ana- tomique ni dans le port. La densité des gazons et l’état plus grêle des tiges sont bien plus un effet de l'influence du climat, et par conséquent ces variétés ne peuvent avoir la valeur des deux autres formes falcata et cæspitosa.

VENTURI.

Bibliographie.

S.-0. LiNpserg, Monographia præcursoria Peltolepidis, Sauteriæ et Cleveæ (Acta Societatis pro fauna et flora fennica, t. Il, 0. 3), in-8 de 45 p. Helsingfors, 1882,

M. Lindberg décrit avec beaucoup de soin ces trois genres créés aux dépens de l’ancien genre Sauteria ; ils compren- nent les espèces suivantes: Peltolepis grandis ; Sauteria alpina; Clevea hyalina, C. suecica, Re ee

Catalogue des Mousses, des Hépatiques et des Lichens du Royaume de Polkigne, récoltées et déterminées par le Casnum Frupowicz. Gr. in-8 de 10 p., 1881. Rte

Ce catalogue contient une introduction et l’'énumération, avec l'indication des localités, de 201 mousses, 57 hépatiques et 112 lichens. Citons quelques-unes des espèces : Dicranum viride, Barbula insidiosa, B. pulvinata, Ulota Ludwigi, Bryum cirratum, B. badium, B Funckiü, Mnium riparium , Anomo- don apiculatus, Brachytkecium Geheebii, Amblystegium con- fervoides, Hypnum Haldaniinum, Pellia Neesiana, etc.

Husnor. Catalogue analytique des Hépatiques du Nord- Ouest. In-8 de 24 p., 1882, 1 fr. Sn . Cette brochure, qui est un résumé de l'Hepaticologia Gal- lica restreint à la région du Nord-Ouest, est destiné à faciliter _ la détermination des espèces à ceux qui débutent dans l'étude

des Hépatiques. ae Les publications suivantes seront analysées dans le pro- chain : Warnstorf.—Die Torfmoose in kœniglichen Bo- lanischen Museum in Berlin. RE Sidow. Die Lebermoose Deutschlands , Œsterreichs und

__ der Schweiz, in-8° de 96 p. ss _. Deloyne. Notes de Cryptogamie.

(A8 REVUE BRYOLOGIQUE.

des Sphaignes de l’Europe. Gr. in-8 avec 4 planches. PRE : Sfr. Pour paraître le 10 juin :

Muscr GaLLiÆ, fascicule 44 (n°° 651-700). Prix : 8 fr. 50. Ce fascicule contiendra : Sphagnum sedoïdes; Hypnum erythrorrizon, dilatum, depressum, pumilum, irrigatum, eugyrium, pratense , hamulosum; Campylopus setifolius, brevipilus; Dicranum falcatum ; Ptychomitrum nigricans ; Fonlinalis dalecarlica, Conostomum boreale ; Paludella squar- rosa ; Orthodontium gracile, Bryum Mulhenbeckiü, B. juli- forme ; Barbula fragilis ; Ulota curvifolia ; Orthotricham acu- _ minatum; Neckera pennata, N. Sendineriana, Sporledera _ palustris, Tayloria serrata, etc.

.. M. Delogne, professeur au jardin botanique de l’État, à Bruxelles, désire consulter un échantillon authentique en fruits de Hypnum fallax Brid.

= ADDENDA AD FLor. Bryor. EuroP.— Dicranum pallidum Schp: = D. scopario proximum, Prope Godalwing , comitat. Surrey ; jan. 1882.—Leg. Mitten. Dicranum Venturii De Not. Primus ad Hochalpen von Rabbi à clariss. Venturi. In 1882, collibus calcareis prope Hurispierpoint leg. clariss, Mitten. Ad Ben Lawers Scotia, 4856, legit clariss. Wilson et ad G. Davies sub nom. « D. palustre var, foliis latioribus. » Ad Tyn y Groes, Cambro- _vallia, leg. W. Wild. Ad jugam Southdowns, Sussexia, hic et

illic frequens.

Brighton, 20 mart. 1882.17": G. DAVIEs. Parmi les mousses récoliées par M. le professeur Macchiati en Calabria (Italie méridionale),.je viens de trouver Hypnum Cristra-castrensis et Brauntia sciuroides c. frucl! La découverte _ de ces deux espèces dans le midi de l'Italie ine paraît assez

intéressante pour être publiée dans la Aevue Bryologique.

= Bologna, via Galliera, Palazzo Zucchini » 26 mars 1882.

: A. BoTrinI.

Le Burbula sinuosa vient d’être découvert à Stenay’et à Baâlon (Meuse), par M. J. Cardot, de Stenay. Je crois qu'il n'a pas encore été signalé en France. de __ Louette-St-Pierre (Belgique), 47 avril 1882. F. GRAvET.

C’est par erreur que la mousse nouvelle de Portugal a été appelée Dicranodontium robustum dans la Revue d'Oporto et _ dans notre dernier numéro; c’est un Dicranoweisia (D. £ robusta), dont M. Venturi publiera la description dans le

_ prochain numéro de cette /evue. Re

Un bryologue très-conna aux États-Unis, M, Z.-P. James,

_est décédé à Cambridge, le 22 février, à l’âge de 79 ans. IL

_ travaillait, avec M. Lesquéreux, à un Manuel des Mousses de "Amérique seplentrionale,

4 ANNÉE 41882

REVUE BRYOLOGIQUE

PARAISSANT TOUS LES Deux Mois

Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.

Sommaire du 4.

Sur quelques Hépatiques observées à Cannes. Pæicisenr. Obser- vations sur les Orthotricha cupulata. VeNTuRI, Dicranoweisia robusta. Venrun. Suite du Catalogue des Mousses du Tyrol italien. Venrurr. Bibliographie.

IS

Sur quelques Hépatiques observées à Cannes.

Le climat de la Provence est, en général, très-peu favo- rable à la végétation des hépatiques ; cependant, autour de Cannes l'alternance des terrains siliceux et calcaires, la pré- sence de nombreuses collines assez boisées, avec des ravins” abrités et arrosés par de petits cours d’eau, offrent à ces Plantes délicates des conditions plus propices ; j'y ai observé Teécemment un certain nombre d'espèces rares : la Calypogeia _ erncetorum Æaddi fertile, le Saccogyna viticulosa bien ta _ tifié, les Jungermannia nigrella, alicularia, Turneri, turbinata, tristis, les Fossombronia angulosa et cœæspitiformis, toutes _ âvec des fructifications; ct d'autres plus communes : Scapania compacta, Southbia obovata, Aneura pinnatifida, Kantia ( Calypogeia ) trichomanis, etc. Voici le résumé demes observations sur quelques-unes de ces espèces. ee CALYPOGEIA ERICETORUM Raddi. Cette plante a été décrite * en 1820 par Raddi, qui la dit commune sur les collines cou- vertes d’arbustes du monte de Vecchi, près de Careggi, en Toscane (Mémoires de la Société des Sciences de odène, : . t. XVIN). Elle avait cependant très-rarement élé retrouvée _ depuis, et ses fructifications étaient à peu près inconnues. Au mois de juillet 4877, ayant passé un jour à Bône, e Algérie , jy récoltai quelques mousses -et quelques hépa ques, qui, dans cette saison , étaient en bien mauvais é Cependant, au mois d'octobre suivant, ayant planté sous

cloche ces touffes d'hépatiques, je vis apparaîtr quelques semaines, les capsules d'une Jungen

s0- REVUE BRYOLOGIQUE.

= souterrain qui doit très-probablement être rapportée au Caly- _ pogeia ericelorum de Raddi, J'envoyai ces exemplaires fruc- tifiés à M. Gottsche, qui avait déjà reçu de la Sicile un échan- tillon de la même plante à un autre état de développement, et qui a consigné ses observations à ce sujet dans un savant mémoire publié récemment (Neuere Untersuchungen über die Jungermanniæ Geocalyceæ ). Il résulte de ces observations que, si cette plante est bien celle de Raddi, toutes les des- criptions qu'on en avait faites jusqu'ici sont très-inexactes, particulièrement celle de Nees (Synopsis hepaticarum, - p. 196) et celle de Dumortier { Hepaticæ Europeæ, p. 444). On avait assimilé complètement la fructification de cette hépa- tique à celle du Calypogeia trichomanis et du Saccogyna vi- ticulosa, tandis qu’elle se forme, en réalité, d’une tout autre _ manière.

Dans le Calypogeia trichomanis, comme aussi dans le Saccogyna viticulosa et le Geocalix graveolens, les fleurs mâles et les fleurs femelles naissent sur de petits bourgeons latéraux placés à l’aisselle d’un amphigastre ; le tube souter-

: rain qui enveloppe la capsule est formé par le développement

_ d’un de ces petits rameaux; il est suspendu latéralement à la tige principale par un court pédicelle qui s’insère sur l’un de ses côtés, près de son sommet. Dans notre plante, au con-

_traire, il n’y a point de bourgeons latéraux ; les fleurs naissent sur la tige principale ou sur ses divisions; les anthéridies

__ à l’aisselle de quelques feuilles, vers le milieu d’une branche,

et les archégones sur la face dorsale de la tige entre quelques _ petites bractées. Après la fécondation, cette partie de la tige sont placées les fleurs femelles tend à se porter en bas : sa face dorsale devient concave, sa face ventrale fait saillie en dessous, et ainsi peu à peu il se forme un long tube qui s'enfonce dans la terre et dont la cavité reste ouverte en baut, le point de la ligne médiane sont situés les arché- gones demeurant toujours au fond de ee tube et les entrai-

_ nant avec lui. C'est donc tout à fait à l'extrémité inférieure de 7

ce fourreau souterrain que naît le sporogone dans l’archégone _ fécondé ; en grandissant, il s’élève peu à-peu dans l’intérieur _de li cavilé tubulaire, et enfin, à la maturité, le pédicelle s’allongeant considérablement, la capsule sort par l'ouverture

_ de cette cavité sur la ligne médiane de la tige entre les

feuilles, La tige elle-même, après avoir produit cet organe souterrain, continue de croître et se prolonge en avant, de telle sorte que le tube et les deux parties de cette tige, dont _ l'une le précède et l’autre le suit, ont leurs axes situés dans _ le même plan vertical. * Le Fe __ Par ce mode de fructification, notre espèce s’éloigne con- _sidérablement du Calypogeia trichomanis, dont elle est d’ailleurs séparée aussi par ses feuilles succubes, disposée:

REVUE BRYOLOGIQUE, 51

par paires et légèrement soudées deux à deux à leur bord supérieur, et par l’absence des amphigastres. Aussi avait- elle été déjà retranchée du genre Calypogeia par Nees, qui en avait fait le type de son genre Gongylanthus. Dumortier lui conservait, au contraire, le nom de Calypogeia, en établissant pour le Calypogeia trichomanis et les espèces voisines le genre Cincinnulus. Enfin, M. Lindberg à cru devoir rétablir pour ce dernier genre le nom plus ancien de Kantia, Si l’on adopte ce point de vue, notre espèce devra garder le nom de Calypogeia ericetorum, que lui avait donné Raddi. e M. Gottsche conservait cependant quelques doutes sur

l'identité de la plante de Raddi avec celle d'Algérie et de Sicile, trouvée jusqu'ici en si petite quantité. J'ai donc été agréablement surpris quand, vers la fin de cet hiver, je reconnus cette espèce à Cannes, elle est assez abondante sur les parois hamides et presque verticales des petits ravins creux, le long des ruisseaux. Au premier aspect elle ressemble exactement au Jungermannia alicularia de Notaris, dont elle semble être simplement une variété un peu plus grande; la couleur de la plante est seulement plus glauque ; en outre, on ne la trouve que dans les terrains siliceux, tandis que le Jung. alicularia, qui est aussi assez comman à Cannes, vient dans les terrains calcaires mêlés de calcaire. Mais si l’on enlève quelques touffes, et qu’on les observe en dessous, on découvrira de temps en temps un de ces longs tubes minces qui servent d’enveloppe aux capsules. Au moment j'ai récolté la plante, c’est-à-dire vers le milieu de mars, ces _ tubes étaient en général bien développés, mesurant de _ 6 à 7 millimètres en longueur même davantage ;: mais la capsule commençait à peine à se former. En opérant “une coupe vers la base du tube souterrain, on y trouvait l’archégone, long d'environ 2 millimètres, et contenant le Jeune embryon. À ce moment cet embryon est encore libre _ dans l’archégone, et il se compose de deux parlies faciles à distinguer : une base conique, longue environ d’un i-millimètre, s’évase en une petite collerette à peu près

de même hauteur; 2 du cenire de cette collerette part ke: _ Pédicelle alors très-court, qui porte une capsule longue environ d’an millimètre. DR Re Ayant quitté Cannes à cette époque, j'ai placé à Ai _ Une purtie de ma récolte sous une cloche, et vers la fin du Mois d’avril les capsules mûres se sont montrées. Le t | Soutérrain n’a pas changé de longueur ni de forme; toujours très-mince dans sa partie supérieure et légèr

calyptra

REVUE BRYOLOGIQUE.

première partie de l'embryon, la base conique et la collerette, _se sont intimement soudées avec cet épigone, de telle sorte qu’il est à peu près impossible de distinguer leur tissu de _ fa membrane de l’archégone avec laquelle il fait corps ; le _ pédicelle est, au contraire, tout à fait libre dans cette __ enveloppe à la base de laquelle il s’insère ; il s’est allongé de toute la longueur du tube souterrain, et d’une longueur pe près égale ou même un peu plus grande en dessus ; il tend à se tordre en spirale dans sa partie exserte. La capsule est parfaitement droite et cyliodrique, nullement tordue, de même épaisseur que le pédicelle. Elle se partage en quatre valves linéaires, larges environ d’un cinquième de millimètre, longues d’un millimètre et demi, ou un peu plus, _ Ces valves sont formées de deux couches de cellules, disposées sur huit rangs longitudinaux et parallèles, très-réguliers ; la couche externe, peu visible, se compose de cellules carrées, ponctuées sur un de leurs bords ; la couche interne, plus apparente, de celles oblongues scalariformes. Le pédicelle, coupé transversalement, présente de douze à quinze cellules sur son contour extérieur. Les spores, de moyenne grosseur, paraissent à peu près lisses; leur diamètre égale deux ou _ trois fois celui des élatères, qui sont petits et bispires. Ce qu'il y a de plus remarquable ici, c’est cette disposition _ régulière des éléments de la membrane capsulaire en _ trente-deux rangées parallèles, qui rappelle la disposition _ des dents du péristome dans les mousses. En disséquant quelques-unes de ces fructifications, j'ai _ rencontré un cas singulier et intéressant. Dans un archégone _ le sporogone , après avoir atteint une longueur d'environ 1 mill. 1/2, s'était desséché, il y avait un second sporogone plus jeune, qui paraissait bien vivant el qui se serait pro- _bablement développé. Il m'a semblé que ce second sporogone partait de la même base que le premier : il faudrait en conclure que cette base, munie d’une collerette que l’on observe dans beaucoup d’hépatiques, peut donner naissance _ à un second pédicelle, et comme à une sorte de rameau _ Jatéral, quand le pédicelle central vient à avorter. Cependant Ja dissection n'ayant pas été faite avec assez de précaution, _et l’adhérence de cette base du sporogone avec la membrane _ de l’archégone rendant ici les rapports de ces organes _ difficiles à préciser, je n’ose pas affirmer que les choses se _ soient passées de cette manière, Il pourrait se faire que ce __ second sporogone eûl élé le résultat du développement d’une _ seconde cellule embryonnaire. Dans les mousses il arrive souvent que la cellule embryonnaire primitive se divise en _ quatre cellules secondaires, qui peuvent loutes commencer se développer. Il n’y en a qu'une qui produise un sporo- one; mais les autres produisent quelquefois de gran

53 utricules allongés, que l'on trouve à côlé de l'embryon normal; j'ai observé ce fait particulièrement dans certains Mniam. Il ne serait pas impossible que deux de ces cellules vinssent à produire accidentellement chacune un sporogone; cela pourrait arriver dans les hépatiques comme dans les mousses. La naissance d’un second pédicelle capsulifère sur la base d’un embryon qui en aurait déjà produit un premier, serait probablement au contraire, si le fait venait à se vérifier, un phénomène spécial à la classe des hépatiques. de

En comparant maintenant la plante que j'ai sous les yeux et la description si précise qu’en a faite M. Gottsche avec ce que Raddi dit du Calypogeia ericetorum, je ne puis pas douter qu'il ne s'agisse bien de la même espèce. La diagnose générale que Raddi a donnée de son genre Calypogeiïa est nécessairement vague et inexacte, parce qu'elle était faite à la fois pour des espèces trop éloignées les unes des autre * Galice cylindrique, charnu, adhérent à la tige par un côté du bord de sa cavité ou de son sommet. » Dans le Calypogeia lrichomanis il ÿ a un petit pédicelle latéral qui relie le calice à la tige; ici le calice se continue avec le tissu de la tige par tout le pourtour de son ouverture; la diagnose ne

_ Convient exactement ni à l’une ni à l’autre espèce. SAR

Mais quand Raddi arrive à la description spéciale de notre plante, il ne commet aucune erreur. « Les tiges sont ram- pantes, courtes, simples, assez souvent aussi bifides ou bifur- quées ; elles adhèrent fortement au sol par de nombreuses radicelles minces et purpurines. » Très-exact, sauf que les

_ladicelles sont hyalines ou brunâtres dans nos échantillons ;

_ Mais c’est un caractère bien variable. « Les feuilles sont dis-

tiques, ovales, obtuses, se recouvrant mutuellement et em-

_brassant obliquement la moitié de la tige. » Il faudrait

ajouter qu’elles sont soudées deux à deux par leur bord

dorsal, « Le calice (tube souterain) est médiocrement

Charnu, très-grand eu égard à la petitesse de la plante en-

_tière, d’abord pâle, puis brun, et légèrement aminci dans le

haut. La corolle (la calyptra) est formée d’une membran

frès-mince , délicate, hyaline , qui couvre la capsule et qui l'enveloppe étroilement, aussi longtemps que cette capsule

demeure dans l’intérieur du calice ; plus tard elle se déchi en deux ou trois lobes inégaux pour laisser passer la caps

Qui la presse avec force. Le pédicelle de la capsule est à pe

Près de la longueur du calice ou un peu plus long (intell

dans sa partie exserte). La capsule est cylindrique, obtuse

Noire et luisante Les fleurs mâles me sont restées jusq

REVUE BRYOLOGIQUE.

incon nt été observées par M. Goltsch c'est-à-dire que chaque lige

REVUE BRYOLOGIQUE.

_plante du Calypogeia trichomanis et des autres espèces les calices, étant produits par des rameaux latéraux, peuvent _ naîlre plusieurs à la fois sur la même tige : ici, au contraire, _le calice devant, en somme, être considéré comme terminal, chaque tige ou chaque branche de la tige bifarquée n’en pro- _ duit qu’un seul. Sans doute la tige fructifère, en se prolon- _ geant ensuite, peut, dans une autre saison, donner naissance _ à une seconde fructification; ce fait a élé constaté par

_ M. Gotische; mais la différence essentielle indiquée par

Raddi n’en subsisie pas moins.

En somme, sa description est exactes il ne dit pas tout, mais il ne dit rien de faux. Les erreurs ont été introduites par Nees et Dumortier. Selon Nees, les calices sont latéraux ; les _ valves de la capsule sont tordues en spirale ; la coiffe s'élève jusqu’au sommet de l’involucre : cette dernière. erreur vient _ de ce qu’il a traduit sur ce point le texte de Raddi sans le _ comprendre. Dumortier, qui déclare la description de Nees _ pleine de fautes, ne corrige aucune de ces erreurs, et il en ajoute une nouvelle en disant que l’involucre se fend latéra- lement. La figure qu'il donne est inexacte sous tous les rapports . Mais ces erreurs des écrivains postérieurs, qui n’avaient _ pas vu l'espèce de Raddi vivante et qui n’en. avaient proba- _ blement que des échantillons incomplets, si même il n'y _ avait pas confusion dans les herbiers, ne prouvent rien contre l'identité de cette espèce avec notre plante, dont _ l'existence est constatée maintenant en trois points très-

_ différents de la région méditerranéenne. Je l'ai, du reste, observée non-seulement à Cannes, mais aussi dans les, mon- _ tagnes de l’Estérel, trois ou quatre lieues plus loin. Le mot _ ericéetorum est, d’ailleurs, très-bien choisi : les collines, où.on, _ la trouve sont généralement couverte d’Erica arborea.

RS aniore PHILIBERT.

| Observations sur les Orthotricha cupulata.

(Da

plus qu’on n'en a déjà obtenu, toutefois il ne sera pas inutile

d'ajouter ici un autre, article. à ceux que j'ai publiés dans la

Revue, 4.de l'année, 1880. et 3 de l’année 1 4 faut trouver des points fixes pour distingué

REVUE BRYOLOGIQUE. œ

et les variétés, el sur cela on aura toujours des contrastes. Les espèces d’Orthotrichum renouvellent l'exemple des es- pèces de Sphagnum. Il y a des types d’une constance mer- veilleuse qu'on ne peut pas être ténté de subdiviser en subéspèces en variétés, et il y en a d'autres avec les caractères organiques et végétatifs si variables qu'on pourrait aisément presque de chaque éxemplaire créer au moins une variété.

La variation de quelque organe ne suivant pas toujours les variations des autres, la formation de beaucoup de va- riétés aurait par conséquent une confusion inextricable qu’il faüt éviter ; et, pour atteindre ce but, il ne reste qu’à étudier la constance des caractères en eux-mêmes et leur relation avec d’autres caractères pour écarter ceux qui n'ont pas une stabilité uu moins dans la même touffe, Sur la base des

: _ REVUE BRYOLOGIQUE.

_ capsules sans une trace des stries alternes (et dans ce cas les stries principales sont formées de trois séries de cellules à _ ou d’en trouver 16 presque égales et composées de deux séries de cellules (4). Fréquemment , on voit anssi dans une capsule que les stries alternes sont incomplètement déve- loppées, et que l’une on l’autre manque entièrement. J'ai vu une capsule qui, dans une moitié, avait les senles stries prin- cipales avec 3 séries de cellules et, dans l’autre , les stries principales et intermédiaires étaient presque également dé- _veloppées avec deux séries de cellules.

L’anneau des Orthotricha cupulata a la même conforma- tion de celui que. j'ai déjà signalé en parlant des Orth. urnigera. Il est stable de la même manière , et on peut le _ distinguer aisément sous le microscope par la diversité dans _la disposition de l’endochrome , qui est agglutiné à la paroi

extérieure. Cet organe, d’une forme assez constante, est commun aux espèces du groupe et ne sert pas, par consé- quent, à distinguer une espèce de l’autre.

Quant aux cils (dont la présence constante est propre aux _ Orth. urnigera), on remarque une variabilité extrême dans les Ortb. cupulata. J'en ai vu de toutes les formes, dès les _ rudiments presque imperceptibles jusqu'aux cils complète- _ ment développés. Une fois aussi, j'ai trouvé des capsules

d’Orthotricham Cupulatum qui, avec tous les autres carac- _ tères de cette espèce, avaient les traces de 16 cils , dont l’un ou l'autre complet. La différence de l’état des cils, dans la 14 capsule, existe aussi entre les capsules de la même _ En présence de ces faits se rapportant aux stries et aux _cils, je crois bien qu’on ne puisse pas sur leur base construire ‘une espèce quelconque, comme on a fait avec l'Orth. saxa- ile Wood (secundum Schimper et Lindberg). Il est vrai que, _ PE soutenir cette espèce , on a invoqué une nervure des uilles plus épaisse ; mais en cela on a fait appel à un carac- _tère qui n’a pas plus de stabilité : car les feuilles de la même branche n’ont pas toutes une nervure égale, et on la voit varier plus encore dans des touffes trouvées dans des condi- tions de vie diverses. La forme des feuilles, leur aréolation, les papilles diffèrent aussi comme la nervure. Avec le fruit égal dans ses détails _on voit de la différence dans les feuilles, qui sont plus obtuses plus aiguës, plus larges ou plus allongées, avec le bord plus ou moins recourbé. fe EN ets #, Après cela , je passe à parler en détail des espèces appar-

(4) Comme j'observais déjà en parlant des Orth. adinia, je compte le nombre des cellules qui composent une strie à leur origine près du péristome, ous égard à Ja dopliceturé des cellules suivantes, : -." 0 à

REVUE BRYOLOGIQUE, 57.

tenant au groupe dont il s’agit. On a distingué bien raison nablement l’Orth. anomalum et l’Orth. cupulatum. PE La forme typique du premier est assez caractéristique ; elle comprend ces Orthotrics à capsule émergente (ou plutôt émerse), qu’on trouve en abondance sur les murs, aussi bien _Qque sur les rochers de chaque formation géologique el sur les troncs d’arbres. Ils ont une coiffe couvrant presque tout le fruit, jaunâtre à la base, brune à la pointe et munie de poils et de plis. us M. Schimper , dans sa description de l'espèce , n’a pas fait mention d’un caractère, que j'ai trouvé très-constant: c'est la couleur cannelle des stries. J’ai bien examiné des centainés d'exemplaires, et cette couleur n’a jamais manqué. Les Orthotricha urnigera au contraire, et anssi presque toujours l'Orthotrichum cupulatum , ont les stries jaunes ; et, si dans le dernier elles arrivent exceptionnellement à une couleur plus intense, elle est tout au plus orange. Pen ies Le nombre des stries de l’Orth. anomalum est, comme dans loules les espèces de ce gronpe, très-variable. Lorsque les stries intermédiaires ne sont pas développées, la capsule à l’état sec et vide est allongée, étroite et avec 8 sillons. Je n'ai pas remarqué une corrélation entre le nombre des _ slries et les cils ; car on trouve fréquemment des capsules _ avec 8 siries et presque sans trace de cils, comme on en lrouve avec 16 stries alternes et avec des cils plus ou moins développés et vice versa. É _ C'est pour tout cela que je ne crois pas soutenable comme espèce distincte l'Orth. saxatile Wood { sec. Schimper), ets _On dit que cette forme a les dents extérieures appariées de: : _Manière à paraître au nombre de 8, je pourrais toujours Observer que les capsules, lorsqu'elles ont encore la coiffe et l’opereule, ont des dents extérieures plas ou moins rap- prochées l'une de l'autre et quelquefois jointes. Si les échan- tillons originaux de l'Orth. saxatile (que je n'ai point vus) _Correspondent à la figure que nous en donne M. Schimper, dans la Bryologia Europæa , on pourrait accepter cette forme tout au plus comme une variété bien douteuse de la forme hormale. ere

sorte qu’on à

58 _ REVUE BRYOLOGIQUE. scrit presque exclusivement à la région alpine, fait qu’il est bien difficile de vérifier la constance du caraclèré dont il _s’agil; mais lOrthot. anomalum, qui est très-commun, nous en dédommage. Si l’on considère les exemplaires ayant lu capsule élevée au-dessus de la pointe des feuilles périchétiales, on trouve que la capsule passe vite au-dessous du sporange dans le pédicelle; de manière qu’on peut bien dire que le fruit est sans col, ou du moins il est plus court de la moitié du sporange, Une autre forme, que j'ai observée pour la première fois dans des échantillons rapportés par M, le docteur Levier, de la Sierra de Guadarrama, en Espagne, et qu'après j'ai con- statée en plusieurs autres exemplaires de la région mon- tagneuse ou alpine d’autres pays, a la capsule moins émer- - gente; elle dépasse les feuilles périchétiales tout au plus d’un _ tiers. Cette forme a un col qui passe insensiblement de la capsule dans le pédicelle, de manière qu’il arrive à la longueur de la capsule, atteignant presque la membrane qui entonre le pied d’un pédicelle bien petit. Pour observer la conformation du col, on ne doit pas exa- miner la capsule à l’état sec ; on doit, au contraire, la laisser plusieurs heures, ou même un jour, dans l’eau, et alors seu- lement le fruit prend sa conformation normale et perd tous _ses plis. Sans cette précaution, le col desséché a ses mem- __ branes rétrécies et peut facilement échapper à f’attention du _ bryologue, _ La diversité de la conformation du col a une constance remar- quable, et dans la même toutffe on n’aperçoit pas un passage d’une forme à l’autre; en présence de cela , on peut bien, avec de l’expérience et avec le soin de bien observer les cap- sules, distinguer une forme de l’autre avec assez de sûreté. Je crois pourtant que la forme avec le col peut être qua- liée comme. une subespèce de l'Orth, anomalum, et qu’on la peut nommer Orthotrichum defluens. Je crois. apercevoir dans l’Orthot, pellucidum Lindberg, recueilli dans le Spitzberg, une forme irrégulière de cette subespèce. Le fruit est bien plus petit que la forme ordinaire , le col arrive presque à la vaginule ; mais les stries, au aombre de 8, le péristome et les spores n’offrent rien de particulier. Il'est bien vrai que les feuilles, un peu plus larges que d’ordi- naire, sont presque entièrement dépouyvues de papilles, même à l’état juvénile ; mais l’aréolation n’a rien de remar- quable, et, si on considère la. variété de) la papillosité des feuilles dans la même plante, on ne peut y attribuer un grand _ poids, et on peut accepter la forme du Spitzhberg tout au _plus comme une variété de la subespèce defluens, Ainsi, on aurait une espèce sans col: le vrai Orth. ano“

_ malnm, avec une: variété bien: douteuse!, la: var: saxatilis, et

REVUE BRYOLOGIQUE. “27

une subespèce avec le col bien prononcé el de la longueur du sporange : l'Orth. defluens , avec une variété également douteuse, la var. pellucida.

Une difficulté plus grande que pour la subdivision de l’Orth. anomalum se trouve dans celle de l’Orth. cupulatum. Ces deux espèces sont très-bien distinctes l’une de l’autre, quoique les points d'approche soient multiples. On voit, en effet, dans quelques échantillons appartenant à la série des formes de l'Orth. cupulatum la coiffe munie de poils; mais On aura toujours la capsule immerse dans les feuilles périchétiales, ou au moius la couleur des stries qui donnera le moyen de clas- sifer correctement. Quelquefois on aura la capsule émergente & mais on Lrouvera toujours dans la couleur des stries, dans la

coiffe presque nue, au moins dans la forme du péristome

extérieur l'appui pour reconnaitre l'espèce dans lexem- plaire examiné.

L'allusion que j'ai faite au périsiome extérieur comme .

moyen de distinction de l’Ortb. cupulatum exige que jen

parle. C'est un caractère que je ne vois pas mentionné par les auteurs. :

Les dents extérieures de l'Orth. cupulatum sont toujours bien divisées l’une de l’autre au nombre de 46, tandis que l'Orth. anomalum les a fréquemment appariées, et quelque- fois aussi en partie convexes, de sorte qu'on pourrait dire voir 8 dents seulement. à SRB ie

A la base extérieure des dents de l’Orth. anomalum je na

jamais vu autre chose que les articles, qui à l'articulation

sont proéminents à l'extérieur, contrairement à ce quon voit dans les Dicranum, les Bryum, elc.

Dans l’Orth. cupulatum on a bien la même conformation de : : : l'articulation: mais de la base des dents s'élèvent 4 la.

nières toutes remplies d’endochrome, l’une à côté de l'autre, marquées de linéoles à l’extérieur. On peut voir dislincle- ment ces lanières soit en coupant longitudinalement les” _ dents soil en les cassant, car les lanières restent plus

+ REVUE BRYOLOGIQUE. oyen de distinction, qui ne reste pas isolé. On a aussi le col et la coiffe qu’on doit considérer.

Dans les formes à capsule cachée dans les feuilles péri- chétiales on trouve des exemplaires qui ont un col bien prononcé et presque de la longueur du sporange, en passant insensiblement dans le pédicelle très-court ; quelquefois, au contraire, il passe tout de suite dans le pédicelle, de manière que la capsule bien mouillée prenne la forme d’un œuf ou d’un sphéroïde.

Les formes avec le col défluent ont les la nières extérieures des dents presque nulles, ou rarement allongées jusqu’au _ second arlicle, et les autres (qui en règle ont la capsule plus grande) présentent les lanières bien plus développées. Ces _ lanières atteignent leur maximum (comme j'ai déjà remarqué) dans les formes à cepsule émergente que M. Schimper

regarde comme les variétés Rudolphianum et riparium. _ Outre le col, c’est aussi la coiffe qui a quelque importance ; car je l'ai trouvée toujours bien munie de poils au moins comme celle de l'Orth. anomalum, dans les exemplaires à capsule cachée munie d’un col, tandis qu’elle est nue ou Presque dépourvue de poils dans les exemplaires sans col. Toutefois, on peut observer aussi cette diversité de la sarface de la coiffe dans les formes à capsule émergente qui n’ont Pas un col bien prononcé. ;

. Tout cela peut juslifier la constitution d’une subespèce distincte de l'espèce normale, et je l'ai déjà signalée dans le 4 de la Revue de 1879 en l'appelant Orth. Sardagnanum. _ Ainsi, on aurait le vrai Orth. cupulatum ayant la capsule immerse ou cachée dans les feuilles périchétiales, sans ou presque sans col, et la coiffe nue. De règle, celte forme a

riétés suit la sabespèce Orth. rdagnanum avec le col défluent, la capsule toujours inmerse et la coiffe munie de poils. Elle croit sur les rochers _ calcaires ou dolomitiques des Alpes, el, par la forme des feuilles plus aiguës et la capsule plus petite, elle se rapproche

REVUE BRYOLOGIQUE. 6

Dicranoweiïisia robusta.

La Revista da Sociedade de Instruccao do Porto a donné la notice d’une mousse nouvelle qualifiée Dicranodontium ro- bustum, et cette notice a étè reproduite dans la Revue Bryolo gique de 1882. :

Il y a eu erreur dans la notice publiée par la Revista d'Oporto; car l’espèce que j'ai examinée est voisine de la Dicranoweisia Bruntoni Schp., éd. Il. ES

Je l'ai appelée Dicranoweïisia robusta, car elle est bien le double ou trois fois plus robuste que la forme connue. Sans les fruits, à l’état sec, on la croirait une Barbula squarrosa, avec laquelle, toutefois, elle n’a pas d'autre correspondance.

Les feuilles humides ont à peu près la forme de celles de la Dicranoweisia Bruntoni ; mais leurs cellules sont sans papilles, leurs bords sont recourbés dans la partie inférieure et dentés _ près de la pointe, Les fleurs mâles sont disposées en petits bourgeons près de l’inflorescence femelle ; les dents, plus grandes que la Dicranoweisia Bruntoni, sont plus régulières et densement papilleuses dans la partie supérieure. :

La diagnose pourrait être ainsi :

Cæspites extensi flavicantes laxi; plantæ 3 vel 4 cent.et ultra altæ, inferne ferrugineæ vel fuscæ, radiculosæ, _ Superne flavicantes. Folia in tota caulis longitudine equalia, summa longiora, ex basi lanceolata, elongata, acuta, siccitate cirrbata ; margo inferne recurvus, superne remote dentalus, ex duplo cellularum stratu incrassatus. Areolatio basi laxa, Superne quadrata lævis, cellularum parietes non prominentes. Flores monoïci, masculi gemmacei, complures prope gem- mulam fæmineam, sat frequenter fructus 2 ex eodem flore. Capsula in pedicello flayo mediocri, erecta ovata, mollis _Pallida. Dentes 16 ad basira fissi irregulares, superne crures dense papillosi, non striolati. Opercuium non vidi, nam Omnes capsulæ nimis maturæ erant. VENTURI

: Suite du Catalogue des Mousses du Tyrol

.. Pour compléter le Catalogue des Mousses de la région ila enne du Tirol, publié dans le 4 de la Revue Bryologique de 4879, on doit ajouter les espèces suivantes : Sphagnum laricinum. Dans la tourbière de Pine. vr, platyphylom Brailh. - ubsecundum var.

Dicranum falcatum. Lagora alpin

LE 0.

REVUE BRYOLOGIQUE.

D. Sauteri. Troncs d'arbres dans la région montagneuse d’Ala. dns * Didymodon cylindricus. Rochers de schiste, à Roveda. nitidum. Murs au bord du lac de Garda. Trichostomum crispulum., Murs des environs de Trente. Encalypta commulata. Région alpine des montagnes _ de Trente, s Rbacomitrium aciculare. Ruisseau alpin à Cavelonte. Ulota Hutchinsiæ. Blocs de schiste dans la vallée de Rabbi. Orthotrichum acuminatum Phil Troncs de saules, à _ Terlago. Maium riparium. Prairies montagneuses d’Ala. __ lycopodioides. Bois dans la vallée de Cavelonte. | _ Bryum baldense De Not. Sur le sommet de la Paga- _ nella, Trente. _ B. calcareum mihi, Ibidem. Webera annotina. Lieux humides de la montagne de Pergine. Physcomitrium euristoma. Au bord du lac de Terlago. Anomodon longifolius. —- Sur les troncs des arbres, dans les bois des environs de Trente, Orthothecium intricatum, Sommet de la Paganella Trente. Homalothecium fallax. Sur la terre, dans la vallée de Giudicarie. _. Rkynchostegium curvisetum. Sur les roues d’un moulin, près de Cavedine. __ Amblystegium Sprucei. Sommet de la Paganella. Trente. £ Hylochomium umbratum. Sommet de la Paganella. _ Trente. | Dans le catalogue de 1879, on a écrit par erreur Hypnum __ Gounoudii au lieu de Hÿpnum Goulardi Sch, ie Trente, 14 mai 1882

VENTURI.

tica y

REVUE BRYOLOGIQUE. 63

F. dalecarlica, Neckera pennala, N. Sendineriana , Pylaïsia polyantha?, Brachythecium erythrorrhizon, B. velutinum var, intricatum, Eurhynehium pumilum, E. myosuroides var. filescens, Rhynchostegium depressum, Plagiothecium denticu- latum var. tenellum, Ambiysteÿium riparium var, homo- mailum, Hypnum uncinatam var. plumosum , H. irrigatum, H. sulcatum, H, hamulosum , H. cupressiforme var, uncina- tolum, H. pratense c. fr., H. molluscum var. condensatum, H. dilatatum, H. eugyrium, H. Richardsoni, H. stramineum, H. trifariom, Andreæa crassinervis, Sphagnum cymbifolium var. congestum, S. Mülleri, S. sedoides. Re

T. HusnoT. Sphagnologia Europæa, descriptions et figures des Sphaignes de l'Europe ; gr. in-8° de 16 p. et 4 pl. ; 3 fr. Cette brochure contient la description des organes de végé- talion et de reproduction, de la récolte et de l'étude des

_ Sphaignes, une clef analytique des espèces, la description des espèces et des variétés qui sont figurées dans les 4 planches.

MancHestTER CRypTroGaAmIC SOcIETY. À la séance du 20 mars, le Secrétaire a présenté un eertain nombre de mousses rares, parmi lesquelles les Trichostomum mutabile et flavovirensen fruits et un échantillon stérile de Didymodon sinuosus, ré- coltés, en janvier dernier, par MM. Boswell et Westell, en Oxfordshire, MM. Gunliffe et Cash, dans une excursion récente à Nant-y-Fydd, près Wrexham, ont trouvé le Gym- nostomam commutatum et lOrthodontium gracile en bon élat (The Manchester City News, March 93 ).

»

il

C. DELOGNE. Notes de Cryptogamie ( Bulletin de la Société de Botanique de Belgique, séance du 4 décembre 4881) Éhyachosteginn megapolitanum. Dunes de Blanken- rghe, D nou calcareum. Mur humide, à Bruxelles. tenue. Mur humide, à Boisfort; déjà _Observé dans une station analogue, en 1869, près de Renaix » Par M. Marchal. : ee = Scapania isoloba Damort, Ne diffère pas du $. compacta. = Lophocolea lateralis Dum. N'est qu’un état du L. bi- _dentata ; Fe ire Se _ Cephalozia Sehlmeyeri. Cette prétendue espèce n qu'un simple synonyme du Jungermannia Francisci, qui été trouvé, en Belgique, qu'aux localités suivantes : Ha Fagnes ( Libert ), Genk et Cornimont. ogyna viticulosa, Indiqué dans les A

_ REVUE BRYOLOGIQUE. ;

Mie Libert; mais l'échantillon de son herbier est le Chilo - _ cypbus polyanthos. : |

_ Jungermannia rubella, Aux bords d’un chemin creux, entre Rochehaut et Cornimont; espèce nouvelle pour la _ Belgique.

Jungermannia ventricosa. Groenendael et Boisfort,

Jungermannia incisa. Forêt de Soignes,

-

_ _$S. O0. LinoBERG. Europas och Nord Amerikas Hvitmosso: (Sphagna }. In-4° de xxxvi-88 p. Helsingsfors, 1882. Ce nouvel ouvrage du savant professeur d’Helsingfors est écrit, en suédois, excepté les diagnoses des espèces qui sont en latin. Les 38 premières pages sont consacrées à la description de Ja germination, de la racine, des tiges, des feuilles, des fleurs, des spores, etc. La deuxième partie contient la description _ de 21 espèces, avec une synonymie complète. M. Linberg, _ qui avait créé le sous-genre Hemitheca pour le S. Pylaiei, y ajoule le S. cyclophyllum. | Voici la classification de l’auteur :

L EUSPHAGNUM. A.-S. palustria.

_. S. portoricense (d'Amérique), S. imbricatum (S. Austini ), _ $. papillosum, S. palustre (S. cymbifolium ).

B. —S. subsecunda. S. tenellum (S. molluscum), S. laricinum, S. subsecundum.

C.— S. compacta. _ S. Aongstroemii, S. molle, S. compactum (S. rigidum ). Se D.— S. cuspidata.

hi squarrosum (S. squarrosum, squarrosulum et leres), . S. fimbrialum, S. strictum (S. Girgensobnii), S. nemoreum _ {S. acutifolium), S. Wulfi, S. Lindbergii, S. cuspidatum (S: cuspidatum et intermedium ). ;

IL 1socLADUus. S. macrophyllum (d'Amérique). a x TT, HEMITHECA, 2 S. Pylaiei (S. sedoïdes ), S. eyclophyllam.

5 | 9 ANNÉE 1882

_ REVUE BRYOLOGIQUE

PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois

Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.

Sommaire du N°5. _ Liste des Bryologues du monde. Bibliographie. Nouvelles.

ns a Ê Dire 6 QU QG Q QC OO QC à +

Liste des Bryologues du monde.

Les botanistes qui connaîtraient des additions ou des changements à faire à cette liste sont priés de les adresser à M. Husnot,

EUROPE:

——

ALLEMAGNE

Ables, Professor , Stuttgard. cr Arnold, Gerichtsrath, Sonenstrasse , 7, München. : ro. ‘euré à Bionville par Courcelles-Chaussy, Lorraine. G.-P, Bauer, Chemiker , Ritterstrasse , 44, IN, Berlin. Beckaus, Superintendent , Hæxter, Wesiphalie. tram, Pastor , Braunschweig. Bertram, Apotheker, Apolda bei Weimar. . Biene, Lehrer, Dresden. Blanck, Oberstabsarst , Schwerin , Mecklenburg. 0. Borgstette, Apotheker, Tecklenburg , Westphalie. . Bose, Lepziger strasse, Dresden. T. D pbchor Lehrer, in Derschlag , Reg. Bez. Cœln. W. Brehmer, Senator, Lubeck. Britzelmayr $ Kreis-sch ulinspector, Augsburg. H. Brockmüller, Schvverin, Mecklenburg- Caflish, Lehrer, ‘Augsburg. | | Caspary Professor, Kœænisgberg. ne Dannenberg, Apotheker, Fulda, Preus. Prov. Hessen. . Dietrich, Bolaniker , lena. et -E Dæring : Sanitætsrath , Dusseldorf.… Dreesen, Burg Plaffendor£ dre | iecel nuehst Cal sler, Cantor, Lœwenberg , Silésie. h, Maler und Photi D

66 REVUE BRYOLOGIQUE. se _H. Eggert, Lehrer, Neustadt, Magdeburg. C.-E. Eiben, Seminarlebrer, Aurich, Ost-Friesland. Emmerich, Hofrath, Schuldirector, Meiningen. D: Ebrardt, Passau. Everken, Gerichtsrath , Grümberg, Silésie. E. Fick, Apotheker, Friedland , Reg. Berj. Breslau. K. Flach, Arzt, Würsburg. R. Fritze, Apotheker, Rybnik , Silésie supérieure. A. Gayer, Professor, Aschaffenburg , Bavière. A. Geheeb, Apotheker, in Geisa, Saxe-Weimar. E. Geres, Oberslieutenant, Carlsplaiz, 21, Freiburg, Bade. Goll, Pfarrer, Boetzingen bei Eichstetten, Bade. Gonnermann, Apotheker, Neustadt bei Coburg. Gotische, Altona bei Hamburg. C. Haussknecht , Professor, Weimar. Hegelmaier, Professor an der Universitæt , Tubingen. - Th. Hellwig, Lehrer, Grümberg, Silésie. _ G; Herpell, Botaniker, St-Goar-am-Rhein. Hilber, Fortsmeister , München. _W. Hintze, Apotheker, Berlin. À. Holler, K. Bezirksarzt, Memmingen , Bavière. A. Itzigsohn, Neu-Schœneberg bei Berlin. Jack, Apotheker, Constanz, duché de Bade. .s Jabns , Apotheker, in Gættingen. À _E. Kienitz-Gerlott, Schumannstrasse , 1, III, Berlin.

TR. Kænig-Warthausen, Warthausen, Wurtemberg.

E. Kolb, Baumeister, Kisslegg, Wurtemberg.

dJ. Kress, Wundarzt, Kloster Ebrack , Frankonie.

L. Leiner, Apotheker, Constanz, duché de Bade.

G. Limpricht, Lehrer, Palmstrasse , 21 , Breslau.

Lucas, Apotheker, Arnstadt, Thuringe,

H. Maly, Fabriksbeamter, Aussig-am-Elbe, Bohême.

Mayenberg, Professor, Passau.

À. Metzler, Rentner, Mainzer Landstrasse, 26, Fränkfurt-am- Main.

= F. Meurer, Augustastrasse, 599, Rudolstadt , Thuringe. _ J.-C. Meyer, Hofapotheker, Beireuth.

L. Molendo, Redacteur der Passauer Zeitung, Passau.

H. Müller, Oberlehrer, Lippstadt, Westphalie.

_ K. Müller, Halle-am-Saale, Prusse.

= Nage!, Bibliothekar, Dresden,

Oertel, Lehrer, Halle-am-Saale , Prusse,

- F. Ortloff, Fabrikbesitzer, Coburg.

__ Osthaus, Oberbergrath, Clausthal-am-Harz.

FF. Peichmann, Kreisbauassessor, Landshut. = W. Pfeffer, Professor, Bonn. ne

Prahl , Stabsarzt im Schleswig’schen Infant.

“Regiment 84, Flanburg. one

REVUE BRYOLOGIQUE. 67

Progel, K, Bezirksarzt, Waldmünchen bei Cham , Oberpfalz, Bavière. C. Rœmer, Eupen , Prusse Rhénane. J. Roell, Lehrer, Mittelweg, 38, 1, Frankfurt-am-Rhein. Ph. Russ, Oberlehrer, Hanau , Wetterau. R. Ruthe, Thierarzt, Baerwalde, Neumarck. K. Sanio, Lyck, Prusse orientale.

Sartorius, Fabrikdirector, Bielefeld. 2 F. Sauerbeck, Oberlandesgerichtsrath, Stephanienstrasse, 57, Carlsruhe, duché de Bade. :

Schefiler, Stadtsecretær , Blankenburg-am-Harz.

0. Schmiedeknecht, Gumperda bei Kahla, Saxe-Altenbourg,

D°Schultze, Neu-Ruppin.

Schulze , Inspector, Lorenzgasse, 2, III, Breslau.

P. Schumann , Reichenbach in Schlesien.

F. Sessaus, Mauerstrasse » 0, Berlin, IV. DE

ne a » Hofrath, Prof. der Bot., Carlsrube, duché de. ade. : ù

Sickenberger , Droguist, Loerrach, duché de Bade. ;

H.-G. Solms-Laubach, Prof. der Bot., Strassburg. Er

Sonder, Wandsbecker Chaussee, Hirschgraben , 7, Ham- urg.

0. Ublworm, Sophienstrasse, 25, Leipzig.

K. Veinhold , Chemiker , Freiberg in Sachsen.

À. Vigener, Apotheker, Biebrich-am-Rhein.

D' A. Walther , Beireuth.

G. Warnstorff, Lehrer, Neu-Ruppin. | .

F. Winter, Apotheker, Gerolstein in der Eifel , Prusse rhé-

nane.

L. Wittmack , Custos am Landwirthschaftlichen Museum, erlin,

A. Woltr, Privatier , Semmelsgasse , 18, Würsburg.

Zantl, Passau.

Zeis, Professor, Landshut, Prusse. ;

Zimmermann, Lebrer, Striegau, Silésie.

AUTRICRE.

Barth, Pfarrer, Langenthal , Transylvanie. _ FE. Barisch, Ministerial-Konzipist, Wien.

E. Berroyer, Wien. he : 8. Bosniacki, Arzt, Krosna, Galicie. À Breidler , Obere Weisgærberstrasse , 45, Wien. J. Dedecek , Professor, Karolinenthal, Prag. KR. von Deschmann , Laibach , Carniole. Lace bi K. Erdinger, Domherr, St-Polten, Basse-Autriche. J.-B. Fœrster, Laaerstrasse , 20, Wien X.

H. Gander, Lienz, Tyrol.

68 REVUE BRYOLOGIQUE.

_ F. Hazslinszky, Professor, Eperies, Hongrie.

_ Tb. Hein, Professor, Troppau.

F. Freiherr von Hausmann, Bozen, Tyrol.

L. Freiherr von Hohenbühel , zu Rasen in Eppan, Sud-Tyrol.

J.-L. Holuby, Evang. Pfarrer za Nemes-Podhrad, bei Waag-

Neustadtl, Hongrie supérieure.

K. Keck, Aïsterhaim, Haute-Autriche.

L. Leitgeb, Kapitular der Benediktiner-Stiftes , in Gœttweih, Basse-Auiriche.

Hago Lojka, Lehramts-Candidat, Pest, Hongrie. . :

F. Melling, Berg und Hüttenwerksdirector, Gralz, Styrie.

G. Niessl von Mayendorf , Professor, Brünn.

Plukar, Teschen. « Ë,

J.-S. Poetsch, Randegg bei PϾchlarn, Basse-Autriche. 4

A. Pocorny, Regierungsrath und Gymnasialdirector, Wien. à

H.-W. Reichardt, Castos am botan. Kabinet, Traungasse, 4, Wien.

A. Rehrmann , Professor an der Universitæt, Lemberg.

F. Resh, Professor, Freinberg bei Linz-am-Donau.

S. Robic, Hochwürden, Ubrichsberg, Post Zirklach, Carniole.

Sauter, Lienz, Tyrol.

__K. Schiedermayr, Bezirksarzt, Linz-am-Donau.

W. Siegmund, Reichenberg, Bohême septentrionale.

C. Stoitzner, Lebrer, Ivecevo bei Vucin , Slavonie,

Sr Hochwürden, im Benediktinerstift Admont, Haute-

tyrie. S.-R. von Tommasini, Hofrath , Trieste. G. Venturi, Avvocalo, Trento, Tyrol.

BELGIQUE.

_ F. Bacq, pharmacien , Carnières par Morlanwelz. __ C Bamps, médecin, Grande-Place, Hasselt , Limbourg. _ À. Bellynck, professeur au Collège de la Paix, Namur. À. Cogniaux , aide-naturaliste au Jardin botanique de l'Etat, = Bruxelles. Fe | C. Delogne , aide-naturaliste au Jardin botanique de l'Etat, _ Bruxelles. : _ E. Durand, rue Lambert-le-Bègue, 12, Liège. F. Gravet, Louette-St-

REVUE BRYOLOGIQUE, 69

DANEMARK. T. Jensen, Seminarlebrer, Ranum bei Logstor, Julland. . ESPAGNE,

R. Bolos, Olot, province de Gérone. ns

J.-J. Rodriguez y Femenias, calle de la Libertad, 48, Mahon, Ile Minorque. © Le

F. Tremols, professeur à l’Université, Barcelone.

E. Vayreda , Sagaro , province de Gerone.

FRANCE.

Abzac de Ladouze, rue de la Constitution, 6 » Périgueux. L. Amblard, médecin, rue Paulin, 14 , Agen. ne Anthouard , avocat, Sauve, Gard. -_ C. Arnaud, Layrac par Agen, Lot-et-Garonne. Arrondeau, Kerquer près Vannes, Morbihan. Avice, médecin, Paimpol, Côtes-du-Nord. ; Berthoumieu , curé de Bayet, par St-Pourçain, Allier, Bertot, pharmacien, Bayeux , Calvados, E. Bescherelle, rue de Sèvres, 43, Clamart, Seine. Billiet, percepteur , Tauves , Puy-de-Dôme. De Bonnechose, propriétaire, Bayeux, Calvados. Bornet, quai de La Tournelle, 27, Paris. Boudeille, lieutenant de Douanes, Condamines, Basses-Alpes. L'abbé Boulay, professeur, rue des Frères-Vaillant, 61, Lille. Bourgougnon » Chareil, Allier. _G. Bouvet, pharmacien , rue Lenepveu , Angers, P. Brunaud, avoué , rue St-Vivien, 3, Saintes, Charente-Inf. ÆÀ, du Buysson , Le Vernet , par Brout-Vernet, Allier. F. Camus , avenue des Gobelins ,1, Paris. . J. Cardot, Stenay, Meuse. aron , à Rubempré, par Villers-Bocage , Somme. se L'abbé Cbaboïsseac, rne St-Placide , 44, Paris. a abbé Chevallier, profess’ au séminaire de Précigné, Sarthe. nstanlin , médecin , rue St-Denis, 27, Poitiers. APRES #1. Cornu, aide-naturaliste au Jardin des plantes, Paris. - . Le Corre, curé de Pont-Melvez, par Bourbriac, Côtes-du-Nord. ° “08S0n, rue La Béotie, 7, Paris. tn L. Crié, professeur à la Faculté des Sciences, Rennes. L. Debat, au Crédit Lyonnais, rue de Lyon, Lyon. + Debray, rue de La Barre, 67: Lille "©: Re Dubois » Tue de La Madeleine , 6, Blois. ne L Dulac, Sauveterre, par Maubourguet, H'*-Pyréné ay, rue Gustave-Cazavan , S, DH: | ve, château d'Heudicourt , par Etrépagn

RS REVUE BRYOLOGIQUE.

_ P. Finot, capitaine, rue St-Honoré, 27, Fontainebleau, Seine-

_ et-Marne.

_ C. Flagey, rue St-Vincent, 16, Besançon.

_ J. Foucaud, au Breuil-Magné, par Rochefort, Charente-Inf.

-_ Franchet, rue Monge, 64, Paris.

F°° Gasilien, rue Godefroy-de-Bouillon, Clermont-Ferrand.

_ E. Gaudefroy, rue d’Aboukir, 13, Paris.

G. Gautier , place St-Just, Narboune, Aude. J. Gautier-Lacroze , rue Ballainvillers, Clermont-Ferrand. Gérard, rue Herbillon , 3, Chalons-sur-Marne. P. Germain, directeur de l'usine à gaz, Vierzon, Cher. Giard , rue Colbert, 37, Lille, X. Gillot, avenue de la Gare, 4, Autun, Saône-et-Loire. L'abbé de La Godelinais, porte St-Léonard, 8, Fougères, Ille-et-Vilaine. Gonse, pharmacien, rue Duméril, Amiens. _Goulard , médecin, Tinchebray , Orne. _Hanry, juge de paix, Le Luc, Var. F°° Héribaud, Clermond-Ferrand. Hommey, médecin, Sées, Orne. Huberson, rue Laromiguière, 2, Paris, Husnot, Cahan , par Athis, Orne.

L'abbé Hy, professeur à la Faculté catholique , Angers. Jeanbernat, médecin, rue Moulin-Bayard, 5, Toulouse. Lamy de La Chapelle , rue du St-Esprit, Limoges.

Ledantec , rue de Paris, 68, Brest.

Le Dien, boulevard Malesherbes , 140 , Paris.

Legrand, agent-voyer en chef, Bourges,

Lejolis, secrétaire de la Société des Sciences nat., Cherbourg,

Lelièvre, Anzin, près Valenciennes, Nord.

Le Sourd, directeur de la Gazette des Hôpitaux, rue de

l’Odéon , 4, Paris.

L'abbé Letendre , Grand-Quevilly, près Rouen.

De Lugo, aux Thermes de santé, Bagnères-de-Bigorre , Hautes-Pyrénées. |

P. Mabille, professeur au Lycée Louis-le-Grand » Paris,

À. Magnin, quai de l'Est, 6, Lyon.

Malbranche, pharmacien, rue de Joyeuse, 26, Rouen.

= L. Marchand, professeur, Thiais, par Choisy-le-Roi , Seine. Méline , instituteur, le Rupt-de-Bâmont , Vosges.

De Mercey, propriétaire, Cannes, Alpes-Maritimes.

0. Meyrand , rue de l’Hôtel-de-Ville., 39, Lyon.

Michaud , Alix, par Anse, Rhône.

. L'abbé Miégeville, Notre-Dame-de-Garaison , H-Pyrénées. ie

_ Millardet, professeur, rue Bertrand-de-Goth, 128, Bordeaux. _ À. Monod, rue St-Jacques-Dolud, 39, Neuill -sur-Seine, Seine. Moreau, pharmacien, rue du Commerce, RU on Mussat, professeur, boulevard St-Germain , 41, Paris

REVUE BRYOLOGIQUE. -

À, Nicolas, rue Sénac, 33, Marseille, F'° Pacôme , St-Genis-Laval , près Lyon, Rhône, Paillot, pharmacien aux Chaprais , Besançon. x E. Pascaud, juge, rue Porte-Jaune, 5, Bourges. Le général Paris, boulevard du Palais, 9, Paris. V. Payot, naturaliste, Chamounix ; Haute-Savoie, Pelvet, Vire, Calvados. : À. Pérard , rue de Paris, Montluçon , Allier. ee L'abbé Peyron, curé de Boën, Loire. as É Philibert , professeur à la Faculté des Lettres, Aix, Bouches- 3 du-Rhône. , Pierrat, Gerbamont, par Vagney, Vosges. , Préaubert , professeur au Lycée , Angers. L'abbé Puget, Pontchy par Bonneville, Haute-Savoie. L'abbé Ravaud , curé de Villars-de-Lans, Isère. L'abbé Ravin, professeur à la Facullé catholique , Angers. Ravin, pharmacien , Auxerre. Les Reignier, médecin, Vichy, Allier. Renauld , capitaine de remonte, Tarbes. Renou, avocat , rue du Bouffay , 3, Nantes. Rivet , rue Lemercier , 89, Batignolles , Paris. Roumeguère , rue Riquet, 31, Toulouse. Roux , rue St-Suffren, 1, Marseille. Roze, rue Claude-Bernard , 72, Paris. + E. Rupin, à Brives, Corrèze. 4 ; F®° Saltel, Livinhac-le-Haut, par Décazeville, Aveyron. Bees is Sebille, Ecuelles, par Verdun-sur-Doubs , Saône-et- _ Loire, Tanguy , Grande-Rue, 28, Brest. Taxis, rue Sénac, 41, Marseille. : L'abbé Tillet, place des Minimes, 1, Lyon. F. Walker, boulevard Montebello, 38, Lille.

GRÈCE,

T.-V. Heldreich , directeur du Jardin botanique, Athènes. 4

HOLLANDE.

LH. Buse, Renkum près Arnhem. F Fes Van der Sande Lacoste, Amsterdam.

Wench , Zeyst près Utrecht.

ILES BRITANNIQUES. 40 Angleterre. : Score Ashion, Esq., 45, Queen's Road, Oldham, Lancashire.

J. Bagnall, 84, Wition Road, Aston, Birmingham.

Dochfour, I

rs

EC) REVUE BRYOLOGIQUE.

, *

Barker, professor, Victoria University, Manchester, J.-M. Barnes, Levens, Milnthorpe, Westmoreland. _ W. Naylor Beckett, Llandulas by Abergele, N. Wales. M'° Beits, Roxburgh House, Stroud, Glocestershire. - H. Boswell, Oxford. _R. Braithevaite, 303, Clapham Road, London. Th. Brittain, York st., Manchester. G. Brook, Fernbrook, Huddersfield. J.-R. Byrom, Droysisden near Manchester. _ Capron, Shiere, Guildford, Surrey. _B. Carrington, Eccles near Manchester. J. Cash, Levenshulme near Manchester. E. de Crespigney, 64, Javistock Crescent, Westhourne Park, London. ss Rev. F. Crouch, Pembridge Rectory near Hereford. P.-G. Cunliffe, the Elmes, Handforth near Manchester, _ W. Curnow, Newlyn Cliff, Penzance, Cornwall. _ G Davies, 6, Montpellier st., Brighton, Sussex. J. Fraser, Chapel Ash, Wolverhampton. _‘ E. George, 12, Derby Villas, Forest Hill, London, _ A.-E, Gibbs, St-Albans, Hertfordshire. Miss E. Gore, 26, Brunswick Place, Brighton, Sussex. _ D' Gough, Arnbarrow, Milnthorpe, Westmoreland. __ C. Hobkirk, 2, Clifton Villas, N. North Road, Huddersfield. = E.-M. Holmes, 30, Arthur st., Holloway, London, _ G.-A. Holt, Care of M’ Southern chemist, Est Ducie st., = Manchester. J.-D. Hooker, director, Bot. Garden, Kew. _J. Howse, Highfield, Sydenham Hill, London. H. Huggins, Rain Hill, Prescott, Lancashire. Miss M. Hutton, 9, Girdler’s Road, west Kensington, London. Miss C. Jelly, Folley Cottage, Hampton Road, Bristol. “W. Joshua, Cirencester, Gloucester. Arnold Lees, 35, Sankey st., Warrington near Manchester. Rev. A. Ley, St-Leonard’s, Ross, Herefordshire. E. Marquand, Hea, Madron, Penzance, Cornwall. _W. Mathews, 40, Harborn Road, Egbaston, Birmingham. J. Cosmo Melville, Kersal Cottage, Prestwich near Manchester. W. Mitten, Hurstpierpoint near London. F.-J. Mott, Birstal Hill, Leicester. J. Nield, 29, Radclyffe st., Oldham, Lanc. G. Nicholson, Roy. Bot. Garden, Kew. ; AL.-W. Ogilvy, Travers College, Windsor, Fr _W.-H. Pearson, 6, Seedley Park Road, Pendieton near = Manchester, J. Percival, Fair Wiew, Smithy Bridge near Manchester.

J. Ralfs, Penzance, Cornwall. , J. Rhodes, Accrington, Lancashire, ee.

REVUE BRYOLOGIQUE.

_T. Rogers, 27, Oldham Road, Manchester. J. Saunders, 47, Rothesay Road, Luton, Bedfordshire.

À. Sidebotham, Bowdon near Manchester.

- M.-B. Slater, Malton, Yorkshire. É

_C.-P. Smith, Pully Voolar, Clayton Park, Hapocksgale,

Sussex. .

_R. Spruce, Coneysthorpe, Malton, Yorkshire.

G. Stabler, Levens, Milnthorpe, Westmoreland. W. Stanley, Trafford st., Salford, Manchester, 2 S.-B. Stone Esq. J.-P., the Grange, Erdington, Birmingham. C. Unwin, 6, St-Ann’s Crescent, Lewes, Sussex. 8 | B.-M. Watkins, Treaddow, Hentland, Ross, Herefordshire.

G. Webster, Holgate Nursery, York. à 2 Weir, Clydesdale Cottage, Hadley Road, Barnet, Midlesex. W. West, Horton Lane, Bradford, Yorkshire,

EF. White, 42, Windsor Rond, Ealing, London. et

J. Whitehead, 5, Malpas st., Dukiufield near Manchester.

Wood, Westward, Wigton, Cumberland. + 0 + D: Wood, Vernon House, Broughton, Manchester.

Écosse.

L. Anderson, St-Andrews. : J. M Andrew, New Galloway, Kirkcudbrightshire. W.-B, Boyd, Faldonside, Melrose. J. Brebner, Dundee. A. Brotherston, Sheddon Park Road, Kelso. F. Buchanan White, Annat Lodge , Perth. A. Croall, Smith Institute, Stirling. JS. Fergusson , the Manse, Fern, Brechin. À J. Grant, Schoolhouse , Lossiemouth. sa ea . Hardy, Oldcambus, Cockburnspath , Berwicksbire.

C. Howie, Largo , Fifeshire. C. Me Intosh , Moer, Dunkeld. 3. Keith, the Manse , Forres. À. Kelly, Schoolhonse, Cleckiminn, Lauder. T. King , Hill street, 140 , Garnethiil, Glascow. W. Martin, Schoolhonse, Aberuthven, Perthshire.

-M. Ogilvie, Lochee, Dundee. Ve de John Roy, Loanhead Place, 3, Aberdeen G. Ross, Woodside Cottage -ODEnR

Sadler , Roy. Botan. Garden, Edinburgh.

Sim, Gateside , Strachan, Banchory. Stirton , Newton street, 15, Glascow.

REVUE BRYOLOGIQUE.

ITALIE,

M. Anzi, canonico , Como,

Aser Poli, prof. allo Roy. Ist. bot. di Panisperna , Roma. C. Bicchi, diretiore dell’ Orto botanico, Lucca.

A. Bottini, Pisa.

L. Caldesi, Faenza.

A. Carestia, abate, Riva Valdobbia, Piemonte.

G. Gibelli, prof. alla Universita di Bologna.

C. Giordano , prof., Istituto tecnico di Tarsia , Napoli. D' Levier, Borgo San Frediano , 46 » Firenze.

L. Macchiati, prof., Reggio di Calabria. Magnaguti-Rondinini, Mantova.

C. Massalongo, prof. alla Universita di Ferrara.

J.-A. Pasquale, prof. Orto botanico di Napoli.

. 3. Passerini, diretiore dell’ Orto botanico, Parma.

N. Pedicino, prof, alla Universita di Roma.

A. Piccone, prof., via Palestro, 20, Genova.

P.-A. Saccardo, dirett, dell’ Orto botanico , Padova. F. Sordelli , direttore agg. dello Museo, Milano. Todaro, dirett. dell’ Orto botanico, Palerma,

V. Trevizan , Monza , Lombardia,

LUXEMBOURG... J. Koliz, garde général, Luxembourg.

RUSSIE.

. Bomansson, Alan, Sund, Finland, V.-F. Brotherus, 24, Fabiansgatan, Helsingfors, Finland. D' Chaiubinski, 8, Mokotowska , Varsovie, D' Filipowicz, Vidok 7 A , Varsovie. E.-T. Lackstræm, professeur , Kajana , Finlande. S.-0, Lindberg, professeur à l’Université, Helsingfors, Finl. Petounikou, professeur de Bot. ; rue Sadowaja, maison Perepletchikow , Moscou. _ E. Zickendrath, chimiste, Butirki, Haus Buis , Moscou.

SCANDINAVIE. Suède,

H.-W. Arnell, doktor, lektor, Jonkæping. S. Berggren, doktor, professor, Upsala.

W. Berndes, fil, kand., Upsala _P.-T. Cleve, doktor, professor, Upsala

_E. Collinder, fil. kand., Sandswall, nets

REVUE BRYOLOGIQUE.

F. Dusén, fil. kand., Upsala. E.-N. Ekstrand, doktor, Upsala. T.-A.-L. Græœnwall, doktor, lektor, Malmæ,. C.-0. Hamnsiræm, apotekare, Motala. C. Hartmann, doktor, lektor, Œrebro. ; R. Hartmann, doktor, Gefle. eee H. Holmgren, doktor, professor, teknologiska Institut, Slockholm. ; M. Huss, doktor, generaldirektær, Norrkæping. C.-J. Johansson, fil. kand., Smal, Upsala. . N.-C. Kindberg, doktor, lektor, Linkæping. _F. Lœnnkvist, lærare, Hernoesand. H. Mosén, doktor, Vetenskaps-Akademien, Stockholm. P. Olsson, doktor, Norrkæping. | _d. Persson, pharmaceut, Hessleholm, Skane. N.-J. Scheutz, doktor, lektor, Vexio. K.-A.-T. Seth, student, Smal , Upsala. 0.-L. Sillén, apotekare, Kæping. K.-F. Thedenius, lektor, Stockholm. S.-A, Tullberg, doktor, docent, Stockhlom. E, Vetterhall, student, Upsala 0G.

‘20 Norwège.

iristiania, Le _ F. Kiaer, médecin de l'hôpital des Diaconesses, Christiania. N. Waulfsberg, Christiania ?

A. Blytt, doktor, conservateur du Musée botanique , :

L

W--Barbey,-Valleyres,-cant--d6-Vand. _ Bernet, conservateur de l’herbier Boissier, Boissier,-rue-del'Hôtel-de-Ville,-4 Genève. Æ. Burnat, Nant-sur-Vevey, cant. de Vaud. D' Ch. Brügger, professeur, Coire.

de / < ; | : r 4 7 e & ce é SUISSE. / " VA #1 re Féon élée ft ame .

# F boss #33 SR Ms Sr FONt PEFTE H£, de CnrÉ Ë KA ;

st

P. Culmann, Riesbach bei Zurich.

Duby, rne de l'Évêché, 5, Genève.

L. F avrat, professeur, Lausanne.

L. Fischer, directeur du Jard. bot., Berne.

ATanzoni, avocat, Locarno, cant. du Tessin.

Gisler, ælter, professeur, Alorf, Uri. Haist, chimiste, la Chaux-de-Fonds, Neufchâtel.

. Siegfrie ibienier, Zurich. Tripet, instituteur, Neufchâtel. -B- Wartmann, professeur, St-Gall.. L Weber, instituteur, Masnmort, FanR : __—. Sas

AMÉRIQUE.

ANTILLES,

A. Fender, Port of Spain, Trinidad.

BRÉSIL,

À, Glaziou, directeur des Jardins impériaux, Rio-de-Janciro. J. Puiggari, Apiahy, proyince de Sao-Paulo.

CANADA.

Dr Thomas Burgéts, London, Me Jessie Roy, x Park Ower Sound Ontario.

ÉTATS-UNIS. |

D' rt Allen, Grafton, Ne ias

.-D, Allen, prof., Schefield Sc. School, New-Haven, Gonna,

Mary E. Ames, Auburn, Californie. : ;

D Ch. Atwood, Maravia, Cayuga C, New-York.

K. Barron, Comœunty, Madison Co, New-York:

Dr H.-C. Bcardsiee, Painesville, Lake C°, Ohio.

James L. Bennett, Providence, Rhode Island. Miss H.-J. Bidlecome, Akron, Ohio. Henry N. Bolander, San-Francisco, Californie.

Rev. E.-C, Bolles, Salem, Massachusetts.

Daner Bowers, Natic, Massachasetis.

Dr S.-B. Bradley, West Green, Monroe Ce, New-York.

T.-S. Brandegee, Canyon city, Colorado. = ee Brewer, Shefkield Schoo! , Yale osse ÿ New-Havon,

nn.

-J. Burril, prof., Urbana, Fire hs he

-C. Cassube, Minneapolis, Minnesota. ;

-C. Eaton, prof., Yale College, eo Conn. ë de itz Gerald, 30. Franklin st. Baltimore, Rarene fe M'° E.-C. Faller, Needham, Massachusetts.

A.-P. Garber Columbia, Mine iu Hall, Athens Illinois

; REVUE BRYOLOGIQUE. : du 1: FE.-S. Harvey, prof., Ark. University, Fayetteville, Arkansas, M:° Helen Hawley, Suspension Bridge, New-York. ee Rev. H. Herzer, Bereci, Ohio.

_ A.-B. Hervey, Taunion, Massachusetts. _ Miss Eliza Hosmer, Concord, Massachusetts. - C.-H. Hovey, 69, Tremont st., Boston, Massach. C.-M. Hovey, id., id., id. D: Elliott C. Howe, Yonkers, New-York. R.-C. Ingraham, New-Bedford, Massachusetts. Thomas Irish, Dubuque, Iowa. J.-F, Joor, Birdston, Navarro C°, Texas. D' À. Kellog, 2132 O’Farrell st., San-Francisco, Cal. 6.-R. Kleeberger, Whitewater, Wisconsin. L. Lesquereux, Columbus, Ohio. - D' Ch. Mobr, Box 1277 Mobile, Alabama. Rev. R. Nevius, Spokane Falli, Washingt. Territory. Rud. Oldberg, German National Bank, Washington. Cb.-H, Peck, prof., Albany, New-York. 2 ae Miss Sarah Plummer, Santa-Barbara, Californie. - AnnaS. Ralston, Norrestown, Pennsylvania. Eug. À. Rau, Bethlehem, Pennsylvania. J.-T. Rothrock, prof., West Chester, Pennsylvania. M" Rounds, Box 876 Dover, New-Hampshire. Stiles M. Rust, 112 E. Genesse st., Syracuse, New-York, . M.-C. Sampson, 137 Lancaster st., Albany, New-York. _ W.-D. Schooley, Richmond, Indiana. M®E.-A. Smith, Dublin, Indiana. JS. Donnell Smith, 74 Park Av., Baltimore, Maryland. R.-J, Southworth, Yonkers, New-York. E. Jane Spence, Springfield, Ohio. ES, Starr, Springfield, Massachuselts. te ans: Madison, Pr Ve ne G. Laylor, prof., Washington, New-York. » M" Ellen LG. Tenney, AT, Madison Av., Albany, New-York. Uhier, prof. , librarian at Peabody Institute, Baltimore . Maryland. - fe J.-M. Wade, Springfield, Massachusetts. | Erasius Wheeler, Berlin, Massachusetts. Ge A.-R, Young, 330, Quiney st., Brooklyn, New-York. :

; RÉPUBLIQUE ARGENTINE. Schnyder , professeur à l'Université 3

| AFRIQUE.

rabut, professeur , boulevard Desfontai ueil, Alger. |

REVUE BRYOLOGIQUÉ.

G.-A. Schweinfurth, professeur, le Caire, Égypte. - - H. Hillebrand, Orotava, Teneriffe , iles Canaries. Mac Owan, directeur du Jardin botanique , Cape-Town, Cap de Bonne-Espérance. :

ASIE.

G.-E. Post, professeur au Collége protestant, Beyrouth, Syrie. J.-F. Duthie, directeur du Jardin botanique, Saharanpuy, Indes orientales. | l Ad. Seubert , premier inspecteur royal des forêts, Wonosobo (Res. Bagelen), Java.

OCEÉANIE.

Baron F, de Müller, directeur du Musée botanique, Mel- bourne , Australie.

T.-F. Cheeseman, Auckland, Nouvelle-Zélande.

E. Bailey, botaniste, Waïluhu , îles Sandwich.

D. Baldwin , curateur du Musée, Honolulu, îles Sandwich.

L

Bibliographie.

Die Torfmoose im Kæniglichen botanischen Museum zu Berlin. Von C. WannstorF (Sep. - Abd. aus Bot. Centralblatt, 1882). _ Ce mémoire contient l'étude que l’auteur a faite des Sphai- gnes de l’herbier de Berlin. Cet herbier est fort riche, et contient de nombreux échantillons originaux de bryologues anciens et modernes, comme Bridel, La Pylaie, Franck, Blandow Willedenow, Schleicher, Schultz, Drammond , Hampe, Braun, etc. L'examen de la collection de Bridel a révélé à M. Warnstorf une espèce nouvelle, confondue par Bridel avec le Sphagnum cymbifolium. Elle est décrite par l'auteur sous le nom de Sphagnum aculeatum ; elle aurait été récoltée en 1803, par Commerson, à l’Ile-Bourbon. M. Warnstorf a relevé avec soin les localités mentionnées dans l’herbier de Berlin, de sorte que son travail contient de nombreuses données sur la dispersion des Sphaignes.

Neue deutsche Sphagnumformen. Von C. Wannsrorr (Sep. _ Abd. aus Flora, 1882). | | - M Warnstorf décrit plusieurs variétés nouvelles de _ Sphaignes. Ce sont :

Spb. acutifolium Ebrh., var, polyphyllum. |

= Sph, acutifolium Ehrh., var, albescens Schliephacke. Sph. acutifolium Ehrh., var. Gerstenbergeri. <a _ Spb. variabile Warnst., var. intermedium Hoff, à, longi-

REVUE BRYOLOGIQUE. : .,

Sph. cavifolium W., var. subsecundum N, et obesum Wils. plumosum.

Spb. Girgensohnii Russ., var, laxifolium. Spb. fimbriatum Wils., var. flagelliforme,

Les comptes-rendus des séances de la Société de Bota- nique de Belgique, année 4882, contiennent : 1. Liste de mousses récoltées en Savoie et en ltalie » par

Æ. Marchal. Cette liste comprend 48 mousses.

2. Les mousses de la Flore liégeoise, par C. Delogne et Th. . Durand. _n Ce catalogue comprend l’énumération de 310 mousses. 0 3. Spicilège de la Flore bryologique des environs de Mon- Chr par Louis Piré. Enumération de 120 mousses. Le F. GRAVET,

MM. J. Breidler et J.-B. Ferster ont publié, à Vienne (Autriche), la description des mousses acrocarpes et d’une partie des mousses pleurocarpes, telle qu’ils l’ont trouvée dans les mémoires de leur ami et maître J. Juratzka, décédé en 1878. :

Cet auteur avait conçu l’idée d’écrire une Bryologie Austro- Hongroïse; mais la mort l’a arraché à son travail non encore terminé, On aurait à déplorer une perte bien fatale pour la bryologie si MM. Breidier et Fœrster n’eussent eu la diligence

_ de recueillir les notes et les mémoires de M. Juratzka et de les publier sous le titre : re. Laubmoosflora von OŒÆsterreich-Ungarn , bandschrifilicher Nachlas Jakob Juratzka's (Wien bei Braumüller, Leipzig bei Brockhaus). D

Le système suivi est, avec peu de modifications , celui de M. Schimper, Les différences les plus saillantes sont l'abandon de l’ordre des mousses cleistocarpes et un remaniement des ie genres Barbula et Desmatodon. one

La sûreté dans l'indication des caractères distinctifs de Chaque espèce et les notes sur les différences des espèces afiines donnent un intérêt particulier à cet ouvrage. Il est bien regrettable qu’un bryologue aussi babile et aussi versé dans la connaissance des mousses n'ait pu achever un _ Ouvrage aussi utile. VENTURI.

In-8° de A1 p., Alger, 1088, 2500.50 - L'auteur cite, dans l'introduction, les collections qui ont mises à sa disposition et il donne la liste des e Signalées dans la région montagneuse, da

. E. BESCRERELLE.— Catalogue des mousses observées en À lgérie

à REVUE BRYOLOGIQUE.

_ Hauts-Plateaux el dans le Sahara. Ce calalogue contient 24% espèces avec l'indication des localités elles ont été _ récoltées et la description des espèces nouvelles qui sont : _ Weisia pallescens Schp., Grimmia aurasiaca Besch. s G. Cos-

sont B., Orthotrichum Letournevuxii B., Funaria Duriæi Schp., Bryum Duriæi Schp., Pseudoleskea Perraldieri Besch., Homa-

dLothecium Algerianum Besch. , Rhynchostegium Letourneuxit Besch. ;

Nouvelles.

Je viens de trouver le Dicranum Sauteri stérile dans les Apennins de S. Pellegrino, en Toscane, à 1,500 m. de hau- teur, sur les pierres ombragées (macigno), au milieu du Dicranum longifolium. Ayant examiné un grand nombre d'échantillons que j'avais apportés chez moi ; j'en ai trouvé un seui qui correspondait parfaitement au D. Sauteri; parmi Jes autres, outre le véritable D. longifolium, j'en ai remarqué plusieurs offrant, dans la largeur de la nervure et la denti- _ culation des feuilles, des états parfaitement intermédiaires entre ces deux espèces tels qu’il serait impossible de se dé- cider pour l’une ou pour l’autre, En vue de l’inconstance _ des caractères spécifiques sur lesquels on a établi le D. _ Sauleri, je suis d’avis, avec M. Boulay, qu’on doit le re- _ garder comme une simple variété du Dicranam longifolium _ Hedw. A. BOTTINI.

_ Le rédacteur du Journal de Micrographie, le Pelletan (176, boulevard St-Germain, Paris), annonce, pour paraître _ prochainement, un traité du Microscope en trois fascicules : _ le premier sera consacré à la théorie du microscope, exposée

_ de manière à être comprise de tous les lecteurs ; le second, _ aux objectifs, et le troisième aux microscopes eux-mêmes.

Nous croyons cette publication non-seulement utile, mais indispensable ; car, dans ces dernières années, les questions micrographiques ont subi une transformation presque entière dont aucun ouvrage francais ne porte encore la trace.

À la séance de la Société Cryptogamique de Manchester, [7 juillet, M. Pearson lut quelques notes sur l’Asterella bemisphærica et le Preissia commulala , récoltés par MM. errin et par M. Holt, et présenta des spécimens de Mylia Taylbri avec colésules récoltés par M. G. Stabler, à Mardale (The Manchester city News, July 22).

6 9 Année 1882.

REVUE BRYOLOGIQUE

PARAISSANT TOUS LES Deux Mois

Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.

Sommaire du 6,

Broylogical Notes from the Meetings of the Society pro Fauna et Flora Fennica. ARNezL. Barbulæ rurales. Ventunr. Note bryolo- ra gique sur les environs d'Anvers. Carnor. Notice sur quelques Mousses des Pyrénées (suite). F. Renauzn. Bibliographie. Nouvelles, Table des matières de la année. : Het

Bryological Notes from the Meetings ofthe Society ? pro Fauna et Flora Fennica. HR

For several years Professor S. O. Lindberg has been à President of the above-named Society. At the meetings he has very often from his latest researches, given bryological noles of the greatest importance. These communications have afterwards appeared in the newspaper , « Helsingfors Dagblad »; and a little later still in the swedish journal - Botaniska Notiser. » The more important part of the com- _ Municalions, given before November 1879, may be said to be contained in Professor Lindberg’s paper « Masci Scandina- Vici in systemate novo naturali dispositi (Upsala, 1879 ). »

The bryological notes, given at the society’s meelings after this time, being published only in swedish, in many different _ Places of the above mentioned newspaper and journal, may

On the contrary be said with reason to be scarcely accessible 0 the majority of bryologists. On this account I have thought, _ Matit would be of some interest to the readers of the Revue Bryologique to get a compendium of the bryological notes Sven subsequent to this time. The mosses mentioned in this £ompendium have been arranged according to the system framed by Professor Lindberg in his above-mentioned paper Fe note, the day on which it was read has be

| The mosses on which notes bave been given bet October 1879, and the end of the year 1881, by P

82 REVUE BRYOLOGIQUE. __S. 0. Lindberg at the meetings of the Society pro Fauna et _ Flora Fennica are :

RrcciocaRPuS NATANS (L.) Cda. Professor Lindherg has, by cultivation of barren specimens from Sweden, on moist soil, _ totally altered their habit. The long, linear, serrulate and _ purple coloured leaves, characterizing the species when - floating on water, were transformed into very short, small

and green leaves of a semilunar shape. The form of Riccia thus produced appeared perfectly identical with Æiccia lutes- _ cens Schwein. as was shewn in exhibited specimens. _ April 2, 1881. __ Riccra suBINERMIS n. sp. Lindb. This new species was found in 4877 by Professor Lindberg in the southwest of Finland. It difters from Æiccia ciliata by being of a pure green colour. The stem is convex on the upper side and furrowed only near the apex; besides this it is provided with few small hairs, occasionally they are absent. April 2, 1881.

Rapua LinpBerGit Gotische is the right name of the species that in C. Hariman’s « Skandinaviens Flora (1871) » by the _ printer’s blunder, has been called Æadula Lindenbergii. = Gottsche has informed Professor Lindberg of his wish to have this mistake corrected. April 2, 4881.

CEPHALOZIA MEDIA n. sp. Lindb. This species has heretofore been confounded with the three other Scandinavian species of the C. bicuspidata-group. Its place is between C. multiflora . {C. connivens) and €, serriflora. From the former species it _ is distinguished by the leaves being placed, not in the same _ direction as the stem, but at an angle of 50 to 60 degrees ; ‘the cells of the leaves are also smaller and have thicker membranes. From Ceph. serriflora it differs by having larger leaves of a coarser texture and by its entire perichaetial leaves. This new species is probably as common as Ceph. ne with which it is often found intermixed. April 40, 1880.

__ JUNGERMANNIA BADENSIS Gotische. Professor Lindberg had . inthe past summer found this moss new to the Scandinavian _ flora in the swedish provinces Oestergoetland and Vester- _ goetland. October 9, 1880.

Nanora Breipcent Limpr. hitherto known only from Steier- _ mark, bas, many years ag0, been collected in Scandinavia viz, _ by Dr. Aongstroem in Mt. Olfjaellet (Ume Lappmark) and by Dr. Arnell in Dunderlands-dalen (Arctic Norway). Oct. 1880.

_ ScaLIA Hookert (Lyell) B. Gr. has been detected as new

to Sweden at Hessleholm (Skane) by apothecary Persson. COR De

REVUE BRYOLOGIQUE. 83

CATHARINEA ANGUSTATA Brid. This moss, new to Scandinavia

was found in Sjaelland (Denmark) by Apothecary C. Jensen. December 3, 1881.

ASTROPHYLLUM LYCOPODIOIDES (Hook.) new to the Flora of

b. Finland ; it has been detected there at Kausamo by Doctor ee Wainio. February 7, 1881. ASTROPHYLLUM CURYATULUM n. sp. Lindb. described without

ä name in Lindberg’s « Musci Scandinavici etc. » 1879, p. 17, is known only from Njammats (Lulea Lappmark), where it has been discovered by Professor Hj. Holmgren. April 2, 1881.

BRYUM OBLONGUX n. sp. Lindb. has been found at Fre- Ke riksberg near Helsingfors. It is a very distinct species, ? between Bryum argenteum and Bryum Marrattit and is characterized by its small black almost round fruit and afew arge spreading leaves with the nerve disappearing in the apex. December 3, 1881. |

PouLIA crassiNEnvIs n. sp. Lindb. Only barren female Specimens have been found by Professor Lindberg in swedish Lapland, This species diflers from allied species by an

extraordinary Lhick nerve and by its very small and short cells, Avril 24, 1881.

MOLtIA RosrezLaTA Brid. Professor Lindberg has had the

OPportunity of ascertaining that swedish specimens of this species, collected in 4874 at Knifsta near Upsala by the Rev. dr rdes, agree with original specimens. November 6,

BARBULA vaginaTa n, sp. Lindb. has been found by the éstablisher of this new species in Omberg (Oestergoetland ). October 10%, 1880. Re

BaRBuLa 1cmADoPILA Schimp. has been found with fruit at .

Fr near Dovre in Norway by the Rev. Kaurin. December3,

1: | A

Dicranux Musuensecen Br. Eur., a newcitizen ofthe Scan- | dinavian Flora, It has only been found in a barren stateal _the village of Jokonga on the north coast of the Kola-Penin- Sula, October 9, 1880.

Dicranux anGusrux n. sp. Lindb, This moss bas hitherto seen referred to Dic. palustre, but it is well distinguished by _ ls very narrow almost perfectly entire convolute and exten- ding leaves, and by the perichaetial leaves, which are provided With à very long point. It has been found in several places M Lapland by Messrs. Norrlin and Hult, on which account i Will probably rove to be pretty common in the mor thern parts of Écsbdinavis, November 6, 1880.

Cawerzorus micans Walfsberg. After having had

REVUE BRYOLOGIQUE.

| tunity of seeing this new norwegian species, which Waulfsberg established in 1875, professor Lindberg approves ofits being _ included in the Scandinavian flora. April 2, 1881.

_ SELIGERIA TRIFARIA ( Brid. ) has been discovered in Finland - by doctor Wainio at Kuusamo, which part of Finland is proba- bly the richest in mosses. February 7, 1880.

DiIcRANELLA srrictA Schimp., discovered by Wichura in _ Lule Lappmark, it does not belong to Dicranella but is a _ form of Dicranum Starkii W. M. with straight leaves. April 2, 1881. é

_ LepTOTRICHUM ARCTICUM Schimp., collected by Lorentz at _ Sognefjord in Norway, is a northern and on this account a _ somewbat {ypical form of Ditrichum homomallum (Hedw.) Hampe. April 2, 1881. _ Oncopxorus BREvIPES Lindb, Professor Lindberg has found this moss to be only a form of O. schisti Whlb. November 6,

.

> Onraorricuum microcarrum De Not, from the botanical _ garden of Helsingfors is only a form of Dorcadion pumilum FSv.). November 6, 1881.

_ ORTHOTRIGHUM AETNENSE De N. from Norway is only a curious form of Dorcadion rupestre (Schleich.) which species, as is well known, is very subject lo variations, April 2, 1881.

Lesrea (?) paTENS n. Sp. Lindb. from Olleberg in Vester- goetland (Sweden). Specimens of this species were exhibited. _ October 9, 1880.

__ Hypxum NaPAEUM Limpricht is a subspecies of Amb/ystegium glaucum (Lam.), which subspecies has been detected at several places in Norway and Sweden, November 6, 1880.

AMBLYSTEGIUM ADUNCUM L. * orthothecioides (Lindb.). On this beautiful moss a note has been read by Doctor V. Brotherus who has found it in Finland on the little island of Fridskaer _near Vassa, It was first discovered in Spitzhbergen, where according to Professor Bergrren it occurs in masses on rocky _ shores, especially near to mountains where flocks of water-

fowls nest, as il appears to thrive best on soil that consists f animal stools. Afterwards it was found in Greenland, West- inmarken (Norway) and in the Kola-peninsula, but always n the Artic region. This its occurrence near Vasa where the climate is much milder, and where the soil does not consis Of animal stools, was very unexpected. December 4, 1880. _ AMBLYSTEGIUM GOULARDI Schimp. as pecies first established on specimens from the Pyrenees, was found in 1879 on Dovre in Nor octor J. Sahlberg. April 2, 4884.

REVUE BRYOLOGIQUE.

HyrNux ROTUNDIFOLIUM from Oeland (Sweden) is probably only a variety of Hyp. murale Neck., which variety differs from he type by an uncommonly lax texture of the leaves, November 6, 1880. pee

HypNUM TERRESTRE Lindb. has been found very sn : in the bolanical garden at Helsingfors. It has proved its:

a fine species , in many respects constituting a form between tbe genera Brachythecium, Rhyncostegium and Eurhynchium. April 2, 1881. 4

LESQUEREUXIA STRIATA. Inflorescentia monoica. This form, which has been described by Waolfsberg from Norway, must be excluded from the flora of Scandinavia, as Professor

Blyit has found it to be Æypnum viride Lam. mixed up with à species of Zeskea, probably Z. patens Lindb. April 9, 1881.

CTenIDiux PROCERRIMUM (Mol.) Lindb. has been found o Dovre (Norway) by Doctor K. Kindberg. December 3, 1881.

STEREODON CHRYSEUS (Schwaegr.) Mitt, has been detected Ja Finland at Kuusamo by Doctor Wainio. Febrnary 7, 1880.

ISoprenyerum Bonrert (Spruce) Lindb. The Isopt. elegans Which occurs on the west coast of North America is accor- ding to Doctor Spruce (Journal of Botany , 4880) different from what, in Europe, has been called Z. elegans. Professor _ Lindberg has by examining type specimens been convinced Of the same thing. The European species must on this ac- Count have another name and is best called Isopteryqium : eri, under which specific name it was first described from specimens collected in the Pyrenees, December 3, 1881.

PLAGIOTHECIUN succuLENTUM ( Wils.) is, according to Doctor Spruce only a monstrous formation of the male plants of L. sylvaticum : analogous transitions from male organs to female organs have been seen in Hyprum erythrorrhizon (Br. Eur.) by Professor Lindberg and described by him. December 3, 1881. ÉOMERRe , Fonrinaus senraTa n. sp. Lindberg has been found near Avesia in Dalarne by Apothecary C. Indebetou. Only male plants are found. 1t'is most nearly akin to Æ, antipyretica, But it may be said to form a transition to the very different F. dichelymoïdes by its long narrow and deeplÿ carinated leaves which are arranged in three very er lines. De-

86 REVUE BRYOLOGIQUE.

munie d’un poil (sans y compter la douteuse Barbula pa-

pillosa Wils.) sont distinguées sous les dénominations sui- vantes : Barbula ruralis Brid., B. montana Nees, B. intermedia

D Brid., B. pulvinata Juratzka (Mémoires de la Soc. bot. zool.

de Vienne, 1863), B. virescens De Not. (Musci italici illustrati, _ genus Tortula, 4862), B. danica Lange (1869), B. ruraliformis = Besch. in schedulis et B. aciphylla B. E. Toutes ces dénominations n’ont pas, par bonheur, la prétention d'exprimer autant d'espèces, car il y a des syno- nymes incontestables.

Si l’on voit un échantillon original de la Barbula que M. Nees a trouvée près d’Ehrenbreitstein en la qualifiant B. _ montana, on trouve aisément que, quoique la description donnée par l’auteur dans la Flore de Ratisbonne (1819, H, p. 301) ne serve pas à caractériser l’espèce, il s’agit vraiment de la même mousse, que quelques années plus tard Bridel appela B. intermedia. M. Milde, qui a vu, lui aussi, un exemplaire authentique de Nees, fait une observation sem- blable dans sa Flora Silesiaca , p. 130. Il n’y a pas de doute _ que B. montana et B. intermedia soient synonymes, et le _ principe de la priorité exige qu’on préfère la dénomination de Nees, comme l’a déjà fait M. Lindberg dans son Catalogue des Mousses de la Scandinavie.

M. Schimper, en donnant la description de la B. pulvinata _ Juratz., range comme synonyme de cette espèce le B. danica Lange , et l’autorité de cet éminent auteur me suffit pour croire à l'identité des espèces, quoique je n’aie pas eu l’occa- _ sion de voir des exemplaires authentiques de M. Lange. __ Une autre synonymie de Ja B. pulvinata est signalée avec

doute par M. Schimper ( Syn. Ed., II, p. 231 ) et par M. Ju- ratzka (Reliquiæ Juratz., p. 144): c’est la B. virescens que M. De Notaris avait pabliée avec figures dans la flore illustrée des mousses, qu’il avait commencée en 1862 et qu’il n’a pas achevée. Ni M. Schimper, ni M. Juratzka n’ont vu les exem- plaires de la B. virescens qui ont servi à la création de l’espèce ; moi-même je n'ai pu voir que les figures publiées par M. De Notaris, car il n’avait pas un morceau disponible.de son espèce. Ayant trouvé en 1872 sur les troncs d’orme, à

n Urbino, une Barbula qui n'avait pas les caractères de la B.

_ ruralis, j'en envoyai un échantillon à M. De Notaris, et il la reconnut comme correspondant à sa B. virescens.

_ En examinant les figures publiées par De Notaris, on voit :

déjà qu'il s’agit d’une forme plus petite et plus grêle que

Ja B. ruralis, quoique l’aréolation des feuilles soit semblable;

le bord supérieur des feuilles est droit et le poil est bien peu hispide. Les échantillons d'Urbino, très-bien fructifiés, ont ces caractères, et c’est vraiment ce qui fait (selon Juratzka )

sa B, pulvinata. Il est bien vrai que les échantillons authen-

KEVUE BRYOLOGIQUE. 87.

tiques stériles de l’Autriche inférieure ont, en général, une

couleur moins foncée, et même les plantes sont plus petites;

mais les échantillons de la B. pulvinata, que j'ai d’autres régions de l'Allemagne, varient dans la couleur et la gran- deur. C’est pour cela que je n’hésite point à regarder la B. virescens De Not. comme un véritable synonyme de la B. pulvinata Jur. | De ‘Après cela, il est certain que le principe de l'ancienneté exige qu'on donne la préférence à la dénomination de M. De Notaris, qui précède en date la publication des dénomina- tions de Juralzka et de Lange. Enr On aura donc la Barb. ruralis Brid. sans synonymes, la B. montana Nees (syn. B. intermedia Brid, }, —"et la B. virescens De Not. (syn. B. pulvinata Jur. et B, danica Lange). Dans ces espèces, la Barb. virescens forme d’une certaine manière un anneau de jonction des deux autres, car elle a l’aréolation des feuilles de la B. ruralis, et le bord droit avec le poil moins hispide de la B. montana, dont elle partage aussi la direction moins recourbée des feuilles et la densité des toutfes. Si, comme je le crois, l’sréolation des feuilles doit être _ Considérée comme le caractère le plus essentiel, on pourra bien regarder la B. virescens comme plus voisine de la B, ruralis, et peut-être même comme n’en étant qu’une subespèce, ainsi que le croit M. Lindberg. Si au contraire On rapproche la B, virescens de la B. intermedia (comme le _ fait M. Milde dans sa Flora Silesiaca), on ne pourra pas éviter de confusion,et on trouvera justifié le doute de cet auteur que les trois formes des mousses ne soient qu'une seule espèce. dune Pour ce qui regarde les B. ruraliformis et B. aciphylla, il _ Me reste bien peu à dire. Toutes les deux ont des feuilles _Acuminées, ce qui les éloigne des trois autres espèces, de _ Manière à ne pouvoir pas les confondre. La B. aciphylla croît fréquemment dans les régions subalpine et alpine, le _ Préférence sur le sol calcaire. L'aspect de la B. ruraliformis 6si frappant, car il semble avoir sous les yeux la B. pilifera C. M. du Cap de Bonne-Espérance. La teinte jaunâtre de la plante et le poil qui, au moins à la base, est jaunâtre, suflit à la distinguer de la B. aciphylla qui a une couleur vert de mer et le poil pourpre. ST

REVUE BRYOLOGIQUE. Muscinées récoltées par lui dans les environs de cette ville. Cette collection comprend 109 mousses et 20 hépatiques. Comme la florule bryologique d'Anvers est encore fort peu _ connue, je crois devoir donner ici la liste des espèces les _ plus intéressantes. M. F, Gravet a bien voulu examiner les espèces rares ou _litigieuses; c’est à lui que je dois la détermination du Cam- _ pylopus brevipilus, que j'avais rapporté, avec un point de doute, au C. brevifolius. E phemerum serratum Hpe. Wilryck. Dicranum undulatum B. S. Calmpthout, Waerloos, St, Dicranodontium longirostre Sch. Waerloos. St. Campylopus flexuosus Brid. Capellen-les-Anvers. St, a en turfaceus B. S. Schooten. brevipilus B.S. Calmpthout, St, (Fil vertes ou à peine hyalines au sommet). Leptotrichum tortile Hpe. entre Deurne et Wyneghem. Potlia lanceolata ©. M. Var, à gymnostoma Sch. (P. _ truncata, var $ major Br. eur. ). —Fortifications d'Anvers. Didymodon rubellus B. S, Schooten ; entre Schooten et _ Wyneghem. Barbula ambiqua B, S. Fortifications d'Anvers. lœvipila Brid. Deurne, Wilryck, etc. _lœvipilæwformis De Not? (Feuilles bordées d’une marge jaunâtre très-distincte.) Troncs d'arbres au bord de l’Escaut, entre Anvers et Hoboken. _— datifolia B. S. Entre Wilryck et Edeghem ; entre is Anvers et Hoboken, St. à Rhacomitrium lanuginosum Brid, Capellen-les-Anvers, —St. Splachnum ampullaceum L. Id. - Mnium rostratum Schw, Deurne. St. _ —. punclatum Hdw. Id, Schooten. Atrichum tenellum B. S., Capellen-les-Anvers. _ Fontinalis antipyretica, L. Var. robusta Nob. = Plante ayant le port et les dimensions du F. gigantea Sull. _ Tiges longues de 30 à 40 centimètres, dénudées dans le bas, _ à ramification moins fournie que dans le type. Feuilles infé- _ rieures médiocres, les moyennes et les supérieures érès- __ grandes, longues de 6 à 8 1/2 m. m., larges (étant dépliées)

_ noncée. Tissu et périsiome comme dans le type. Capsule _ médiocre. |

_deÆm. m., molles, aiguës, presque jamais fendues sur la carène, d’un vert jaunâtre à l’état jeune, prenant, sur les _ parties anciennes de la tige, une couleur noirâtre très-pro-

REVUE BRYOLOGIQUE. | 89

(The Musci of the United States, p. 404, 1856), et M. Husnot ayant bien voulu me confier un échantillon publié dans les Musci boreali-americani (2° édition }, 335, j'ai reconnu que notre Mousse d'Anvers diffère de la plante américaine décrite et distribuée par Sullivant, par les caractères suivants : tiges dénudées à la base ; feuilles moins fermes, d’un vert terne ou _jaunâtre (et non d’un jaune d’or brillant), devenant noires en vieillissant ; dents du péristome granuleuses, à 26-30 arti- Culations; cils également granuleux , reliés entre eux par des

barres transversales, et formant un cône treillissé. Dans le:

F. gigantea les dents n’ont que 48 à 920 articulations, el sont lisses, de même que les cils, qui sont simplement appendiculés et ne forment pas un cône treillissé. Fs

D’après Schimper ( Syn., édit 2, p. 552-553), le #. gigantea

Sull. existerait aussi en Europe. Toutefois, je ferai remarquer que la description du Synopsis n’est pas identique à celle des

Musci of the United States en ce qui concerne la coloration

des feuilles, qui noircissent en vieillissant, selon Schimper

_ landis que, d’après Sullivant, elles prennent avec l’âge une couleur cuivrée et ne deviennent jamais noires. sa Cryphæa heteromalla Mohr. Troncs d'arbres, à Eeckeren-

_ les-Anvers. Brachythecium salebrosum B. S. Schooten. De.

ARS Mildeanum Sch. Id. et entre Deurne et Wyneghem. Si. ie

ei albicans B. S. Fortifications d'Anvers; Ca- pellen-les-Anvers. St. re ÆEurhynchium pumilum Sch. Entre Waerloos et Duiel.—St

Plagiothecium latebricola B. S. ms TN St. Free undulatum B. S. Schooten, Waerloos. St, ie Schimperi J. et M. Reeth. -- St. En silesiacum B, S. Wilryck, Edeghem, Duftel, ne Waerloos. Le Amblystegium riparium B. S. Deurne, entre Anvers et Ho- A boken et entre Lierre et Amblehem. ms Var. longi/olium Sch. Deurne. - Æypnum fluitans L. Anvers, Calmpthout, Hoboken t— Kneiffi B.S.— Var. laxum Sch. Entre Anvers el 0%. «Hoboken, = St OPULURE RS cordifolium Hdw. Deurne. St. Het RE scorpioides L. Mares à Gheel. St. see

Ca pogeia

7. : REVUE BRYOLOGIQUE. * Aneura multifida Dum, Edeghem. Fegatella conica Corda. Deurne. Sphærocarpus Michelii Corda, Entre Deurne et Wyneghem ; _ Contich.

Pour achever de donner une idée de la florule bryologique d'Anvers, je citerai, parmi les autres espèces plus communes _ récoltées par M. Van den Broeck:

x Dicranoweisia cirrata, Leucobryum glaucum St., Zygodon viridissimus St., Orthotrichum diaphanum, O. Lyellii St. _Tetraphis pellueida, Physcomitrium piriforme, Webera nulans, Aulacomnium androgynum St., A. palustre St., Neckera _ complanata St., Homalia trichomanoïdes, Leskea polycarpa et V. paludosa, Anomodon viticulosus St., Climacium den- droides ( fertile à Deurne ), Eurhynchium prœlongum, E. _ Stokesi, Isothecium myurum, Hypnum areuatum St, H. _ Cupressiforme , var. filiforme St., Sphagnum ( plusieurs espèces ). J. CARDOT.

° F Notice sur quelques Mousses des Pyrénées. ( Suile.)

BanguLa NTIDA Lindb. J'avais indiqué autrefois cette mousse sur des rochers calcaires à Asté, près Bagnères-de- Bigorre (Æevue Bryol., 1818, 1). N'ayant pu retrouver ._ léchantillon dans mon herbier, ni la plante dans la localité _ citée, cette indication est à supprimer. Mais depuis cette _ époque, j'ai en l’occasion d'observer en abondance le B. _ nilida dans les Basses-Pyrénées, à Orthez, Naverrenx, Saini- Jean-Pied-de-Port et Saint-Jean-de-Luz. Le D' Jeanbernat me l'a également communiqué du Mont-Alaric (Aude), et de _ la Clappe, près Narbonne. = Le Z. nitida est décrit dans le Synopsis de Schimper, éd. IH, sous le nom de Trichosiomum nitidum ; mais M. Husnot a démontré, d’après les échantillons fertiles de Viareggio communiqués par M. Fitz Gérald, que c’est bien un Barbula. Dans une annotation, Schimper indique quelques caractères Servant à distinguer celle plante du Trichostomum mutabile, _ dont elle diffère suffisamment ; mais elle se rapproche parfois _ tellement de certaines formes spéciales au midi des Barbula _tortuosa et inclinata, qu'on arrive à douter de sa valeur spé- de rappell mousses :

e brièvement les caractères distinctifs de ces ;

REVUE BRYOLOGIQUE. M1

tement crépues à l’état sec, ondulées transversalement, fine- ment acuminées, planes aux bords, entières ou montrant 2-3 __ dents aïguës tout au sommet (long. 5-10 mill.). Capsule cylindrique, ordinairement dressée, longue de 2 1/2 à 3 1/2 mil].

Hab. Humus des rochers, suriout calcaires.

BARBULA INCLINATA Schwægr. Gazons étendus denses, planes ou très-peu bombés, d’un vert jaunâtre; tiges médio- cres (1-2 cent.). Feuillés très-serrées, dressées, raides à l’état humide, plus ou moins contournées en spirale ou crispées à l'état sec, brièvement apiculées, plus courtes que celles du B. tortuosa {3-6 mill.), entières, condupliquées, légèrement incur- vées vers le sommet et un peu creusées en capuchon sous l’apicule. Capsule oblique ou subhorizontale, ovale-oblongue, plus courte (1 1/2-2 mill.).

Hab. Sur les collines calcaires rocailleuses sèches, sur le diluvium argileux des vallées et surtout les graviers des ter- rains d’alluvion à proximité des cours d’eau.

BarBuza nitina Lindb.— Coussinets denses très-bombés, en- combrés de terre à la base, d’un vert olivâtre devenant sou- vent roux ou brun par l’exposition au soleil. Tige courte (1-2 cent.). Feuilles très-/fragiles, fréquemment eassées à la pointe, d’une contexture un peu plus épaisse, étalées un peu flexueuses à l’état humide, courbées en hameçon ou cré-:

_pues à l'état sec, et laissant voir le dos de la côle très-bril- lant, apiculées ou brièvement acuminées, entières et planes aux bords, subondulées (long. 3-6 mill.). Fa

Hab, Sur les murs ou les rochers nus, surtout calcaires, des régions méridionales. l

Je ne crois pas devoir parler du tissu qui ne présente aucun Caractère saillant. Peut-être dans le 2. inclinata les papilles sont-elles plus grosses; mais c’est une particularité sur la- quelle on ne peut vraiment pas insister. Dans les 3 espèces,

les cellules carrées opaques pénètrent plus ou moins en coin dans le tissu hyalin de la base. Celui-ci est généralement développé en raison de l'allongement de la feuille.

_ Les diagnoses précédentes correspondent à la forme nor- _ male de nos trois plantes; mais, dans le midi, elles subissent Quelques variations qu’il est utile de signaler. Je résume de la manière suivante les observations que j'ai pu faire à ce Sujet : | Dans les Pyrénées, les touffes du Barbula tortuosa, que l'on trouve sur les rochers calcaires ou les calschistes ombragés et couverts d’humus, surtout de la région des sapins, pr sentent tous les caractères et, le beau développement de Plante du Jura, et sont souvent fertiles. Le long des Ga les rochers humectés par la bruine des ca

REVUE BRYOLOGIQUE.

touffes deviennent luxurianies, les feuilles s’allongent (8-10 _mill.) en devenant plus étroites, la base hyaline de la feuille est très-développée, l’acumen, long et fin, est muni de 2-3 dents aiguës très-distinctes, tandis qu’ordinairement on n'aper- çoit guère sur les bords des feuilles que la saillie des papilles. On pourrait faire de cette forme une var. longifolia. Dans ces _ divers états, la plante reste très-caractérisée et ne saurait être confondue avec les espèces voisines. Mais, sur les murs ou les rochers secs exposés au soleil, le Barbula tortuosa devient plus trapu, prend une couleur plus foncée, l’acumen se rac- courcit un peu, et, lorsque les feuilles sont crispées par la sécheresse, la nervure paraît plus ou moins brillante sur le dos. Cette dernière forme ne paraît pas absolument particu- lière aux régions basses. _ Le Barbula inclinata s'élève beaucoup moins que le précé- dent, Plus particulier à la plaine et aux basses montagnes, il devient rare dans la région des sapins, et ce n’est qu'excep- tionnellement que je l'ai constaté sur la boue glaciaire du cirque de Gavarnie, vers 1,00 mètres d'altitude. Dans tous les cas, il ne semble pas, dans les Pyrénées, pénétrer dans la région alpine, tandis que le Z. tortuosa atteint presque la _ région des neiges éternelles. Gus : Les formes du 2. inclinata que l'on rencontre sur les gra- _viers des Gaves ou sur les collines calcaires rocailleuses ne diffèrent pas du type de l'espèce et fructifient et la. Mais sur le faîte de certains murs un peu ombragés, notamment à Tarbes, j'ai trouvé une forme à couleur un peu plus foncée, à côte un peu brillante sur le dos, qui, du faîte terreux du mur, se répandait en coussinets bombés sur la pierre nue des _ parois. Malgré ces variations, l'espèce restait toujours bien _ Caraclérisée et, vue à l'état humide surtout , ne pouvait _ donner lieu à aucune confusion. : __. Le Barbula nitida, qui se trouve en abondance sur les murs des anciennes fortifications de Navarrenx et de St-Jean-Pied- de-Port, croît sur la pierre nue, il forme des coussinets denses et très-bombés d’un vert foncé : presque toutes les _ feuilles sont cassées à la pointe ; lorsque celle-ci n’est pas brisée, on peut constater que les feuilles sont apiculées ou brièvement acuminées, courbées en bameçon à l’état sec. _ Dans les mêmes localités, les coussinets qui croissent sur. les parties plus fraîches et ombragées des murs à l'exposition nord conservent la même couleur foncée et le même facies Caräctéristique, avec la côte très-brillante sur le dos; mais les feuilles s'allongent, deviennent nettement acuminées, et sont un peu flexueuses à l'état humide et tortillées à la pointe La plante du Mont-Alarie, recueillie par le D: Jeanberna ne roche calcaire, a les feuilles nettement obtuses-m

REVUE BRYOLOGIQUE,

_nées, un peu ondulées, étalées-dressées, à peine flexueuses à l’état humide, courbées en hameçon à l’état sec. Sur un mur humide, à Tarbes, j'ai trouvé une forme à

feuilles très-longues, finement acuminées, ondulées, flexueuses

_ à l’état humide, tortillées à l’acumen à l’état sec, se rappro- chant tout à fait du 2. tortuosa, dont elle ne diffère plus que par le dos de la côte très-brillant. = Enfin les échantillons récoltés à Viareggio (lialie) par M. le marquis Bottini et M. Fitz Gerald m'ont offert un intérêt particulier ; les touffes sont molles, les tiges longues de 4-5 cent., les feuilles ondulées, longuement et finement acu- minées, très-flexueuses à l’état humide. Cette plante repré- sente, sans aucun doute, une variation du 2. tortuosa, carac- térisée par la consistance un peu plus ferme des feuilles, leur couleur plus foncée et la côte brillante sur le dos. HMS Dans la description qu’il donne du 2. nitida, M. Lindberg dit que les feuilles sont obtuses, très-brièvement apiculées ; celte assertion ne s’applique qu’à un état particulier de la _ plante, que je n’ai reconnu que sar les seuls échantillons du Mont-Alaric (1). L’éminent bryologue ajoute que les feuilles sont étalées-dressées à l’état humide ; ceci n’est complète- ment exact que pour les formes à feuilles courtes, apiculées ou dont la pointe est cassée; mais, à mesure que l'acumen S’allonge, les feuiltes deviennent étalées-flexueuses comme dans le B. tortuosa. de En présence de l'instabilité de ces formes, on arrive à se demander si le 2. nitida Lindb. est une espèce propre ou le _ produit de variations du Barbula inclinata ou du B. tortuosa. Les formes ordinaires du B. nitida à feuilles courtes, qui représentent le mieux le type tel qu'il a été décrit par M. Lindberg, vues sur le vif et à l’état humide, ressem- blent beaucoup par le port au 2. inclinata ; toutefois, dans ce dernier, les feuilles sont toujours plus serrées, plus raides, incurvées aux bords vers le sommet et souvent creusées en Capuchon sous l’apicule ; à l’état sec la plupart sont con- lournées dans toute leur longueur, suivant des lignes béli- Ë Coïdales plus ou moins prononcées. Dans le Z. nitida, la Courbure des feuilles ne se produit pas de la même façon ; la base est dressée et la partie supérieure seulement arquée en hamecon, Ja pointe dirigée ordinairement vers le prolonge- ment de l'axe de la tige. Si légères que soient ces différences Îles m'ont toujours permis, jusqu’à présent, de distinguer deux espèces, Fr. ne 5 Au contraire, dès que, dans le Z. nitida, l’acumen s’allonge.

1) Schimper dit plus exactement : « Folia apice plus minus mg fere apiculata », Syn., éd, IL

OO REVUE BRYOLOGIQUE. on voit passer cetle forme au 2. tortuosa par des transitions

_ insensibles dont il m'a été impossible de saisir les limites.

En résumé, si l’on conserve au B. nitida le titre d’espèce propre, il faut forcément en distraire les formes à feuilles longuement acuminées et flexueuses à l’état humide (la plante de Viareggio, par exemple) pour les rattacher au _B. tortuosa (1); mais il semble préférable de subordonner le B. nitida comme sous-espèce du B. tortuosa. La large diffusion de la forme habituelle à feuilles courtes brièvement api- culées, dont le facies spécial se conserve bien dans des loca- lités très-distantes, permet de la regarder comme plus qu’une simple variété.

Le Barbula nitida passe pour être calcicole ; c’est, en effet, sur les murs et les rochers calcaires qu’il se trouve habi- . bituellement. Cependant, les murailles de St-Jean-Pied-de- Port, j'ai recueilli cette mousse, sont construites en grès _ bigarré , roche assez rare dans les Pyrénées, mais d’ailleurs possédant à peu près les mêmes caractères minéralogiques que celles des Vosges et du Schwartzwald. RENAULD.

Bibliographie.

RICH. SPRUCE. On Cephalozia (a genus of Hepaticæ) , its

- subgenera and some allied Genera. In-8, vi-100 p. The Autor, Coneysthorpe near Malton.

. Cette nouvelle publication de l’explorateur des Pyrénées et

de l'Amérique du Sud contient la description des 45 espèces

Composant le genre Cephalozia, subdivisé en 8 sous-genres,

des genres Hygrobiella Spr. (3 espèces), Pleurocladia Spr. (1

espèce), Anthelia Dum. (4 espèces), Arachniopsis Spr. (3es-

pèces), Blepharostoma Dam, (1 espèce), Mytilopsis Spr. (1 espèce).

Chaque genre et chaque espèce sont décrits avec le plus grand soin; nous regrettons de ne pouvoir qu'indiquer au- jourd’hui cette très-importante monographie, nous en ferons, dans le prochain numéro, une analyse relative aux espèces d'Europe. |

T, CHALUBINSKL Grimmiæ Tatrenses. Gr. in-8 de 118 P. et xvuI1 pl. = 18 Grimmia, le Geheebia et 9 Rhacomitrium sont l’objet de descriptions très-minulieuses, suivies de notes fort intéres-

(4) M. Lindberg, dans les Musci Scandinavici, cite le B. inclinata comme var. du B, tortuosa, 11 est pourtant plus facile, au moins dans nos régions, | : distinguer le B, tortuosa du B, inclinata que de certaines formes du

REVUE BRYOLOGIQUE. 93

santes qui font connaître les :caractères servant à distinguer chaque espèce de celles qui y ressemblent le plus; des tableaux analytiques facilitent aussi la détermination des espèces. Ces 28 Grimmiées sont figurées dans 18 planches _ faites avec beaucoup de soin. C’est un ouvrage très-utile à consulter pour tous ceux qui voudront étudier les Grimmiées d'Europe.

Epatiche delle A lpi Pennine; ulteriori osservatione ed aggqiunte, di C. MassaLoNGo ed A. CaresriA (Estratto dal Nuovo Giornale Botanico Italiano, vol. XIV, p. 212-258, tav. x-xIv).

M. Massalongo , auteur de plusieurs importantes publica- tions sur les hépatiques de l'Italie septentrionale, publie ce nouvel ouvrage en collaboration avec M. Carestia.

Ce n’est pas un simple catalogue, un grand nombre d'es- pèces sont accompagnées de notes intéressantes et on y irouve la description de deux espèces nouvelles , le Nardia gracilis el un Jungermannia voisin du Hornschuchiana. Les

cinq planches contiennent : Nardia emarginata, N. commutata, > N. gracilis, N. sparsifolia, N. geoscypha et var. suberecta, Jun-

germannia, sp. nov.? et les spores de six Fossombronia.

Fontinalis Ravani, par Vabbé Hy, in-8 et 4 pl. (Extrait des Mémoires de la Société d'Agriculture d'Angers, 1882).

L'auteur décrit sous ce nom un Fissidens nouveau, dédié à l'abbé Ravain , et donne dans la planche qui accompagne cette

brochure les principaux caractères des F. Ravani, Duriæiet

hypnoides,.

On Radula germana Jack, by W. H. Pearson (Journal of Botany, August 1882). = M. Pearson décrit cette espèce qui a pour synonymes : _Radula angustata Pears. et A. complanata var. propagulifera _ Hepaticæ Galliæ, 86. L'auteur indique les localités anglaises .. connues jusqu’à ce jour, et les caractères distinctifs des 2. Commulala, alpestris, aquilegia et Lindbergiana. oi

Observations et Rectifications. Nouvelles.

= N°6, p. 81 : The notes, here given, are, as far as they con- _Cern descriptions of new species verbal translations of the short descriptions that have appeared in « Botaniska Notiser »; of {wo new species, Barbula vaginata and Leskea patens, n0 haracters have yet been published. ARNELL

. REVUE BRYOLOGIQUE.

; 3, p. 39, L 21 et 24: le mot archégones a été mis au

lieu d’anthéridies.

La Bryologie a fait une grande perte dans la personne de Friedrich Wilhelm Sauerbeck , le collaborateur et le continua-

| teur de Jæger, décédé à Freiburg in Baden, le 30 août,

__ François-Alexandre Pelvet est décédé à Vire (Calvados), le 18 septembre, à l’âge de 81 ans; c'était un géologue distin- _ gué et un cryptogamiste lrès-savant, qui malheureusement

n'a jamais voulu rien publier.

M. Gravet Louette-St-Pierre, canton de Gedinne, Bel-

_ gique) prépare un Catalogue des Mousses d'Europe.

La 2 édition de la Flore du Nord-Ouest, contenant un traité élémentaire de Bryologie, avec 10 échantillons et 84

figures , paraîtra à la fin de novembre ; prix : 3 fr.

Table des matières de la année (1882) Par roms d'auteurs.

_ ARneuz. Bryological DR ds D de

BescaereLce. Bibliographie. . . . . . . . , . . . ll

Cawus, Note sur les Mousses et Hépatiques d’Ille-et-Vilaine, 33

Canvor. Note bryologique sur les environs d'Anvers. . . . 88

De La Goperinais, Mousses et Hépatiques d’Ille-et-Vilaine, , 6 2e AR 6 à «gi

-- Husnor. —"Sphagnum sedoides . © ©". j4

0 Bibliographie . , . . . . . 15,27, 47, 62, 79, 9%

Linoserc, Sphagnum sedoides. . . . 4, . ? ? . 14 Novæ de speciebus Timmiæ observationes. , . . 24. List des Bryologues du moñde : . , + Ë

- PæiciBenr, Gyroweisia acutifolia . . , . , : : | 3

Re L'Orthotrichum Schawii . . . . , . Fit

>. Leptobarbula berica: :: à 5 à Set

» : Une nouvelle espèce de Grimmia . . . . . . 24

LR ES Sur quelques Hépatiques de Cannes , , . . . 49

RenauLn, Notice sur quelques mousses des Pyrénées . . 20, 90

Venrunt. Flore bryologique de la Toscane supérieure , . .

> Considérations sur le genre Philonotis. . . . . 42

Observations sur les Orthotricha cupulata. . . . 52

dr Dicranowaisis 10b08le 4 à à ur Suite du Catalogue des Mousses du Tyrol italien, . 61.

a LR Bibliographie + . - PR ES TR ER, à 79

HA nout Barbulæ rurales: ue 4-1

10-Anmee 0.

__ REVUE BRYOLOGIQUE

PARAISSANT TOUS LES Deux Mois

Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.

Sommaire du 4,

Sur quelques hépatiques observées à Cannes. ParriBent. Pohliæ novæ boreales. S.-0. Livpperc.—Un Orthotrich hybride. PaiLiBerT. Bibliographie. Nouvelles,

Sur quelques hépatiques observées à Cannes.

CALYPOGEIA ERICETORUM Æaddi (suite). —Au moment , j'écrivais la première partie de cet article, je n'avais pu encore observer les fleurs mâles et femelles du Cal. ericeto-

_ rum, et j'avais me borner à résumer sur ce point la

_ description de M. Gottsche; mais au mois d'octobre dernier, les plantes que j'avais laissées sous cloche ayant commenté à fleurir, j'ai pu étudier à ce sujet quelques faits nouveaux.

L'espèce est dioïque. Les fleurs mâles ne présentent pas toujours le même aspect : tantôt elles naissent sur des liges exactement semblables à celles qui portent les archégones; vers le milieu de ces tiges, plus près cependant du sommet, Quatre cinq paires de feuilles, qui ne diffèrent pas sensi- blement des autres, ont chacune à leur aisselle une anthéridie. Cette anthéridie globuleuse est portée sur un pédicelle très- mince, qui prend naissance, non pas au milieu de la ligne d'insertion de la feuille, mais plus près de la ligne dorsale. Tanlôt, au contraire, les fleurs mâles constituent des épis terminaux d’une apparence spéciale ; les feuilles, qui composent ces épis sont alors plus concaves et plus embras- _ Santes, et l’on voit souvent deux anthéridies à l’aisselle d _ Chacune d’elles, Entre ces deux formes extrèmes, on trouve

de nombreuses formes intermédiaires. ja _ Les fleurs femelles sont en réalité terminales, comme je SOupçonnais déjà, sans avoir pu encore le consta.er d

> certaine. M. Gottsche, qui n'avait pu

REVUE BRYOLOGIQUE.

_ assez jeunes, les avait décrites comme naissant sur le dos de la tige; mais depuis il avait lui-même modifié cette opinion, d’après les observations de M. Leitgeb,

M. Leitgeb, qui a étudié à ce point de vue un très-grand nombre d’hépatiques, a établi cette loi générale : « que dans _ les hépatiques foliacées l'inflorescence femelle termine

toujours rigoureusement la tige un rameau plus ou moins long; la cellule terminale de la tige ou du rameau florifère est employée tout entière à la formation d’un archégone, Il

n'y a d’exception que pour les genres Haplomitriom et

Fossombronia, qui se comportent sous ce rapport comme les

hépatiques à frondes: là, la cellule terminale n’est pas complè-

tement absorbée par la formation des fleurs femelles, et la

_ tige par conséquent peut se continuer directement après cette inflorescence. »

._ Relativement au Calyp. ericetorum, M. Leitgeb, qui a pu

en étudier récemment les fleurs sur des échantillons apportés

de Madère, est arrivé à ces conclusions : « les fleurs femelles __ naissent {oujours au point les tiges se bifurquent ;